
Elle se tient jusqu’au 14 juin à la halle patrimoniale. Elle met en lumière le travail des élèves de Blandine Béliard depuis le mois de septembre.

C’est toujours une source d’émerveillement. Chaque année, à l’approche de l’été, se déroule la grande exposition des élèves de l’école d’arts plastiques du Creusot.
Le cru 2026 est un très bon cru et samedi en fin de matinée il y avait du monde pour le vernissage de la grande exposition qui a demandé près d’une semaine d’installations des travaux des élèves, petits et grands. Le vernissage a été agrémenté de chants proposés par la Chorale du Conservatoire. Ce que Blandine Béliard, la très imaginative professeure de l’école d’arts plastiques, n’a pas manqué de relever dans son discours… «Le chant et les Arts Plastiques ont dialogués pour nous offrir une expérience artistique où les voix et les images se rencontrent... au fil de l’air.
Merci aux classes de chant du Conservatoire et à le chorale Reflet. Merci à Anne Roubet directrice du conservatoire.
Une belle occasion de rappeler que la pluridisciplinarité artistique permet d’enrichir nos disciplines en multipliant les points de vus, en créant des liens et de nouvelles expériences».
Elle a ensuite expliqué ce qui a présidé aux travaux «Invisible et pourtant essentiel, l’air nous entoure, nous traverse, nous relie au monde vivant. Souffle, vent, respiration, mouvement ou silence : l’air impalpable, inspire les artistes depuis toujours.
Nous nous sommes souvent questionnés cette année :
- Comment représenter l’invisible dans l’art ?
- Comment montrer l’intangible ?
- Comment donner forme au souffle, au vent, à l’atmosphère ?
De sa représentation, à sa présentation dans l’art contemporain, l’air a traversé les époques en revêtant différentes formes.
De la tempête de J. F. Millet, à celle de Turner. Du Coup de Vent d’Hokusaï, aux mobiles de Calder. De la Tornade de P. Charpentier, aux rideaux volants de P. Favier... nous avons observés de nombreuses œuvres cette année.
Cette exposition propose un voyage sensible autour de cet élément insaisissable. Elle explore ce qui échappe au regard : les flux invisibles, les tensions atmosphériques, les présences légères. Entre suspensions et mouvements, les créations présentées interrogent notre manière d’habiter le monde sensible. Chaque création tente de capter l’éphémère, ce qui passe, ce qui flotte, ce qui vole et disparait déjà. L’air ne se voit pas. Il circule, déplace, efface, transporte. Il est souffle, vibration, mémoire en mouvement.»
Et de poursuivre : «Des pistes de travail, des sujets, des références artistiques, ont été proposées tout au long de l’année pour tenter de traduire plastiquement cet élément.
Sur les estrades et sous la forme d’un gros nuage, ses sont accumulés des ciels. Des ciels aux couleurs changeantes, improbables parfois, que nous avons souvent observés, pour rejoindre le projet participatif Constellation sur le thème de l’air, des Rugissantes, orchestré par la compagnie Un Château en Espagne ».
Depuis plusieurs semaines, nous peignons des ciels, qui contribueront à la réalisation d’une partie de la scénographie qui habillera l’espace jeux et détente du festival, dans le haut du parc de la Verrerie, à proximité de la place Schneider. Les 11 et 12 juillet prochain, vous pourrez découvrir sous le soleil que nous souhaitons, cette galerie à ciel ouvert.
Un autre temps fort a été celui de la Nuit des Conservatoires fin janvier, avec notamment la réalisation collective des grandes toiles suspendues à la passerelle.
Il y a eu aussi la participation au Concert de l’Harmonie sur le thème des couleurs cette année, avec l’illustration de la Panthère Rose et de l’Aigle Noir de Barbara par les adultes, que vous retrouverez sur l’écran situé à l’entrée de l’exposition.
Il y a eu beaucoup de travail collectif cette année avec notamment cette « envolée de papillons » réalisée par les enfants et les adolescents».
Cela avant de remercier tous ses élèves pour leur travail, «pour tous les échanges que nous avons eu cette année, pour toutes vos idées qui enrichissent ce thème.
Encore quelques semaines, « La tête dans les nuages » avant de vous souhaiter à tous de profiter d’un grand bol d’air cet été».
Le Maire Charles Landre s’est déclaré «impressionné» par la qualité des travaux présenté et très heureux de la présence de la chorale du Conservatoire. «L’art dans la ville est quelque chose d’important pour moi» a-t-il insisté, se félicitant aussi de voir tous les sourires sur les visages. Des visages séduits par cette très bele exposition, très créatrice.
A.B.
L'exposition est ouverte en semaine de 16 à 19 heures et le week-end de 15 à 19 heures.






































































