Recherche
Pour nous joindre
alain.bollery@orange.fr
SMS au 06.98.82.18.88
Pour votre publicité sur
Creusot-infos, un seul numéro
06 62 80 46 68
> Vie locale > LE CREUSOT
20/02/2026 03:17
5962 lectures

LE CREUSOT (Municipales) : Les réponses des candidats aux questions de creusot-infos (4)

Gratuité de la piscine en cas de canicule... Accompagnement des clubs sportifs pour leur comptabilité... Terrain synthétique...   David Marti, Didier Laubérat, Charles Landre et Johny Désiré répondent aux questions de creusot-infos.



Comme pour les précédentes élections municipales, creusot-infos a décidé de soumettre des questions aux candidats déclarés, au Creusot. Chaque candidat a été invité à nous adresser des réponses écrites, dans la limite moyenne de 1500 signes pour chaque question.
Voici donc les premières réponses reçues. D'autres vont suivre, sur d'autres sujets.
A.B.



10 - L’été dernier, la ville du Creusot avait mis en place la gratuité en période de canicule, quand les baignades étaient interdites à Montaubry, Berthaud et Torcy. Considérez-vous que cette gratuité doit être automatique en cas de très forte chaleur et pas conditionnées par les interdictions dans les Lacs ?


David Marti : «Le complexe aquatique du parc est un véritable ilot de fraicheur. Quand nous avons prise cette décision de tarification adaptée l’été dernier, il s’agissait bien de pouvoir rendre très accessible ce service public en l’absence d’autres possibilités de rafraichissement aux alentours.
Nous voulons poursuivre ce principe de tarif réduit à l’avenir, sans forcément aller jusqu’à la gratuité, mais en examinant les meilleures possibilités afin d’accueillir de façon satisfaisante et confortable le plus grand nombre de familles».

Charles Landre : «La décision prise l'été dernier de rendre la piscine gratuite lors des interdictions de baignade sur les lacs était une réponse compréhensible, mais ce n'est pas la bonne solution. Répondre à un problème par un autre dispositif, c'est traiter le symptôme sans s'attaquer à la cause. La vraie question que personne ne pose franchement, c'est celle-ci : pourquoi les interdictions de baignade sur les lacs de Montaubry,  Berthaud et Torcy sont-elles si fréquentes ? Ces plans d'eau sont des équipements de plein air précieux pour les habitants du bassin  creusotín. Leur fermeture répétée, notamment en période estivale, révèle un déficit sérieux dans leur gestion et leur entretien. C'est un sujet  qui relève de la CUCM, et il est temps que la communauté urbaine prenne ses responsabilités sur ce dossier.
Rendre la piscine gratuite pour compenser des lacs inaccessibles, c'est accepter l'échec de la gestion de ces espaces naturels comme une fatalité. Ce n'est pas ma conception des choses. Mon engagement, c'est de porter au niveau intercommunal une exigence forte sur la qualité de l'eau et la gestion de ces sites, pour que les habitants puissent s'y  baigner dans de bonnes conditions tout au long de la saison estivale.
Il est temps de porter cette politique à la CUCM : une saine gestion de l'eau et des espaces naturels. Autrefois, Montaubry ou Torcy constituaient des atouts indéniables pour l'été, il nous faut les retrouver. En tant que maire du Creusot, je m'engagerai dès le printemps sur ce sujet essentiel. La piscine municipale a vocation à accueillir les nageurs, les  scolaires, les clubs. Elle ne peut pas être l'unique variable d'ajustement des défaillances de la politique de gestion des espaces naturels. Réglons le problème à la source».

Didier Laubérat : «Oui ! Nous sommes favorables à cette mesure, que nous considérons comme une action de solidarité envers les personnes qui ne partent pas en vacances. Précisons un point important sur le mot « gratuité » qui ne nous semble pas tout à fait juste. Un service public est toujours payé, que ce soit par les usagers directs ou par l'ensemble des contribuables. Nous ne sommes pas favorables à la gratuité totale et systématique des services publics.
Mais à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle - et malheureusement ce type de situation devient courant. Depuis plusieurs années, la ville du Creusot ouvre en période de canicule des lieux climatisés tels que l'Alto. L'ouverture gratuite de la piscine en période de canicule s'inscrit dans la même démarche et cela est important, notamment pour les jeunes enfants et les plus âgés. Cette mesure relève d'une logique de santé publique et de solidarité envers les personnes les plus vulnérables.
Nous sommes donc favorables à l'automatisation de cette ouverture gratuite dès le déclenchement d'alertes canicule, indépendamment de la situation des sites de baignade naturels».

