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> Vie locale > LE CREUSOT
11/02/2026 03:17
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LE CREUSOT (Municipales) : Les réponses des candidats aux questions de creusot-infos (1)

Festival des Beaux Bagages... Festival de piano... Salle de spectacles... David Marti, Didier Laubérat, Charles Landre et Johny Désiré répondent aux questions de creusot-infos.




Comme pour les précédentes élections municipales, creusot-infos a décidé de soumettre des questions aux candidats déclarés, au Creusot. Chaque candidat a été invité à nous adresser des réponses écrites, dans la limite moyenne de 1500 signes pour chaque question.
Voici donc les premières réponses reçues. D'autres vont suivre, sur d'autres sujets.
A.B.


1 – Le Festival des Beaux Bagages a vu sa fréquentation augmenter au fil des années. Que comptez-vous faire ?


David Marti : «Le Festival des Beaux Bagages est aujourd’hui un rendez-vous installé de l’été creusotin. Sa fréquentation en hausse montre qu’il appartient pleinement aux habitants, qui s’y retrouvent, s’y reconnaissent et le font vivre.
La Ville poursuit cette programmation culturelle d’été en maintenant la gratuité de l’ensemble des spectacles. Dans la continuité de ce qui est engagé, le festival continuera d’évoluer de manière progressive, fidèle à son esprit d’ouverture et de proximité.
L’avenir du Festival des Beaux Bagages se construira avec les Creusotines et les Creusotins, de la petite enfance aux aînés. Une concertation permettra de réfléchir ensemble à ses évolutions, afin qu’il reste un temps fort partagé, ancré dans les quartiers et dans le quotidien, au service d’un Creusot qui prend soin et qui rassemble».

Didier Laubérat : «La culture est au cœur de notre projet pour faire du Creusot une ville attractive et dynamique toute l'année. Le festival, désormais rebaptisé « Les Rugissantes », s'est transformé au fil du temps. Aujourd'hui structuré autour de deux temps forts – en début et fin d'été – il mérite d'être repensé pour répondre à certaines aspirations des Creusotins. Nous souhaitons que cet événement irrigue l'ensemble de la saison estivale, notamment les week-ends, conformément au projet d'origine. L'objectif est triple : offrir aux habitants qui ne partent pas en vacances un été festif et animé ; accueillir les visiteurs (touristes de passage, familles en visite, nouveaux salariés) dans une ville vivante. Nous tenons à saluer les très nombreux bénévoles qui permettent chaque année le bon déroulement de ce festival.
Pour l'été prochain, nous respecterons la programmation déjà établie. Mais dès notre élection, nous organiserons des assises de la culture associant associations, bénévoles et habitants. Le festival sera l'un des sujets prioritaires de cette concertation, afin de construire ensemble l'événement de demain : un rendez-vous culturel ancré dans la durée et ouvert à tous».

Charles Landre : «Notre projet est très clair : nous souhaitons installer un festival culturel par saison au Creusot. Cette ambition s'inscrit dans notre volonté de donner au Creusot un rayonnement culturel et d'offrir aux Creusotins une programmation riche tout au long de l'année.
Si nous ne connaissons en réalité pas la fréquentation réelle des Beaux Bagages (seules des estimations sont données par la mairie, en l'absence de billetterie), il y a nécessité de rendez-vous de création culturelle au Creusot. Les Beaux Bagages pourrait s'inscrire dans un calendrier festivalier et une programmation culturelle à l'année cohérente. Aujourd'hui, ce n'est qu'une suite d'animations estivales sans véritable identité festivalière marquée par rapport à d'autres offres sur d'autres territoires.
Notre volonté c'est de créer une dynamique culturelle pérenne, d'attirer un public plus large et de positionner Le Creusot comme une destination culturelle attractive. Nous veillerons à ce que ces festivals bénéficient d'un meilleur soutien municipal tout en encourageant les partenariats nécessaires avec des acteurs privés. L'objectif est de créer une véritable identité culturelle creusotine, en valorisant nos atouts patrimoniaux exceptionnels tout en accueillant des programmations contemporaines et diversifiées qui parlent à tous les publics. Le Creusot mérite mieux qu'une programmation au fil de l'eau : nous lui offrirons une politique culturelle ambitieuse et structurée, autour quatre temps forts annuels qui rythmeront la vie de notre ville et attireront des visiteurs bien au-delà de notre bassin».

