
Pour le chef de file de l'opposition «le service public de la culture nourrit l’esprit critique, il est un
bien commun qui rassemble, et qui protège nos vies d’une réduction à
leur seule valeur économique. Préservons le festival de toute pression
pour l’avenir»
Communiqué :Les Rugissantes : un succès populaire qui doit se poursuivre
Le festival des Rugissantes a encore connu un grand succès cette année ! Malgré les conditions météo de canicule, malgré les changements de lieux et d'horaires, malgré la suppression de deux compagnies, près de 20 700 spectateurs ont arpenté les allées du site de la verrerie selon les chiffres de fréquentation communiqués par la Ville du Creusot. C’est considérable et c’est ce qui en fait l’un des premiers rendez-vous culturels en Saône-et-Loire.
En tant qu’ancien élu à la culture je ne peux que me réjouir de la confirmation d’une telle adhésion populaire à cet évènement gratuit, important pour beaucoup dans les vacances d'été. Un grand merci aux artistes, aux intermittents, aux agents municipaux, aux bénévoles qui ont rendu cela possible.
Il ne faut pas défaire ce qui fonctionne. Il ne faudrait pas que l’au-revoir à Plume soit le chant du signe des Rugissantes. Aujourd’hui, en tant que citoyen, je formule un voeu : que le festival puisse se poursuivre en 2027 et les années suivantes avec la même ambition, la même qualité, le même état d’esprit joyeux et rassembleur.
Le succès artistique et populaire du festival ne peut pas être prisonnier du contexte politique. Le festival doit continuer car il n’est ni celui de l’équipe municipale précédente, ni celui de l’actuelle : il est l’évènement attendu et plébiscité par les Creusotins et tous ces festivaliers d’ailleurs qui viennent en nombre découvrir notre ville.
Une observation : le festival de Chalon dans la Rue créé avec la droite a traversé depuis près de 40 ans toutes les périodes politiques et les diverses alternances entre gauche et droite. Je souhaite la même longévité aux Rugissantes ! Bien sûr, comme dans de nombreuses autres villes qui ont eu cette intelligence de continuité, cela n’empêche pas d’évaluer et de faire évoluer, même si la formule d’aujourd’hui fait ses preuves.
Le service public de l’art et de la culture n’est pas un privilège. Comme l’hôpital, comme l’école, il est élément essentiel de la vie démocratique. Le service public de la culture nourrit l’esprit critique, il est un bien commun qui rassemble, et qui protège nos vies d’une réduction à leur seule valeur économique. Préservons le festival de toute pression pour l’avenir.
Jérémy Pinto
Conseiller municipal d'opposition