Johnny Désiré : «Les piscines municipales sont des équipements essentiels, mais également parmi les plus coûteux à exploiter en raison des besoins importants en énergie.
Cependant, elles jouent un rôle important lors des épisodes de forte chaleur, en permettant aux habitants de se rafraîchir dans des conditions sûres.
Des mesures exceptionnelles peuvent être envisagées lors des périodes de canicule, notamment pour protéger les habitants les plus fragiles. La question de la gratuité doit être étudiée de manière responsable, en tenant compte des conditions climatiques et des capacités de la commune.
Il est également important de prévoir des lieux rafraîchis ou climatisés accessibles aux habitants, notamment les plus fragiles afin d’offrir des solutions adaptées en période de fortes chaleurs».


11 - Êtes-vous favorable à un accompagnement des clubs sportifs pour leur comptabilité qui devient de plus en plus complexe ?


David Marti : «Les clubs sportifs et les associations, notamment celles qui sont employeuses, sont de plus en plus confrontés à des enjeux réglementaires et comptables parfois lourds, empêchant parfois jusqu’au renouvellement des cadres associatifs qui ne peuvent prendre ces responsabilités. Nous en avons tout à fait conscience et nous voulons trouver les bonnes réponses avec les associations.
Aujourd’hui la ville du Creusot agit déjà beaucoup auprès de toutes les associations, en matière technique et logistique, mais aussi par les subventions de fonctionnement ou de projets, ainsi que par la gratuité des salles que nous voulons poursuivre. Peu d’autres villes s’engagent autant pour soutenir les associations ; mais nous le faisons en ayant la conviction qu’elles sont une véritable richesse pour Le Creusot.
Comment faire plus ? Certainement en accompagnant mieux les clubs sportifs et les associations en matière de conseils et de nouveaux outils : comptabilité oui, partage de pratiques et mutualisation aussi, accompagnement au montage de projets, création d’un portail numérique unique pour faciliter les démarches et la communication… Nous agirons en effet pour répondre au mieux aux défis que connaissent les associations au quotidien. Nous le ferons dans le cadre d’organisation d’assises de la vie associative, permettant un dialogue approfondi et régulier».

Charles Landre : «Le sport amateur au Creusot est en souffrance, et la municipalité actuelle regarde ailleurs depuis trop longtemps. Les clubs font face à une réalité brutale : le bénévolat s'effondre. Les dirigeants associatifs doivent aujourd'hui maîtriser la comptabilité, le droit du travail, les appels d'offres, la conformité RGPD, les dossiers de subventions… On impose à des passionnés des contraintes dignes du sport professionnel, sans leur donner les moyens de les assumer.
Et que fait la ville ? Elle verse les mêmes subventions d'année en année et des subventions exceptionnelles quand un club est déjà au bord du gouffre. C'est de la gestion de crise, pas de l'accompagnement. Les critères d'attribution des subventions sont opaques, mal compris des clubs, et souvent inadaptés à la réalité de leur fonctionnement. On entérine les situations passées, on ne construit pas l'avenir.
Mon projet rompt avec cette logique. D'abord, la création d'une Maison des Sports au Stade Jean Garnier, lieu de vie, de rencontre et de mutualisation, où les clubs peuvent se retrouver, partager des ressources, des compétences, du matériel, et rompre l'isolement qui fragilise chaque structure. C'est ici que nous bâtirons les solutions d'accompagnement pour tous les clubs Creusotins. Ensuite, la mise en place d'un Office Municipal des Sports indépendant politiquement, qui ne soit pas un outil de communication municipale, mais une véritable instance de réflexion et de dialogue avec les clubs sportifs pour adapter les politiques publiques à leurs besoins réels.
Sur le financement, je mets fin aux subventions figées. Je leur substitue des contrats triennaux et quinquennaux, adossés à un projet sportif formalisé. Ces contrats permettront de dégager des moyens pérennisés — et potentiellement plus importants qu'aujourd'hui en début de période pour amorcer une dynamique — plutôt que de subventionner dans
l'urgence des structures déjà fragilisées. Dans ce cadre, nous les accompagnerons dans la gestion de leur comptabilité.
Pour diversifier les ressources des clubs, j'organiserai des rencontres du mécénat sportif avec les entreprises, pour mettre en relation clubs et entreprises locales. Et j'introduirai une mesure structurante : toute aide économique octroyée par la ville ou la CUCM à une entreprise devra être conditionnée à ce que 5 % de la somme soit reversée à une association creusotine — sportive, culturelle ou autre. Ce levier permettra d'injecter des fonds privés nouveaux dans la vie associative locale.
Le sport amateur mérite mieux qu'une sorte de charité municipale de dernière minute. Il mérite une politique, une vision, et des outils à la hauteur de son rôle dans la cohésion sociale de notre ville. Je m'engage à la porter».

