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> Vie locale > LE CREUSOT
12/09/2022 03:17
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LE CREUSOT : Rémy Rebeyrotte, David Marti et même Marie-Claude Jarrot dans le viseur de Charles Landre

Le leader de l’opposition municipale au Creusot, avait donné rendez-vous à ses amis à Montvaltin, avec Jean-Paul Emorine. Charles Landre va lancer des rendez-vous partout, de la côte chalonnaise au Morvan pour redonner du sens à la politique. Au passage, il a égratigné Le Député, le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine et la Maire de Montceau.
Le 18 septembre ce sera l’ouverture de la chasse en Saône-et-Loire. Mais Charles Landre, le leader de l’opposition au Creusot n’a pas attendu cette date pour mettre dans son viseur le Député Rémy Rebeyrotte, les deux autres députés de la majorité présidentielle Louis Marguerite et Benjamin Dirx, le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine, David Marti, mais aussi la Maire de Montceau, Marie-Claude Jarrot, coupable à ses yeux, d’avoir voté pour plus de taxes sur le territoire communautaire.
Ces attaques il les a faites, dimanche matin, à une semaine de l’ouverture de la chasse, au domaine de Montvaltin. Lieu de rassemblement de ses amis et de ses troupes.

Pas d’Eric Michoux cette année, à ses côtés, mais l’ancien Sénateur Jean-Paul Emorine, fidèle parmi les fidèles du leader de l’opposition au Creusot, et délégué Les Républicains dans la 3ème circonscription.
C’est Jean-Paul Emorine qui s’est exprimé le premier et qui a ouvert le feu des critiques à l’adresse notamment du Président de la République, en évoquant notamment la question de l’énergie et du nucléaire.
Charles Landre a ensuite poursuivi en expliquant comment il va aller à la rencontre de tous les habitants de la circonscription. Il l’a fait en présence de Lionel Duparay, adjoint à la Maire de Montceau, conseiller départemental et Président de l’OPAC de Saône-et-Loire.
 
Nucléaire : Jean-Paul Emorine très critiuque
«Nous pouvons quand même être inquiet par rapport au Président de la République, surtout sur des sujets majeurs. Tous les jours on nous parle des voitures électriques mais ils n’ont plus d’électricité à nous fournir. Depuis François Hollande et Emmanuel Macron, la moitié de nos réacteurs se sont arrêtés car ils faut les réparer.
Nous avons un quinquennat de 5 ans mais malheureusement on a un Président de la République qui se décide au jour le jour. C’est à dire qu’en octobre il nous dit on ferme Fessenheim mais au printemps il nous dit qu’on va faire 6 centrales nucléaires. Ces erreurs de gestions sont quand même importantes pour notre pays ne serait-ce que par rapport à la gestion du covid, à l’Ukraine.
Notre pays continue à s’endetter, le budget de la nation chaque année (sans la crise du Covid) c’est 400 milliards d’euros et 300 milliards de recettes. Chaque année, nous nous endettons de 100 milliards. Le pays est dans une situation où il y a encore beaucoup de chômeurs. Il y a une reprise de l’emploi mais il faut voir quel niveau d’emplois. Nous avons surtout une forte inflation et une faible croissance. Nous sommes dans une situation ou le monde politique doit changer d’une façon assez concrète. Je pense que notre parti qui doit renouveler sa présidence. À partir de la notre parti doit avoir de nouvelles bases et de nouvelles perspectives. Il faut expliquer aux français la situation de notre pays et leur montrer comment on doit redresser celui-ci à travers une économie dynamique.
Sur le terrain comme vous êtes aujourd’hui autour de Charles Landre, ll faut que ce qu’il se passe à Paris puisse être diffusé sur le terrain. Je vous invite à travailler autour de Charles dans cette circonscription pour bâtir de belles choses».
 
 
Charles Landre veut reconstruire et ne ménage pas ses adversaires
«Nous sommes à l’aube de cette période finalement sans élection avec une responsabilité : celle de tout reconstruire. Tout reconstruire car, j’ai été candidat aux élections, mais je dénonce - manifestement pas assez efficacement depuis plusieurs années - la hausse considérable de l’abstention dans notre pays et notamment chez les jeunes puisque je rappelle qu’aux élections législatives, 84% des 18-24ans n’avaient pas voté. Il y a donc une hausse extrêmement importante de l’abstention».
 
