
Il a fêté ses 100 ans ce mardi 25 mars au salon Schneider, entouré de sa famille, du personnel et de quelques résidents et amis.
Né en Roumanie le 25 mars 1925, Constantin Toma a vécu les premières années de sa vie au sein d’une famille d’agriculteurs négociants installés dans le sud-ouest de ce pays. A l’aube des années 50, suite à l’arrivée des troupes soviétiques et du changement de politique dans son pays, il a fait le choix difficile de quitter sa terre natale.
Avec d’autres jeunes qui partageaient son envie de liberté et souhaitaient gagner les Etats-Unis pour s’y installer et travailler, il a parcouru près de 1000 km à pieds, franchissant le rideau de fer en traversant la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et l’Allemagne de l’Ouest. Il arriva à Paris où il retrouva sa sœur aînée. Il travailla pour financer sa traversée vers les Etats-Unis mais les démarches administratives n’aboutirent pas.
Sa situation administrative régularisée, il répondit à une offre d’emploi aux usines Schneider du Creusot où il sera embauché comme conducteur d’engins au début des années 50. Plus tard, il rencontra Maria Angéla à Antully, une jeune fille issue elle aussi de l’immigration italienne. Ils se marièrent en 1954 à Saint-Firmin. Le jeune couple finit par s’installer au Creusot, rue de la Gare, où naquirent leurs trois enfants. La famille déménagea ensuite rue de Saint-Firmin à La Marolle. Mais un jour, en se rendant au travail, il eut un grave accident. Blessé grièvement, il fut placé dans le coma pendant plusieurs semaines. Grâce aux bons soins prodigués à l’hôpital et à sa robustesse, sa guérison s’étala sur plusieurs années sans altérer sa passion pour le jardinage. Il reprit alors le travail posté, aux laminoirs de la SFAC devenus par la suite Creusot Loire.
La retraite arriva plus tôt que prévu suite à la brusque fermeture de Creusot Loire. Les enfants partis du foyer, le couple vint alors s’installer dans le quartier des 4 Chemins pour raison de commodités. La santé de son épouse se dégradant, il dut se résoudre à la laisser entrer à l’EHPAD des Reflets d’Argent. A l’âge de 97 ans, il accepta d’entrer à son tour à l’EHPAD Saint-Henri où il vit désormais. Une fille, deux garçons, 5 petits-enfants et 5 arrière-petits-enfants, Constantin Toma peut être fier de sa famille. Il a toujours été très présent pour eux malgré une vie pas toujours facile.
Et avoir 100 ans ne lui fait ni chaud ni froid. « Je suis déjà à la retraite, je n’ai besoin de rien de plus. Cela ne changera rien et on ne peut pas l’empêcher. »
J.S.