Didier Laubérat : «Oui, nous sommes pleinement favorables à cet accompagnement renforcé des clubs sportifs. Ces derniers, mais aussi les associations, rencontrent souvent des difficultés dans ces domaines, en particulier celles et ceux qui emploient des salariés. Ces structures, essentiellement animées par des bénévoles, se trouvent confrontées à une complexité croissante des obligations légales et fiscales.
Nous proposons la création d'une Maison du Sport ainsi que la refondation de l'Office Municipal des Sports. Grâce à son indépendance, l'OMS deviendra un véritable associé et partenaire de la ville, et non plus une simple courroie de transmission.
Dès notre élection, nous rencontrerons les clubs sportifs pour les associer pleinement à cette démarche. C'est au sein de la Maison du Sport que ce support administratif commun aux clubs serait installé, offrant une expertise partagée en matière de comptabilité, de gestion des paies, de déclarations sociales et fiscales. Cette mutualisation des moyens pourrait également être ouverte aux associations non sportives, notamment celles qui emploient des salariés et font face aux mêmes contraintes administratives.
Nos relations avec les associations sportives et culturelles seront construites sur le respect, le dialogue, en résumé dans le cadre d’un partenariat. Il s'agit d’accompagner le dynamisme associatif, plutôt que d'imposer des contraintes supplémentaires à des bénévoles déjà fortement sollicités».

Johnny Désiré : «Oui, je suis pleinement favorable à un accompagnement renforcé des clubs sportifs, les associations mais aussi pour les entreprise.
Les clubs jouent un rôle essentiel dans la vie locale, que ce soit sur le plan sportif, social ou éducatif. Leur gestion administrative et comptable est devenue plus complexe, et il est important que la ville puisse les accompagner.
La commune doit être un partenaire, en apportant un soutien administratif, technique ou organisationnel lorsque cela est nécessaire.
Soutenir les clubs, c’est soutenir le dynamisme de notre ville et l’engagement de nombreux bénévoles».



12 - Le Creusot ne dispose pas de terrain synthétique. Est-ce que cela doit être envisagé et à quel horizon ?


David Marti : «Il ne faut pas se l’interdire et nous voulons poursuivre cette réflexion en lien avec les clubs de rugby et de football. En matière d’équipements sportifs beaucoup a déjà été fait, de sorte à ce que Le Creusot soit une des villes les plus sportives et les mieux dotées de toute la région. Cela a été souligné à l’occasion des journées olympiques de la jeunesse.
Le travail est en cours pour un nouveau club-house pour la JOC, car un des enjeux est aussi d’adapter nos équipements et le bâti municipal à la sobriété énergétique. Si un terrain synthétique permet aussi de répondre à ce sujet en améliorant les conditions sportives, cette piste doit alors être étudiée, dans un cadre budgétaire défini.
Il serait facile de prendre des engagements sur tout. Nos concurrents le font en augmentant toutes les dépenses tout en baissant toutes les recettes. Ce n’est pas responsable. A l’inverse, nous avons toujours dit ce que nous pouvions faire et ce que nous pouvions pas faire. Les clubs et les associations pourront compter sur nous, dans un dialogue de confiance».

