
Didier Laubérat : « On pourra dire que la ville du Creusot est attractive quand la courbe démographique sera inversée...»

Jeudi soir à la Maison des Associations Mouillelongue, le candidat à la mairie du Creusot Didier Laubérat a présidé son tout premier rendez-vous (sur 4) avec la population.
Après une courte introduction, il a laissé le micro à Danièle Picard qui s’est chargée de parler du Creusot d’une manière générale avec des constats : « Nous avons de belles entreprises et de ce point de vue là, notre ville est enviée. L’économie va bien…Par contre il suffit de sortir, les gens travaillent ici et repartent…».
D’où le souhait de travailler sur cinq axes, sur le logement notamment afin d’arrêter la baisse de la démographie, sur l’attractivité avec l’embellissement et l’entretien de la ville : « Il faut que les gens se sentent bien en ville. Nous passerons par une vraie écoute, bienveillante et attentive pour Le Creusot…».
Seconde à prendre la parole Agnès Bourré, spécialisée Finances-RH, a abordé assurément la baisse des impôts fonciers et elle a donné des pistes de réflexion sur les dépenses et recettes permettant de faire baisser d’un point les impôts fonciers et de trouver environ 250 000€ de dépenses en moins et/ou de recettes en plus.
« Il faut mieux étudier les projets pour arrêter les dérapages financiers, recentrer les dépenses sur les besoins véritables des Creusotins, redéployer le personnel existant pour limiter les recrutements. C’est aussi pour le personnel des opportunités d’évolution.Bref, il faut mettre en place un management moderne des ressources humaines…».
Côté recettes, Agnès Bourré expliquant qu’il faut imaginer des partenariats gagnants-gagnants avec la CUCM, les communes voisines, le Département… et examiner les recettes de la ville pour repérer celles qui pourraient être optimisées sans pénaliser les Creusotins.
« Il faut engager Le Creusot dans une spirale vertueuse attractivité/richesse…» dira la directrice générale territoriale retraitée, avant la présentation d’indicateurs financiers implacables selon elle, mettant en exergue la valeur du bâti de la ville, en baisse de 1% par an, au lieu d’augmenter, et les dotations de pauvreté en pleine croissance.
Créer une maison pluridisciplinaire de santé
Autre regard, celui posé par Nicolas Mendes sur le nombre insuffisant de médecins généralistes au Creusot et sur sa démographie. « La solution : la création d’une maison pluridisciplinaires de santé, qui apporterait plus de confort aux patients et des conditions de travail plus agréables aux médecins. Au Creusot il y a une maison de santé, il en faudrait beaucoup plus…».
4e intervenant, Pierre Brugniau s’est focalisé sur l’attractivité de la ville : « Les gens travaillent ici mais ils ne restent pas au Creusot, car c’est moche…». Et de lister les problèmes de chaussées en mauvais état, la circulation rendue difficile avec les priorités à droite, les trottoirs sales…« Il faut repenser et réétudier certaines rues comme la rue Docteur Rebillard, la rue des Martyrs, il faut réétudier le plan de circulation…».
Bien sûr, Didier Laubérat s’est chargé de la conclusion de cette réunion qui a réuni 70 personnes.
Le candidat a donné quelques statistiques, fait des comparaisons avec d’autres villes de Saône-et-Loire et livré le nombre d’habitants au Creusot : «Il y a moins de 20 000 habitants aujourd’hui». Précisant que la commune de Marmagne était aujourd’hui la seule commune du secteur ayant une démographie positive.
Sur la sécurité : « Oui il faut renforcer notre police municipale, il faut remettre deux ou trois policiers municipaux de plus au Creusot…L’attractivité de la ville ? On pourra dire que la ville est attractive quand la courbe de la démographie sera inversée».
J-C.P






