
Le vernissage a été riche en couleurs et en œuvres à l’occasion de l’exposition annuelle de l'association Capharnaüm. Au total, une quarantaine de tableaux et une dizaine de sculptures réalisées principalement par Wolfgang Maudrich sont exposées à la salle Delachaize à Montcenis.

Près de 50 personnes étaient présentes vendredi soir à 18h30 pour le vernissage de l’exposition. Des proches des artistes qui exposent et des habitants de Montcenis pour la plupart, ainsi que deux élus de la municipalité du Creusot.
Plusieurs genres et techniques de peintures y sont proposés: d’acrylique à huile sur toile en passant par le collage, proposé principalement par Jean Philippe Berger, qui a réalisé ses tableaux-collages d’autrefois, spécialement conçus pour l’occasion.
“Je m'attache à extraire ces images de leur contexte initial afin de construire de nouvelles narrations visuelles. Chaque œuvre devient ainsi un espace ouvert, invitant le spectateur à s'y projeter et à y élaborer sa propre interprétation, au gré de sa sensibilité et de son imaginaire.”
Dans son discours, Annie Gorria explique que cette exposition est le fruit d’un an de moments partagés, mais aussi “un lieu de rencontres et de découverte, qui nous rappelle une vérité essentielle: nous pouvons être profondément différents, et réussir à cohabiter, créer et évoluer ensemble” elle souligne également que “l’art est une richesse incontournable d’une société en évolution, un accès à la liberté intérieure pour réenchanter un monde dont l’obsolescence doit être déprogrammée”.
Elle tenait également à remercier tous les artistes de cette exposition (Alexis Avril, Geneviève Bisset, Anne Hadri, Antonella Manerin, Anne Mauchamp, Wolfgang Maudrich, Michèle Poichot, Caroline Richard et Simonette Usaï) , pour “leur personnalité, leur différence, leur gentillesse et leur bonne humeur”.
Elle rappelle aussi que la définition du mot Capharnaüm fait référence à un grand désordre, mais que pour les artistes de l’association, “le chaos n’est pas une fin en soi, mais une matière première, nécessaire à la création”.
Annie Gorria tient également à saluer le travail de Patrick Gorria, qui a créé pour l’occasion, une compilation des tableaux exposés, mis en mouvement grâce à l’Intelligence Artificielle.
Selon lui, la capacité de l’IA à mettre en mouvement une œuvre immobile, à partir de simples consignes (fermer un parapluie, lancer un chapeau ou faire respirer le parfum d’une rose) repose sur une technologie particulièrement aboutie et impressionnante.
Mais pour lui, les œuvres doivent rester celles d’artistes, et l’IA ne doit rester qu’un outil permettant de procurer une émotion supplémentaire et ne doit en aucun cas remplacer leur travail.
Léa Meunier
L'exposition est à découvrir tous les jours, de 14h30 à 18h30, jusqu'au 15 novembre.

































