Johnny Désiré : «La hausse de fréquentation du Festival des Beaux Bagages montre qu’une culture populaire, accessible et ancrée localement peut rencontrer un vrai succès.
Si je suis élu, mon objectif sera de consolider ce festival, sans le dénaturer.
Cela passe par une meilleure anticipation logistique, une sécurisation du financement, et une coordination renforcée avec les associations et bénévoles qui en sont le cœur. Je souhaite aussi veiller à ce que ce type d’événement bénéficie réellement aux habitants et au centre-ville, notamment aux commerçants, tout en restant financièrement maîtrisé pour la commune».


2 – L’été 2025 avait vu la création du Festival de Piano au Château de la Verrerie. Il n’aura pas lieu en 2026. Souhaitez-vous qu’il revienne en 2027 ? Sous quelle forme ? Avec quels soutiens ?


David Marti : «Le Festival de Piano au Château de la Verrerie a rencontré un réel succès et a confirmé le potentiel du site pour accueillir des propositions culturelles exigeantes, dans un cadre patrimonial accessible à tous.
L’absence d’édition en 2026 s’explique par l’impossibilité de réunir, à ce stade, l’ensemble des conditions nécessaires avec les partenaires culturels. Ce choix reflète une volonté de cohérence et de responsabilité.
Les discussions sont engagées avec les acteurs culturels et institutionnels, et il existe une volonté commune de construire les conditions d’un retour du festival en 2027, dans une forme consolidée, partagée et durable. L’objectif est de faire de ce rendez-vous un projet culturel inscrit dans la durée, au bénéfice des habitants et du rayonnement du territoire».

Didier Laubérat : «Oui, nous souhaitons le retour de cet événement, qui a rencontré un beau succès lors de sa première édition. Rapidement après l'élection, nous échangerons avec les organisateurs pour construire ensemble l'avenir de cet événement. Notre objectif sera de le pérenniser en trouvant le format le plus adapté, tant sur le plan artistique que financier. 
Plus globalement nous souhaitons faire du Château un site entièrement dédié au patrimoine et à la culture. Le cadre exceptionnel de sa cour doit permettre d’accueillir des manifestations culturelles d'envergure. Cette orientation guidera nos choix pour ce lieu emblématique de notre ville qui mérite une valorisation à la hauteur de son histoire et de son potentiel. Les pistes à explorer sont nombreuses (différentes formes artistiques : théâtre, opéra, concert) pour diversifier l'offre culturelle tout en étant attentif au développement de partenariats avec les institutions culturelles régionales, le mécénat d'entreprise et les acteurs locaux.
Cette vocation patrimoniale du Château nous permettra de postuler à des labels et financements spécifiques permettant de rendre ce lieu accessible à tous et rayonnant».

Charles Landre : «Le Festival de Piano au Château de la Verrerie, porté par des mécènes privés, a été une belle démonstration de ce qui est possible au Creusot. Il a montré qu'il est possible d'attirer une programmation de qualité et des artistes renommés dans notre ville. Nous souhaitons donc absolument pérenniser des rencontres culturelles ambitieuses de ce type au Creusot.
Mais pour cela il faut avoir la volonté que Le Creusot devienne l'une des villes les plus dynamiques de France en matière culturelle. Ambition dont David Marti est dépourvu puisque Piano à la Verrerie disparaît cette année.
Il faudra aussi savoir l'insérer dans une programmation culturelle municipale ambitieuse tout au long de l'année et traiter les problématiques d'infrastructures, et particulièrement l'absence d'hôtellerie suffisante sur notre territoire.
Le soutien municipal à des projets aussi ambitieux est une évidence, en facilitant la mise à disposition de lieux d'exception, et en accompagnant les organisateurs dans leurs démarches, en nous entourant de vrais professionnels et en mobilisant des réseaux pour le mécénat privé. Nous lancerons dès le 15 mars des appels à projet pour construire cette ambition culturelle pour que tout festival de ce type soit un événement de référence à ambition nationale. Le cadre exceptionnel du Château de la Verrerie mérite une programmation à sa hauteur, et nous mettrons tout en œuvre pour que cette belle initiative devienne un moment de la vie creusotine inscrit dans la durée.
Prenons conscience que nous disposons de presque tous les atouts, ici au Creusot, pour y arriver».

Johnny Désiré : «Je suis favorable à un retour du Festival de Piano. Avec une programmation de qualité, avec une vraie cohérence artistique, en recherchant des partenariats extérieurs : mécénat privé, soutiens institutionnels, voire collaboration avec des conservatoires ou structures musicales régionales.
La culture doit être ambitieuse.».