Charles Landre : «Soyons francs : le terrain synthétique au Creusot, c'est l'Arlésienne de  la politique sportive locale. On en parle depuis les 100 ans de la JO Creusot en 2008, quand André Billardon l'avait promis. Depuis, chaque  campagne électorale a vu ressurgir cette promesse — David Marti lui-même  l'avait inscrite dans son programme en 2020. Résultat aujourd'hui ?  Toujours rien. Les promesses s'accumulent, les mandats passent, et les joueurs s'entraînent sur des terrains trop souvent en mauvais état.
Car c'est bien là le quotidien : des pelouses dégradées, insuffisamment entretenues, non par manque de compétence des jardiniers municipaux, mais parce que la ville ne leur donne tout simplement pas les moyens de faire correctement leur travail. C'est un choix politique. Un choix qui dit beaucoup sur la considération que la majorité sortante porte au sport amateur.
Pour le COCB, à qui il a aussi été promis du synthétique pour les entraînements, une décision a durablement hypothéqué le développement du club : la vente des terrains autour du Parc des Sports. Ces terrains auraient pu accueillir des infrastructures d'entraînement dignes d'un club qui jouait la montée en Fédérale 1. Ils ont été cédés, obérant pour  longtemps toute possibilité de développement cohérent du site.
Et pendant ce temps, le club house de la JO Creusot, dont la réfection avait été promise, n'a jamais été budgété par la ville en dépit des promesses mensongères des élus de la majorité.
Tout cela doit cesser. Le terrain synthétique ne sera pas une promesse de campagne supplémentaire dans mon programme. Il constituera un  engagement inscrit dans une politique sportive globale et cohérente autour du stade Jean Garnier, telle qu'elle sera définie avec les clubs et l'OMS. Il appartient aux clubs de proposer un usage suffisant et partagéde cet équipement — la JO Creusot, le COCB, mais aussi d'autres disciplines qui pourraient en bénéficier. Et il appartiendra alors à la ville de prendre ses responsabilités en le réalisant, en mobilisant les financements de l'Agence Nationale du Sport, de la Région et du Département pour en limiter le coût pour le contribuable creusotín. Les sportifs creusotins ont attendu assez longtemps. Cette fois, les actes suivront les mots. Je me battrai pour ça».

Didier Laubérat
: «Ce projet revient à chaque élection municipale et concerne deux sports présents au Creusot : le football et le rugby. Compte tenu du fait que ce terrain doit servir à la fois de lieu d'entraînement et de compétition, il ne semble pas possible d'envisager une mutualisation entre les deux clubs. Chacun aurait donc besoin de son propre équipement.
À première vue, l'entretien d'un terrain synthétique par rapport à un terrain naturel semble intéressant. Toutefois, plusieurs éléments doivent être pris en compte : la durée de vie d'un terrain synthétique est relativement courte (10 à 12 ans), l'investissement est estimé entre 600 000€ et un million d'euros par terrain, et l'impact environnemental doit également être étudié sérieusement.
En l'état actuel de nos connaissances, il semble tout à fait impossible de réaliser deux équipements sur un seul mandat. De plus, nous souhaitons rompre avec le principe de l'estimation approximative. Aussi nous proposons la démarche suivante :
- Une étude technique, financière et environnementale précise, comparative avec un terrain engazonné
- L'examen de ce dossier par une commission composée de : la ville du Creusot, l'OMS refondé, le club de football et le club de rugby
Ce processus de dialogue, de partenariat et surtout de transparence par rapport aux choix correspond tout à fait à notre démarche globale que nous mettrons en place dès notre élection. Les décisions seront prises sur la base de données objectives et partagées, en concertation avec les acteurs locaux».

Johnny Désiré : «La création d’un terrain synthétique est un projet qui peut présenter un réel intérêt, notamment pour permettre une utilisation plus intensive des installations tout au long de l’année, quelles que soient les conditions météorologiques.
Cependant, il s’agit d’un investissement important qui doit être étudié avec sérieux, en concertation avec les clubs concernés et en tenant compte des capacités financières de la commune.
Une étude de faisabilité permettra d’évaluer précisément les besoins, les coûts et les bénéfices pour les utilisateurs.
L’objectif est de prendre des décisions responsables, adaptées aux besoins réels des sportifs et à l’intérêt de la collectivité».


Votre météo au Creusot
Votre météo en Bourgogne