Feu sur les élus qui ne respectent pas leurs promesses
«Nous avons affaire à des élus qui prennent des positions avant les élections et qui, soit changent de partis, soit change de positions et de convictions une fois élu dans les assemblées.
Je vais prendre un exemple très clair et très simple : l’augmentation des impôts sur le territoire de la communauté urbaine Creusot-Montceau… Cela concerne aussi le grand autunois…
À la CUCM, nous avons été, sur un certain nombre de communes, des candidats et des listes à défendre le fait qu’il ne fallait pas augmenter les taxes et les impôts : c’est à dire la charge pesant sur les habitants.
Depuis à la CUCM on a créé un nouveau taux de foncière, on a augmenté le tarif de l’eau, on a réduit le service public sur les ordures ménagères. Eh bien, nous n’avons été que six à la CUCM à voter contre la création d’un taux de taxe foncière et contre l’augmentation du tarif de l’eau de 2,5%.
Il y a d’autres candidats qui se sont présenté aux élections en disant qu’ils n’augmenteraient pas les impôts. C’est le cas du maire du Creusot et de la Monceau. Et bien les deux ont voté pour l’augmentation des impôts !
Je pense que l’on a un devoir de clarté vis-à-vis des habitants. Je comprends que les français, dans un monde de l’information en continue, n’aient pas toujours le temps de s’intéresser à ce qu’il se passe dans les assemblées délibérantes. Mais les positions politiques changeantes, la différence de plus en plus forte entre la promesse et la concrétisation. Ceci est l’une des choses, et j’en ai la conviction, qui nourrit l’abstention !»
 
Bâton à la main…
Dans les prochains mois nous allons reprendre finalement notre bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des habitants hors temps électoral pour réexpliquer ce que sont nos convictions et surtout ce qu’est l’importance d’aller voter. Cela par des ateliers thématiques, par des réunions de quartier, etc… Nous avons tout un programme qui est déjà important puisqu’il va être en continu. En effet nous allons avoir une nouvelle permanence sur la commune du Creusot, qui sera mensuelle sur les communes de la CUCM et nous iront expliquer ce que sont les actions de la CUCM. Sur la troisième circonscription, nous avons déjà pour chaque bassin des réunions qui sont prévus notamment des ateliers législatifs. C’est a dire qu’avant les grands textes de lois, nous allons faire une réunion ouverte aux habitants pour expliquer quels sont les enjeux de ces textes.
Nous avons besoin de positions claires et surtout sur cette région qui est une région qui a des atouts extraordinaires.
D’abord car nous sommes bourguignons mais aussi parce que nous sommes vraiment au carrefour de Paris, de Lyon, de Dijon mais également une ouverture sur le Grand Est qui est la région économiquement la plus dynamique d’Europe. Et nous n’en profitons pas, nous attendons de voir ce qu’il se passe. Je veux que nous fassions de l’éducation politique et que nous soyons très clairs sur nos positions. On a vu aux dernières élections législatives que ça a été le grand bal des hypocrisies que ce soit à gauche ou à droite. Chacun a changé de position selon son territoire. Moi je l’ai vécu sur la côte chalonnaise avec des élus qui ont été élu à droite et qui ont massivement soutenu le candidat de La République En Marche.
Je voudrais ce message d’enthousiasme et de dynamisme nouveau. Il faut qu’on soit très clair. Je pense que nous sommes comme l’ensemble de ceux qui s’engagent politiquement. C’est à dire que nous sommes dans un paysage politique ou la première force politique se sont les abstentionnistes. Si nous n’en prenons pas conscience, si on continu à faire la politique comme avant, nous nous retrouverons à être trois dans les salles à se parler entre nous. Nous allons communiquer à partir du 18 septembre, communiquer d’une façon nouvelle. Nous allons faire en sorte que tout ceux ici qui ont des idées puissent émerger. Nous avons besoin  de tout reprendre du sol au plafond est surtout de construire, tout le monde sait que je suis engagé à droite mais je suis tout de même très ouverts, de reprendre nos parcours avec des positions qui soient claires et qui ne varient pas».
 
 
Choqué par «le salut nazi de Rémy Rebeyrotte» et l’absence de réactions locales
«J’ai vécu cet été en Saône-et-Loire et malheureusement sur la troisième circonscription, un moment que j’ai trouvé terrible car il va à l’encontre de tout ce qu’on m’a appris lorsque j’étais enfant. C’est le député de la troisième circonscription qui par 3 fois a fait un salut nazi à l’Assemblée nationale. Vous savez, ça fait maintenant 8 ans que je subis sur ce territoire des accusations d’extrême droite, de fascisme, etc… Et que je reçois des leçons de morale de la gauche locale toutes les semaines. Cet été lorsqu’un député de la nation a fait 3 fois un salut nazi à l’assemblée, pas un élu du territoire a dénoncé ce geste. Pire un adjoint du Creusot, l’a expliqué et défendu au nom des engagements anti-racistes passés. Je veux dire qu’il faut arrêter de prendre les français pour des imbéciles.
Il y a des choses qu’on peut considérer comme inacceptables, moi je considère que ça c’est inacceptable, mais il faut arrêter d’avoir la morale à géométrie variable. J’observe d‘ailleurs que les deux parlementaires En marche ! qui représentent le camp des modérés, le camp du progrès, le camp du bien, n’ont pas dit un mot sur le geste de leur camarade, que je dis je trouve inadmissible et honteux. Et d’autant plus que Rémy Rebeyrotte a toujours refusé de débattre avec moi, m’a toujours, y compris dans les médias, accusé d’être à la solde de groupuscules d’extrême droite… et c’est lui qui se retrouve à faire un salut nazi.
Et je le dis ici, si quelqu’un dans cette assemblée avait un jour un geste de cette nature, immédiatement je le mettrais dehors, il n’y aurait pas de débat et je pense que l’honneur d’En marche aurait aussi été de le mettre dehors. Je le dis avec un peu de passion et d’émotion parce que j’ai été éduqué par mes parents pendant une petite vingtaine d’années, avec des valeurs qui vont à l’encontre de cela et je suis vraiment choqué de voir que malheureusement, la lumière est mise sur Le Creusot, sur Autun, sur la Saône-et-Loire de cette manière-là».
 