3 – Approuvez-vous l’idée de création d’une salle de spectacles et/ou concerts ? Si oui, doit-elle être municipale ou communautaire ?


David Marti : «Les habitants ont clairement exprimé, lors des temps de concertation, leur attente de spectacles et de concerts grand public dans des conditions d’accueil adaptées.
Cette réflexion s’inscrit dans une vision à long terme du développement culturel et de l’attractivité du territoire. Il s’agit de penser un équipement capable de répondre à des usages variés, pour toutes les générations, en complémentarité avec l’existant.
Compte tenu des enjeux financiers et de fonctionnement, cette réflexion a vocation à être menée à l’échelle communautaire. Avancer collectivement permet de construire, étape par étape, une réponse réaliste, utile et durable, en phase avec les besoins exprimés par les habitants».

Didier Laubérat : «Oui, nous approuvons pleinement ce projet, qui figure parmi nos engagements majeurs. Lors de nos réunions publiques de décembre dernier, nous avons annoncé notre volonté de réaliser cette grande salle de spectacle structurante pour le territoire car elle doit impérativement être portée par la Communauté Urbaine Creusot Montceau, qui en restera propriétaire. Son emplacement, idéalement situé entre Le Creusot et Montceau-les-Mines, permettra de servir l'ensemble du bassin de vie et d'optimiser son accessibilité pour tous les habitants.
Nous porterons cette proposition auprès du prochain exécutif communautaire et travaillerons, en concertation avec Montceau et les autres communes, pour définir les modalités de ce projet structurant et son dimensionnement précis.
L'expérience nous a appris qu'il est essentiel de rationaliser la dépense publique et d'éviter la multiplication d'équipements concurrents sur un même territoire. Une salle unique, dimensionnée pour accueillir des spectacles de grande qualité, sera plus attractive, plus viable économiquement et bénéficiera d'une programmation plus ambitieuse qu'une dispersion des moyens sur plusieurs salles en compétition. Cet espace bénéficiera aux habitants des 34 communes de la CUCM».

Charles Landre : «Nous avons proposé dès l'automne dernier la création d'une salle de concert. Cet équipement manque cruellement au Creusot et c'est une anomalie qu'il n'en existe pas, ni au Creusot ni au nord et à l'ouest de la Saône-et-Loire. Les programmations festivalières de Montceau-les-Mines sur des courtes périodes ont régulièrement montré qu'il est possible d'attirer des musiciens renommés, la programmation de Piano à la Verrerie aussi. Le public existe, l'appétit culturel est là.
La question communautaire est légitime dans le cadre de projets utiles pour les habitants de tout le territoire. Force est de constater que les politiques menées jusqu'alors sont passées à côté de ce rôle. L'Hôpital Communautaire a été un mensonge et finalement un échec dont nous payons encore le lourd tribut aujourd'hui. Le financement des cinémas (12 millions d'euros de subventions publiques et de travaux intégralement pris en charge par la CUCM et la ville pour deux cinémas totalement privés en proximité immédiate) a montré que l'exécutif communautaire ne sait pas organiser le territoire.
Notre projet est concret. Nous proposons de commencer par étudier la conversion de la NEF, qui est une salle sans destination, qui se dégrade, et dont la ville n'a jamais su quoi faire. Le Creusot a tous les atouts – une gare TGV, la proximité de l'A6 – pour accueillir un tel équipement. Utilisons enfin ces atouts ! Nous devons viser une jauge entre 1200 et 2000 places et organiser la sélection des meilleurs professionnels pour lui donner vie et programmer une offre de qualité. C'est un projet très ambitieux et nécessaire qui offrira d'énormes retombées pour notre région».

Johnny Désiré : «Le Creusot a besoin d’équipements culturels adaptés, mais là encore, la question du coût et de l’usage est centrale.
Je ne suis pas opposé par principe à une salle de spectacles ou de concerts, mais je pense qu’un tel projet doit être réfléchi à l’échelle intercommunale, afin d’éviter les doublons et de mutualiser les charges.
Avant toute construction, il faudra d’abord évaluer précisément les besoins, l’existant, la fréquentation potentielle et les coûts de fonctionnement. Il vaut parfois mieux optimiser et moderniser l’existant plutôt que lancer un grand projet coûteux et difficile à faire vivre sur la durée».



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