
Ancien Ministre, Président de Dijon Métropole, François Rebsamen était jeudi soir à l’ESCALE pour soutenir David Marti. Le Maire du Creusot, sans les citer, n’a pas été tendre avec Didier Laubérat et Charles Landre.

«Quand on y regarde bien, cela fait 5 mois que nous sommes en campagne. Une belle campagne ; II reste la dernière ligne droite. Avec une magnifique équipe. Ce que je retiens c’est une véritable aventure humaine. Avec de l’énergie, du dynamisme, c’est une énorme victoire»… C’est avec ces mots que David Marti a ouvert son avant dernière réunion de campagne. Pour l’occasion la grande salle de l’ESCALE était si bien garnie, que tout le monde n’a pas pu trouve une place assise…
Tout sourire, le candidat a souligné : «On a plus de 700 personnes, de tous horizons, qui nous ont apporté leur soutien».
Le temps que les candidates et candidats se présentent, le temps de précisé que «José a eu la volonté de devenir Français, mais il a fini par renoncer», et c’est de l’invité du jour que David Marti a parlé : «Dans les moments difficiles, François Rebsamen est là pour peser et soutenir, il l’a fait pour notre antenne universitaire».
Remarquant que Nathalie Koenders a pris pour slogan «Prendre soin de Dijon», David Marti a mis en relief : «On a une ville engagée avec 400 associtations, dans la cilture, dans le sport. L’engagement du Creusot, c’est aussi contre les violences faites aux femmes ; Pour la liberté de penser, d’agir, dans le respect de la République.
Pour que chacun vive avec l’autre et auprès de l’autre».
Ce sont ensuite trois colistiers qui ont pris la parole.
Florence Pauchard

«Je me suis engagée pour la santé. La santé c’est une affaire de territoire. C’est un enjeu majeur. Partout en France les collectivités sont confrontés à de nombreux défis. Le Creusot n’y échappe pas. Nos engagements, c’est faciliter l’accès aux soins. Les choses se font, c’est un travail de longue haleine. On a des internes qui arrivent. Leur accueil est essentiel. On va faire des acccompagnements personnalités, avec des logements accueillants, mais aussi pour le sport et les loisirs.
Je souligne les actions déjà menées pour la santé mentale.
Le Creusot est ville où l’on peut bien vieillir. En luttant contre l’isolement ; Soutenir les aidants et développer des services de proximité pour les séniors ; C’est aussi l’environnement, avec végétalisation, les activités physique avec notamment les samedi de bouger.
Le Creusot va continuer à avancer».
Sonia Brych

«Oui Le Creusot est une ville attractive. J’y suis restée, je me suis mariée et j’ai eu des enfants. Chacun peut trouver son bonheur avec des infrastructures pour les enfants. Comment ne pas être fier de l’écolo crèche qui donne presqu’envie de refaire des enfants. Mais aussi du cinéma, du parc des Combes. On continuera de travailler avec le projet d’une salle de spectacles. Je veux continuer de faire vivre la dynamique».
Philippe Priet

«Je voudrai déjà dire à Monsieur Rebsamen que je le félicite pour la transformation de la ville de Dijon, que j’ai connue il y a 40 ans.
Comme quoi on peut ne pas être de gauche et féliciter quelqu’un de gauche. Je ne renie pas origines. Je n’ai pas de problème d’orientation. Mon orientation c’est Le Creusot. Et c’est avec toi David que j’ai envie de continuer et avec toute l’équipe. Il y a des silences qui m’ont fait mal, que j’ai du mal à comprendre. Avec Syvlaine on a décidé de rester et de continuer l’aventure avec toi.
Je veux parler de l’apprentissage du métier. de ma fonction d’adjoint avec la délégation notamment des travaux. On voit le travail qui est fait par les services, franchement chapeau, ça bosse. La ville a été très active pendant 6 ans, contrairement à ce que l’on peut entendre. Tu nous emmènes dans la bonne direction».
David Marti : «On n’est pas dans un esprit de sectarisme. Il faut ouvrir, avoir une vision et être d’accord sur le socle. Il faut rassembler au maximum».
Culture pour tous
A une question de Pierre Frantz demandant, au sujet de la culture, si la ville s’appuiera sur l’EDS, au nom de l’éducation artistique et culturelle, David Marti a répondu : «La ville a fait la démonstration de combien la culture est importante. La ville met des moyens. La culture est la pierre angulaire, car elle permet de rassembler, de s’épanouir. Nous avons fait l’orchestre à l’école. Et ça marche. On s’appuie sur tous les acteurs. On a une scène nationale, des associations. Peu de villes de notre taille, peuvent dirent qu’elles ont autant que nous.
Concernant l’EDS, on l’a accompagnée pendant des années. On continue et on continuera. Car elle fait du travail, à l’échelle de la communauté urbaine. On avance. C’est aussi fonction des disponibilités.
L’art dans la rue, nous sommes critiqués. Cela permet aux enfants de s’épanouir. On a fait le parcours Bobin. On continuera en mettant les moyens. On n’est pas dans la promesse, on est sur ce que l’on peut faire».
François Rebsamen

