
Charles Landre : «J’ai proposé un débat avec David Marti pour que les Creusotins puissent
comparer, s’agissant de confronter la force des idées, des compétences
des uns et des autres...».

Candidat à la mairie du Creusot, Charles Landre a rassemblé une bonne quarantaine de personnes jeudi soir rue Anatole France (Saint.P) où il a tenu une nouvelle rencontre avec les Creusotins.
Une nouvelle fois, la gestion de la dépense publique, la démographie locale, l’entretien et l’animation de la ville, la sécurité publique et routière ont alimenté les propos de l’élu d’opposition du Creusot.
« Après 50 ans de gestion par la même équipe, aujourd’hui il faut nous projeter ! » a dit Charles Landre en ouverture de son intervention de près de deux heures, au cours de laquelle il déclina ses 6 priorités pour transformer la ville : la santé, la sécurité publique, l’entretien général de la ville…
Sur la sécurité : «Nous doublerons les effectifs de la Police municipale dès le premier budget plein, en passant à 12 agents, puis nous viserons 20 policiers municipaux à terme. Un pour 1 000 habitants, c'est la recommandation nationale…
Sur les routes en ville, nous rétablirons certains marquages au sol avec des signalisations correctes et bien sûr nous reviendrons sur la systématisation des priorités à droite…».
Neutralité énergétique et éclairage public en Led
Abordant l’entretien général de la ville, Charles Landre signala l’état de certaines routes et de certains trottoirs et déplora les coupures d’éclairage public. «On coupe l’éclairage public la nuit pour baisser la facture, sur la neutralité énergétique des bâtiments publics et l’éclairage Led nous sommes en retard…». Quant à l’état du réseau d’eau et le renouvellement des conduites : «On continue de confier le contrat au même délégataire…».
Et de poursuivre sur le coeur du projet : «Nous assumons notre ambition. Celle qu'il faut pour faire du Creusot l'une des villes moyennes les plus vivantes de France avec une salle de spectacle à la NEF, un festival par saison, des événements toute l'année, une refonte du sport creusotin. Nous avons des propositions pour accompagner le développement commercial, c’est un travail qui doit se faire avec tous les acteurs locaux. Il faut tracer une voie très ambitieuse pour Le Creusot ville qui retient ses jeunes, ses habitants pour s’y installer…Il faut sortir de cet espèce de fatalisme et arrêter de se contenter de dire que c’est pire ailleurs».
Arrêter de dire que c'est pire ailleurs
Concernant le patrimoine industriel : «On doit être capable de sauvegarder ce patrimoine, faire des circuits.
Pour le château de la Verrerie, il faut enlever les bureaux de la CUCM et donner l’accès aux habitants, il faut que ce site devienne un lieu d’animations et d’événements… Il faut sortir de cet espèce de fatalisme et arrêter de se contenter de dire que c’est pire ailleurs…». Quant à la stratégie économique de la ville : «Il faut mieux gérer la dépense publique et supprimer les doublons ! On dépense trop, il faut changer de pratique et de méthode ! » martèle Charles Landre qui annoncera plus tard : « Si je suis élu, je renoncerai à mon indemnité de maire…».
Revenant sur la proposition de débat avec les autres candidats, Charles Landre rappelle que la démocratie ce n’est pas que le vote : « Il y a des critères de liberté d’expression et il y a débat. j’ai proposé un débat avec David Marti pour que les Creusotins puissent comparer, s’agissant de confronter la force des idées, des compétences des uns et des autres. Je propose même un débat aux conditions des autres candidats…Aujourd’hui, les Creusotins ont le choix entre la continuité ou le changement. Je m’inscris avec un collectif qui propose que ça aille mieux et redonne le pouvoir aux Creusotins».
Véronique Boldrini : « Après 25 ans d’absence, j’ai trouvé une ville triste !»

«Je suis revenue au Creusot après 25 ans d’absence, j’ai beaucoup vu de villes du même niveau durant ces 25 années et j’ai vu la dynamique qu’il y avait ailleurs. Ce qui m’a choqué quand je suis revenue au Creusot après 25 ans, c’est l’état de la ville, j’ai trouvé une ville triste et qu’il n’y avait plus la dynamique que j’avais connue quand mes enfants sont nés ici en 1984 et 1990. La ville était beaucoup plus dynamique qu’aujourd’hui. Je n’avais rien à voir avec la politique et quand j’ai vu la flyer de Charles Landre dans ma boite aux lettres, je l’ai lu et trouvé très intéressant.
Finalement il m’a convaincue d’être sur sa liste et de l’aider à mettre en place une mairie qui soit à l’écoute. Je suis profondément déçue par le déni de démocratie qui existe aujourd’hui au Creusot. On devrait se parler et éventuellement échanger des arguments…».
J-C.P


