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> Vie locale > LE CREUSOT
31/08/2022 03:16
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Pierre-Etienne Graffard : «On peut agir sur la qualité de l’air, cela a été démontré à Grenoble»

Le seul élu EELV au conseil municipal du Creusot a participé, pour la 1ère fois, à l’Université d’été de son parti, à Grenoble. Il en est revenu plein d’espoirs. Non sans tacler les provocations de Sandrine Rousseau. Pierre-Etienne Graffard s’explique dans une interview à creusot-infos.
Quand certaines et certains se précipitent pour s’offrir un bon week-end et pouvoir dire «j’y étais», Pierre-Etienne Graffard a lui attendu son deuxième mandat d’élu local pour participer, pour la 1ère fois, à l’Université d’été de son parti qui avait lieu à Grenoble. Il n’a pas été bizuté et il se confie sur sa première expérience dans une interview à creusot-infos.
 

Pourquoi avoir attendu 2022 pour participer à l’Université d’été de votre parti ?
PIERRE-ETIENNE GRAFFARD : «Déjà pour le côté pratique. Quand on vit au Creusot, c’est plus facile d’aller à Grenoble en TGV, que dans d’autres villes. Et c’est sans doute ce qui m’a décidé».

 
Avec quel objectif avez-vous aborder votre première expérience ?
«Je voulais vraiment découvrir ce qui peut ressortir de ces journées ou des élus se rassemblent et se retrouvent pour échanger, faire le point, parler de l’avenir. J’avais aussi  besoin de retrouver une dynamique, après la défaite de Yannick Jadot à la Présidentielle. Car un échec c’est toujours difficile à vivre».
 
Et alors ?
«C’est réconfort de se retrouver entre militants. On peut parler librement et on est surtout sur le cœur du sujet, des sujets que l’on partage. En ce sens, j’ai vraiment apprécié les partages d’expériences, que l’on nous présente ce qu’il est possible de faire, et surtout ce qui est fait dans les villes que l’on dirige, avec ce que l’on a déjà réalisé».
 
Qu’avez-vous retenu ?
«Déjà que l’on peut assez simplement agir sur la qualité de l’air, ou encore sur l’urbanisme. Et puis l’autre aspect très intéressante a concerné l’Europe. On a pu voir ce qui se fait, ce qui se décide à l’échelle européenne».
 
Concrètement vous pensez à quoi ?
«Sur la densification des villes, il est très clair que rien ne peut faire sans une vraie concertation avec les habitants.. Les projets peuvent se faire et être acceptés. Il faut aussi travailler en concertation avec les promoteurs.
Par exemple Grenoble a travaillé et obtenu des résultats sur la qualité de l’air. Interdire la voiture aux abords des écoles n’a pas été simple, car on sait que les parents aiment venir au plus proche des écoles pour poser leurs enfants. Eric Piolle a aujourd’hui 8 ans d’exercice du pouvoir. Et la vérité c’est qu’il a réduit de 40% la pollution de l’air sur la ville de Grenoble. Voilà un exemple très concret et la démonstration que les choses peuvent bouger.
A l’inverse, au niveau de l’Europe, où le «Green deal» est porté par les écologistes, on remarque que des décisions sont prises et ne sont pas appliquées. Comme certaines lois en France d’ailleurs».
 
Sur un plan plus politique, qu’avez-vous retenu de cette Université d’été ?
«Déjà qu’il n’y a pas de véritable clivage. Les militants d’Europe Ecologie Les Verts sont majoritairement sur la même ligne et c’est réconfortant».
 
Et les propos de Sandrine Rousseau sur les barbecues et la virilité des hommes…
«Il faut voir dans ces propos une volonté de provocation. Ca écarte des questions de fond qui pour moi et beaucoup de militants sont beaucoup plus importantes. Très clairement je ne suis pas certain de l’efficacité de ces déclarations et de ces provocations. Ce n’est pas ce que les gens attendent de nous».
Recueilli par Alain BOLLERY
 
La délégation  EELB de Saône-et-Loire à Grenoble : Dominique Cornet, Carole Bonin, Claire Mallard, Luc Tores, Pierre-Etienne Graffard