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23/09/2026 03:16
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NECROLOGIE : Roger Marciniak, une grande figure de Marmagne

C’est avec infiniment de tristesse que la mort de Roger Marciniak a été accueillie à Marmagne, sa commune de résidence, mais aussi dans la vallée du Mesvrin et jusqu’au Creusot.
Roger Marciniak était bien plus, beaucoup plus, que l’ancien boulanger de Marmagne. Né à La Guiche, il avait eu 91 ans le 12 août dernier. Il était arrivé à Marmagne, avec ses parents, en 1937. Polonais d’origine, le père de Roger Marciniak avait travaillé à la mine, avant d’embrasser une carrière de boulanger. Et c’est avec ce titre qu’il avait racheté la boulangerie située rue de la gare à Marmagne.
Dans les pattes de son père et le nez dans la farine dès son plus jeune âge, Roger Marciniak était naturellement devenu boulanger lui aussi. «On a racheté la boulangerie du bourg en 1974», se souvient son épouse Marie-Thérèse, avec qui il s’était marié en 1959. Elle lui avait donné trois enfants : Sylvie, laborantine, Denis, devenu lui aussi boulanger, et Françoise, dite «Fanfan», devenue vendeuse à la boulangerie et qui, pendant de nombreuses années, avait été chargée de faire les tournées de vente et de livraison, jusque sur les hauteurs du Creusot.
Car les pains de Roger Marciniak, comme de son fils Denis, étaient appréciés, autant que leurs pâtisseries, et surtout de leur brioche, que l’on venait chercher le samedi et le dimanche, depuis Autun, pour des clients parmi les plus lointains.
Roger Marciniak avait l’amour du travail bien fait. Il aimait le fournil sans doute autant que son épouse et ses enfants et ses petits-enfants. Faire du pain le mettait en joie. Il fallait le voir, à plus de 80 ans, une fois par an, allait faire et cuire du pain, à l’ancienne, dans un four à bois, à La Chapelle sous Uchon.
Et si c’est en 1993 que Denis avait officiellement repris la boulangerie avec Nadine, il n’était pas rare de voir Roger Marciniak, dans le fournil, venir donner un coup de main…
Roger Marciniak avait été de cette génération qui avait fait la guerre d’Algerie, pendant deux ans. Il était ainsi devenu membre des anciens combattant et de la FNACA. 
Roger Marciniak avait aussi la passion du foot. Avec une grosse envie de marquer des buts. Il l’a fait avec les couleurs d’Etang sur Arroux, de Marmagne, mais aussi de la J.O.Creusot, dont il était devenu un membre de l’amicale des anciens, à qui il a très longtemps offert la galette. Et on se bousculait pour en avoir une seconde part, tellement sa galette était bonne.
Bref, Roger Marciniak n’a pas seulement marqué l’histoire de Marmagne et de la boulangerie. Il est mort de ce que certains appellent la maladie des boulangers, pour avoir trop respiré de la farine. Ses obsèques sont programmées vendredi 25 septembre, à 14h30 en l’église de Marmagne.
A son épouse Marie-Thérèse, à ses trois enfants Sylvie, Françoise et Denis, à toute sa famille et à tous ses amis, nous présentons nos très sincères condoléances.
A.B.
 
L’hommage d’une commune
"Il est des noms qui, à eux seuls, racontent un village. Celui de Roger Marciniak était de ceux-là.
Ancien combattant, boulanger-pâtissier, il accompagné le quotidien de plusieurs générations de Marmignauds, après avoir repris la boulangerie de son père et en s’installant rue du Bourg en 1963. Avec son épouse, Marie-Thérèse, il parcourait aussi nos hameaux, au plus près des habitants dans le cadre de leur tournée. Je garde moi-même le souvenir, après la reprise de la boulangerie par son fils Denis, de Roger très régulièrement au comptoir, lorsque j’étais enfant. Son départ nous touche profondément.
Au nom de l’équipe municipale et de tous les Marmignauds, j’adresse à son épouse, à ses enfants, ses petits-enfants et à toute sa famille mes sincères condoléances et mes pensées les plus affectueuses. Roger laissera dans notre commune une empreinte qui ne s’effacera pas."

Guillain Gilliot
Maire de Marmagne