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> Vie locale > LE CREUSOT
04/06/2021 07:30
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LE CREUSOT : Fabien Roussel en mode offensif devant les grilles d’Industeel

Près de 150 personnes se sont rassemblées autour du Secrétaire Général du Parti Communiste venu, ce jeudi après-midi, au Creusot, pour défendre l’industrie à la française et revendiquer plus de droits pour les salariés. ACTUALISE
Après Gueugnon, c’est donc au Creusot que Fabien Roussel, le big boss du PCF est venu pour sa seconde étape en Saône-et-Loire. Sans surprise il a développé les propos qu’il avait tenus dans l’interview accordée à creusot-infos (lire notre article).
Auparavant, Sébastien Gautheron, de la CGT Industeel et Jean-Luc Mercier de la CGT Framatome, ont parlé de leur entreprise et des inquiétudes des salariés, notamment pour ce qui concerne la vente d’Industeek par ArcelorMittal.


«Industeel contribue à l’indépendance de notre pays», a d’abord lancé Sébastien Gautheron. Il avait lancé un appel à la grève et quelques dizaines de salariés avaient décidé de suivre le mouvement en venant devant les grilles de la direction venir accueillir Fabien Roussel, le secrétaire national – officiellement on ne dit plus secrétaire général – du Parti Communiste. Présents aussi et évidemment, des militants du Parti Communiste, dont évidemment les candidats aux départementales Evelyne Rogowicz, Serge Desbrosses et Christian Landré, tout sourire du coup de projecteur.
Croisés aussi quelques nostalgiques des grèves de 1984 qui avaient vu jusqu’à 10.000 personnes se rassembler sur le Boulevard, devant les grilles. C’était une autre époque, un autre monde.
Devant tout ce monde, Sébastien Gautheron a déroulé le discours entendu et renforcé depuis un semestre relatif à la mise en vente d’Industeel par le groupe Mittal. «Sur 9 députés interpellés, seulement trois nous ont répondu. Et le cabinet de Madame Pannier-Runacher nous a dit que le Gouvernement est proche du dossier. Mais six mois après, nous ne savons rien». Le secrétaire de la CGT Industeel déplore les suppressions de 110 ETP (équivalent temps plein) d’ici 2022. «Nous demandons à être acteur par rapport à la vente d’Industeel», a lancé Sébastien Gautheron à l’adresse de Fabien Roussel. «Industeel doit conserver son centre de recherches», a-t-il insisté, au nom de la souveraineté de l’industrie française.
Avant de laisser la parole à Fabien Roussel, Jean-Luc Mercier, délégué CGT de Framatome, a tenu un discours sur la même ligne : «On a besoin d’Industeel», avant de déplorer l’absence de vision sur l’énergie, «car aujourd’hui on ne pourrait pas faire 3 centrales EPR par an. Framatome recrute, mais il faut former. Alors oui on veut des commandes, mais pas trop en même temps».
Fabien Roussel, quant à lui, a déroulé le discours qu’il avait tenu dans l’interview accordée à creusot-infos. Avec quelques touches supplémentaires : «On ne demande pas de nouvelles nationalisations, et encore car sur l’acier il y a à dire. Mais on demande un contrôle de l’argent public. Avec la crise 155 milliards ont été distribués, sans aucun mot à dire ! Et les deux tiers sont allés aux plus grandes entreprises. Comme d’habitude, c’est tout pour les gros et les miettes pour les petites entreprise. Le scandale c’est que l’argent va vers des dividendes versés aux actionnaires plutôt que de soutenir l’emploi. Mais les richesses elles vous appartiennent à vous les salariés. Il faut relever le pouvoir d’intervention dans les entreprises. Alors pour Industeel je m’engage à aller demander à Monsieur Le Maire pour l’Etat n’intervient pas. Il n’est pas normal que vous n’ayez pas de réponse. On a besoin en France du nucléaire, pour une énergie décarbonée. C’est déterminant pour tenir nos objectifs et pour faire baisser la facture électricité de nos concitoyens. Et les entreprises en ont aussi besoin». Avant de repartir, Fabien Roussel est allé saluer le Maire David Marti, soucieux qu'il est de voir les élus locaux impliqués.
A.B.
(Photos Alain BOLLERY)