 
Au sujet de l’inflation et de l’argent public
«Je veux aussi alerter les habitants sur un troisième et dernier élément. On va beaucoup entendre dans les médias, dans les mois à venir, qu’il y aura une inflation terrible, que l’on connait déjà. Je rappelle d’ailleurs que l’inflation nous touche plus que dans les grandes métropoles, puisque dans les grandes métropoles on est aux alentours de 5% d’inflation, en rural on est aujourd’hui à 6,5% d’inflation. On va entendre que, comme l’a dit le Président de la République il y a deux jours, il faut consommer français pour soutenir les agriculteurs, que le prix de l’énergie est trop important, mais également, et j’ai été stupéfait de découvrir cela dans la presse, les présidents en région réclamer plus de moyens de la part de l’État. Et des maires, puisque ça a déjà été sous-entendu, dire « mais vous comprenez on va subir cette inflation » ; alors commençons en France par bien utiliser les fonds publics.
On est dans une ville au Creusot, où on a un site technopolitain dont le coût est de 268% du prix initial. Lors du dernier conseil communautaire, ça n’a pas ému un seul conseiller communautaire, j’ai pris la parole sur le sujet, et on accepte de passer d’un budget de 5 millions initial à presque 13 millions. On est dans un pays où les impôts locaux ont augmenté au-delà de l’inflation, entre 2010 et 2018, puisque les bases avant la réforme de François Hollande étaient revues en fonction de l’inflation tous les ans par le Parlement. Il n’y a pas un élu local, en tout cas ici, qui ait baissé ces taux d’imposition pour faire en sorte que l’augmentation pour les Français soit nulle.
Aujourd’hui, alors que l’inflation est extrêmement importante, on va nous dire que l’on fera peut-être faire des efforts fiscaux aux habitants. Il faut que l’on sorte de cette spirale, dans ce pays. On a moins de services publics et on a plus de dépenses publiques, particulièrement dans le rural, et on a l’essentiel de la charge qui pèse sur les habitants. Ceci est absolument insupportable. Il faudra donc que l’on défende cette bonne gestion de l’argent public, à la CUCM et dans les assemblées locales parce que l’effort va être nécessaire dans les prochaines années. Il ne peut reposer que sur trois entités : les habitants, l’État et les entreprises.
On a bien compris que les entreprises et les habitants vont devoir le prendre à leur charge, mais je n’ai pas vu que l’État allait le prendre à sa charge, puisque le déficit public va augmenter et je vois déjà les collectivités locales continuer à réclamer de plus en plus de moyens. Donc nous serons très vigilants et très actifs sur ces questions-là parce que je crois qu’Emmanuel Macron est un homme du monde d’avant et du monde d’après mais si on n’a pas forcément compris ce qu’était le concept, j’ai moi un sentiment très clair aujourd’hui : c’est que nous sommes à un moment où les démocraties d’Europe occidentale sont malades, la démocratie française est malade. Nous avons donc besoin, même si on semble « être proche du plancher », de refaire de la politique, de remettre les idées dans le débat public, de remettre de l’ambition sur les territoires et de faire en sorte que vous tous qui venez d’horizons divers, vous soyez engagés parce que vous êtes engagés dans la vie réelle, parce que vous travaillez, et vous n’avez pas pour seule ambition que de faire de la politique, en grand défendeur de la professionnalisation absolue des politiques.
Et ça il faudra qu’on le fasse tous ensemble dès la rentrée. On va donc voir un programme très chargé, je sais que je pourrai compter sur votre enthousiasme. On ira aider ceux qui sur notre territoire ont aussi envie de s’engager, et je crois qu’il faut garder des lignes extrêmement claires pendant les deux-trois prochaines années parce qu’il y aura une refondation du paysage politique. Et que nous, nous pourrons dire que nous sommes restés droits et forts, et votre présence aujourd’hui le montre».
Alain BOLLERY