
Ou quatre-vingts ans d’histoire du quartier du Tennis retracés à travers le film «Regard sur mon quartier».
Deux temps forts ce jeudi soir à la Maison des Associations Mouillelongue avec d’abord la projection du film réalisé par la Baraque TV, une association partenaire spécialisée dans ce genre de documentaire, selon Hugo Nieddu, conseiller délégué à la démocratie participative.
Les nombreux témoignages, les photos d’archives ont été recueillis par les membres du conseil d’habitants Sud principalement. Deux d’entre eux, Martine Giboudeaux et Roger Moreno ont expliqué avoir été passionnés par ces rencontres et avoir toujours été très bien reçus. Et parmi les témoignages les plus anciens, ceux d’Albert Lebeau, 102 ans et du maire honoraire de la ville presque centenaire Camille Dufour.
Au fil du temps, le paysage urbain a bien changé avec la construction des bâtiments HLM puis la disparition de certains d’entre eux avec une part belle à la végétalisation ces dernières années. De nombreuses habitations avaient été détruites pendant la guerre, il fallait bien loger tous les ouvriers de chez Schneider, raconte Camille Dufour.
Souvenirs ! Les hivers étaient beaucoup plus froids et il y avait un petit étang sur lequel les patineurs s’en donnaient à cœur joie. Les courts de tennis en terre battue étaient très prisés de la « haute », les cadres de l’usine. Autrefois, les enfants jouaient dehors et les gens sortaient pour papoter, se souvient une habitante. Aujourd’hui, ce n’est plus comme ça, c’est chacun chez soi et c’est bien dommage.
Heureusement, le jardin partagé nous permet de nous rencontrer. On ne savait pas trop ce que c’était au départ, raconte une autre, mais maintenant, j’y vais souvent. On plante, on entretient et on récolte. J’en ai même fait un petit chez moi.
Un nouveau parcours d’art urbain au Tennis
En deuxième partie de soirée, Jérémy Pinto, adjoint délégué à la Culture, va présenter le nouveau parcours d’art urbain retenu en concertation toujours avec les conseils d’habitants.
A l’image de ce qui s’est fait et que l’on peut admirer de la rue Foch jusqu’en haut de la place Schneider, cette fois c’est le quartier du Tennis qui va s’embellir avec 4 peintures murales sur 4 façades dans le cadre d’un partenariat avec l’OPAC. Elles sont bien plus qu’un dessin sur un mur.
C’est un projet qui s’inscrit dans une politique de la ville et d’urbanisme, il permet de créer du lien social entre les gens qui vont s’arrêter et discuter de la fresque. Pour réaliser ces fresques de grande dimension, les travaux devraient s’étaler sur une semaine au printemps. Et les 4 artistes retenus, Aphenoah, Alba Fabre, Rouge Hartley et Roberto Ciredz l’ont été par les conseils d’habitants et les élus. On a hâte de les voir à l’œuvre sur leurs échafaudages géants… avant de découvrir leurs œuvres.
J.S.









