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07/12/2023 08:00
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LE CREUSOT : Rencontre littéraire et atelier d’écriture avec Salma Kojok, au Lycée Léon Blum

A l’initiative de Claude Thomas, président du Centre Francophonie de Bourgogne et de mesdames Bollery et Perceval, professeures de français, l’écrivaine franco libanaise était mardi après-midi face aux lycéens de Léon Blum.
Dans le prolongement de la semaine de la Francophonie et de la semaine de la Diversité, Salma Kojok a animé une rencontre débat sur l’univers littéraire à la bibliothèque de Torcy et trois demi-journées avec les femmes des quartiers à la Maison des Familles de Torcy et le centre social de Montceau. Jeudi après-midi, elle animera des ateliers d’écriture avec des lycéens de 2nde et de 1ère. Plus tard dans la soirée c’est à la librairie de Saint-Gengoux qu’elle présentera son dernier roman « Noir Liban ».
Face aux élèves de 1ère MCV, Salma Kojok a répondu aux questions qu’ils ont préparées après s’être présentée. Née en Côte d’Ivoire en 1971 dans une famille libanaise, elle vit aujourd’hui entre Beyrouth et la Bourgogne. Son écriture comme son parcours est marqué par les langues qu’elle entend depuis sa naissance. Le français par sa mère et l’arabe par son père. Elle parle l’arabe et d’autres langues, mais sa langue d’écriture est le français.
A la question de savoir comment elle vit le fait d’avoir plusieurs cultures, Salma Kojok répond que c’est un enrichissement multiple, à la fois géographique, historique, sociologique bien au-delà des frontières. Au Liban, plusieurs langues se mêlent, cela l’a fait grandir et lui a donné une certaine sensibilité à l’écriture. Comment avez-vous commencé à écrire, interroge une élève. Toute petite, elle avait envie d’apprendre à lire. La lecture, c’était magique, c’était un nouveau monde pour elle. Elle a ensuite écrit des poèmes, un journal intime puis bien plus tard, trois romans, dont le dernier « Noir Liban » lui aura demandé deux années de travail.
Au cours de son intervention, Salma Kojok a présenté les coulisses du travail d’écriture. Elle a aussi donné quelques outils aux élèves pour casser leur « peur d’écrire » avec un axe d’étude « créer et fabriquer l’invention, l’imaginaire ».
J.S.