
L’enfant de la Molette a beaucoup voyagé avant de s’installer au Bois Bretoux.

Il a grandi au Creusot où son papa Salvatore était venu travailler sur les trains de l’entreprise RAVE sur le site industriel du Creusot. Tony Battaglia est né au Creusot, mais on ne peut rien contre la génétique…
Il était de toute évidence habité par les gênes de la cuisine italienne. C’est pourtant par un apprentissage dans la boulangerie, qu’il a commencé à embrasser sa carrière professionnelle. Un apprentissage débuté à la Boulangerie de la Molette. On est à la fin des années 80 et Tony décroche un titre de meilleur apprenti de France dans la Nièvre.
Quand on sait très bien faire la pâte à pain, forcément on sait aussi faire celle pour les pizzas. Le garçon a envie de voyager.
Et c’est ainsi que dès 1990 il part travailler en Italie, dans la Reggio de Calabre, celle de son grand-père.
Le début d’un grand tour du monde qui va emmener Tony dans des cuisines de restaurants à Rimini, sur les bords de l’Adriatique, mais aussi sur l’ile de Saint-Martin, à Nouméa en Nouvelle Calédonie, avant un retour dans l’hexagone du côté de Saint-Paul de Vence et de Cannes, où il va rester jusqu’en 1999.
Le chef cuisto prend alors la direction de la Corse pour régaler les papilles pendant six ans à Porto Vecchio. Cela avant de prendre la direction de la Suisse et d’imposer son talent dans le célèbre Montreux Palace, sur les bords du Lac Léman en Suisse.
La huppée clientèle de la ville du célèbre festival de jazz se presse à la table du chef. Mais ce grand voyageur a envie d’autres découvertes. Alors il prend la direction de la région de Martigny, la capitale de la célèbre Williamine. Là ce sont les skieurs et les montagnards qu’il régale.
Avant de retourner profiter du soleil corse à Olmeto Plage, puis à Porticio.
Et c’est évidemment du soleil qu’il ramène dans ses valises, quand il décide de reprendre l’Auberge du Bois Bretoux, à Montchanin, pour créer «Le Passe Temps». Le Creusotin de naissance rachète l’auberge en octobre 2014, effectue de gros travaux, pour ouvrir très officiellement le 3 juin 2015.
Une décennie plus tard, le restaurant – pizzeria est un établissement de référence. Pas seulement pour son grand espace extérieur où on peut passer de belles soirées, l’été venu…
Si Tony a une clientèle nombreuse et fidèle, c’est parce qu’il ravit les palais et met les papilles en fête ; mais aussi par la qualité de son service. Pour le plus grand bonheur de sa «mama» Fortunata, arrivée en France, en 1966, à l’âge de 13 ans, et qui veille sur les clients autant que sur son fils qui a bien grandi. Elle en est fière et elle a bien raison.
A.B.


