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> Vie locale > LE CREUSOT
17/09/2021 17:30
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Présidentielles 2022 : Anne Hidalgo au Creusot se dit «pour le mix énergétique» avec du nucléaire

Pour sa première visite de campagne depuis l’annonce de sa candidature, la Maire de Paris a choisi Le Creusot. Elle est venue dire combien l’industrialisation de la France est importante à ses yeux. Considérant que «l’exemple du Creusot peut être utile à la France», elle a aussi parlé nucléaire : «Je suis pour le mix énergétique avec une énergie décarbonée». Et elle l’a affirmé : Elle n’est pas opposée au nucléaire.
Parlant d’Arnaud Montebourg, elle a cette formule : «Il faut qu’on l’embarque»
Dix ans, moins 5 jours, après François Hollande - c’était le 22 septembre 2011 -, Anne Hidalgo est donc venue au Creusot dans le cadre de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2022. Et il s’agissait de sa première visite depuis l’annonce de sa candidature, intervenue moins d’une semaine plus tôt en Normandie.
En règle générale, quand on vient au Creusot c’est pour aller industrie, même si quelques visites ministérielles sont sur d’autres thèmes. Anne Hidalgo est donc venue dans la cité du pilon et sur un territoire, la Saône-et-Loire, où elle était attendue sur la question du nucléaire.

Elle ne s’est pas dérobée et a parlé avec conviction de la question énergétique. En affirmant ses convictions. «Il faut déjà entretenir les centrales nucléaires qui arrivent en fin de vie». Et de poursuivre : «Il y a un rapport qui doit sortir en octobre».

«Sortir du débat idéologique»

L’avenir du nucléaire civil ? «Il faudra que le nucléaire ait son vrai prix. Mais je rappelle qu’il a permis à la France de gagner son indépendance énergétique. Il faut progresser sur le sujet pour sortir du débat idéologique. Oui il y a un problème par rapport à l’obsolescence des centrales. L’énergie, doit être produite différemment. Je considère qu’il faut planifier les choses. Sur toutes les énergies y compris renouvelables. Un des enjeux c’est de produire localement de l’énergie qui sera consommée normalement.
Je le redis, il ne faut pas rester dans des affrontements idéologiques. Je suis pour le mix énergétique, avec une énergie décarbonée et le nucléaire n’émet pas de particules. Il faut dire ce que l’on veut à 5, 10, 15 ou 20 ans. Comment on construit pour notre énergie de demain».
Anne Hidalgo, sans donner de noms, assure que des membres d’Europe Ecologie Les Verts ont avancé sur ce terrain, sans pour autant se prononcer.

«L’équipe de France des Maires»

Concernant sa décision de ne pas se rendre au congrès du PS à Villeurbanne, la Maire de Paris estime que «la Présidentielle ce ne sont pas des échanges entre les partis, mais avec les Français. Il faut poser les vraies questions». Ainsi elle dit comprendre la colère et la tristesse qu’ont exprimé les Français qui s’est traduite par la crise des gilets jaunes.
Elle parle aussi de l’école : «On n’a pas su la transformer. Il faut être dans l’écoute. C’est pour cela que je compte m’appuyer sur l’équipe de France des Maires».
En ce sens, Anne Hidalgo salue le rebond de l’industrie au Creusot, «car des femmes et des hommes ont partagé cette vision».
Histoire de prolonger le discours qu’elle avait tenu en quittant l’entreprise Matière, comme fascinée de voir que Le Creusot, «après avoir été fortement percuté par les mutations industrielles dans les années 80», a su rebondir pour être aujourd’hui sur le devant de la scène.

«L’exemple du Creusot peut être utile à la France»

«Le Creusot, aujourd’hui c’est David Marti, un Maire très engagé pour porter l’industrie de son territoire». Et de considérer que «l’exemple du Creusot peut être utile à la France, car Le Creusot c’est une vraie réussite».
Mais la Maire de Paris veut aller plus loin : «Il faut créer plus de synergies et de liens entre les villes, les régions, les industriels, les écoles, la formation. Il faut rétablir la place du travail. Il faut accompagner la réindustrialisation en tenant compte de la transition écologique.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)

Arnaud Montebourg ? 

«Il faut qu’on l’embarque»

Forcément que la candidature d’Arnaud Montebourg ne laisse pas de marbre la Maire de Paris. Elle a cette formule qui claque : «Il faut qu’on l’embarque !» Entendez qu’elle considère que son ralliement à sa candidature serait dans la logique.
Anne Hidalgo, qui devait être l’invitée de la Fête de la Rose à Frangy en Bresse, avant qu’Arnaud Montebourg revienne dans l’arène politique et décide de revenir à la tribune du rendez-vous bressan, pour le coup décalé d’un mois, ne s’offusque pas quand il lui est dit qu’au sujet de l’industrie et de la réindustrialisation, elle est sur le même discours que l’ancien Ministre du Redressement productif. «Je suis là aujourd’hui et j’irai partout en France. Oui je souhaite aborder la question du travail et de la réindustrialisation. Il faut redonner sa fierté à l’industrie. Mais il faut que les gens qui travaillent gagnent leur vie. Quand on est candidat à la Présidence de la République on a une vision. Et j’en veux une pour les classes moyennes qui décrochent. Qui ont du mal à payer leur logement, ne peuvent pas payer les études supérieures de leurs enfants».
Anne Hidalgo est donc contre la taxe carbone qui, avec les carburants, frappe les Français au porte-monnaie. «Et puis la question des salaires est centrale. De grands patrons commencent à l’admettre parce qu’ils ont du mal à recruter. Je crois au dialogue social, aux syndicats, aux discussions. Il faut une meilleure redistribution des richesses. Il ne peut pas y avoir que des dividendes».
A.B.