«Je suis présent par amitié. David on a beaucoup de valeurs ensemble. C’est un homme de valeurs et de points commun. C’st un homme de confiance, de valeurs, de gauche, de celle qui rassemble, pas celle qui divise. La gauche qui sait rappeler la devise de la République, toujours, en l’accompagnant de mots comme la solidarité, la laïcité, qui sont des valeurs cardinales, qui accompagnent les valeurs de la République.
Le bilan de David, le vôtre, je le connais un peu. J’ajoute un slogan : «Qui a fait fera !». Quand vous avez tenu votre parole, que vous êtes des élus de parole, c’est un plus. Certes on ne gagne pas sur un bilan, mais on peut la perdre sur un bilan. Ici le bilan est à hauteur de votre travail.
Oui David est un travailler acharné. On ne dirige pas une ville comme Le Creusot, en divisant, avec un seul parti. Vous portez le parti du Creusot, de gauche, ou qui ne le sont pas. Vous avez en commun les valeurs de la ville, qui se sont fondées au cours de l’histoire
J’ai tellement de souvenirs de la ferveur de la victoire de Camille, je la retrouve aujourd’hui. Cette histoire fonde des valeurs, celle de la classe ouvrière, du travail, de la solidarité. De gens qui ont créé cette formidable collectivité, qu’est aujourd’hui la ville du Creusot et la Communauté Urbaine. Vous allez continuer car le travail n’est pas achevé», a d’abord déclaré François Rebsamen.
Cela avant de parler de la relance de l’industrie, de l’activité industrielle. «On est confronté à des contradictions majeures. A Paris on entend parler de la relance industrielle.
Le problème c’est que les relations entre l’Etat et les collectivités c’est l’inverse. Ce sont les collectivités industrielles qui ont été mises en difficultés, avec une loi de finance injuste pour Le Creusot, Dunkerque, Le Havre, Montpellier
Le courage que vous avez eu, il faut l’avoir.
Il faut d’abord aimer sa ville. Quand on a l’amour, on avance, on fait bouger. Ceux qui dénigrent, n’aiment pas leur ville; ils n’aiment pas les gens. Ce sont des diviseurs.
On gagne pas sur la division, on la gagne sur le rassemblement, sur le rassemblement, autour des valeurs ; c’est la gauche que j’aime. Celle qui n’est pas sectaire, qui sait s’ouvrir, qui a une vision de l’évolution de la ville»
Evoquant l’attractivité; François Rebsamen assure : «David, il la porte tous les jours. Dès qu’il a l’occasion, il le fait. L’anniversaire de Mitterrand, allez hop Le Creusot… Une réunion de France Urbaine, il est toujours candidat. C’est comme cela que l’on porte une ville.
Vous avez la chance d’avoir une belle équipe ; Continuez !
David est un Maire qui travaille et qui est reconnu dans les grandes villes de France. Avec Nathalie Koenders, ils ont présidé la commission sur la sécurité. C’est long d’avancer pour donner plus de pouvoir sur la Police Municipale. Vous avez travaillé là-dessus. Le nouveau Ministre de l’Intérieur, il est bien ! Je pense David que tu devrais lui faire signe.
J’étais l’agent commercial de ma ville. On passe notre temps à aller chercher des cofinancements.
Pour avoir Polytech, il ne lâche pas et il a eu raison.
Vous avancez pour accueillir les salariés. C’était ici que l’on était venu chercher la culture. Une culture populaire.
A Dijon on a un des plus beaux musées de région. On pourrait accueillir les enfants, dans le cadre d’une convention»
Et de conclure : «Le vrai danger c’est la division. Il reste 10 jours pour gagner. Soyez les artisans du rassemblement. La haine c’est le contraire absolu de l’histoire du Creusot».
David Marti

«Qu’est ce que c’est rare d’avoir des fidèles et ça fait du bien. La fidélité est rare en politique. J’ai énormément appris avec François Rebsamen. Un Maire bâtisseur. Tu as transformé Dijon, parfois dans la douleur.
Oui les transformations bousculent. Oui il y a plus de chantiers au Creusot qu’à Lyon. Moins qu’à Dijon.
On m’a fait le reproche de trop en faire, de transformer Le Creusot trop vite. On a des emplois qui arrivent en masse.
On a 3000 / 3500 emplois de prévision dans les cinq à six ans à venir. Oui construire ça peut déranger des voisins», a souligné David Marti.
Cela avant de parler industrie : «François tu avais pesé de tout son poids pour que les territoires industriels ne soient pas impactés. L’effort avait été justement réparti. Aujourd’hui ce n’est pas le cas».
Et de poursuivre : «Je me souviens que le Président de l’Université avait voulu supprimer AES pour faire des économies. Je m’y suis opposé et j’ai dit on prend en charge financièrement. Car à 80% ce sont des étudiants du territoire qui ne peuvent pas aller faire des études à Dijon, ne pas payer un appartement, un abonnement TER.
J’avais appelé François. Il s’en est occupé et cela a été réglé dans les 24 heures».
François Rebsamen tacle Sébastien Martin
Le Président de Dijon Métropole reprend la parole pour lancer «A quoi ça sert d’avoir un Ministre de l’Industrie qui dit qu’il veut développer l’industrie s’il ne veut pas travailler avec nous. Il a voulu rester dans son coin. La loi de finances est celle qui a le plus taxé l’industrie des 20 dernières années !
L’Etat rembourse la TVA aux collectivités. Là ils ont fait une année blanche. A Montpellier, cela représente 52 millions de moins sur le budget. On nous dit vous l’aurez l’année prochaine ; Il va falloir se battre».
Les adversaires au crible de David Marti
«Je vais évoquer les forces en présence. Nous sommes 4 listes déposées. Lutte Ouvrière est sur des sujets nationaux. C’est la démocratie.
On a un adversaire qui est toujours Maire de Marmagne. Il dit que les gens travaillent au Creusot et n’y habitent pas. Il n’a jamais habité au Creusot et il prenait sa voiture pour venir y travailler.
J’ai entendu qu’entre l’usure du pouvoir et l’opposition stérile, il y a moi. Après avoir été 18 ans Maire de Marmagne, il n’est pas usé… Il faut oser !
Sur l’attractivité j’ai donné des chiffres. Le solde migratoire est redevenu positif depuis 2017. C’est quand même qu’on a bossé un peu. Il veut nous expliquer comment il faut faire venir des habitants. J’ai démontré qu’il y a le plus d’actifs qui vivent ici. Plus de 80% Il dit le contraire. Ce sont des mensonges. Il faut respecter les personnes qui font la ville.
On a le revenu médian le plus élevé du département et il nous dit qu’on se paupérise. C’est encore un mensonge
Concernant l’attractivité, le porte flingue du Maire (NDLR Cyril Gomet) du Marmagne, lundi a fait des éloges de ce que l’on a fait. Ecolo crèche, cinéma. Je ne sais pas comment cela se passe entre eux. C’est assez extraordinaire !»
David Marti évoque alors l’autre candidat : «Leader de l’opposition autoproclamé et qui va sans doute le rester. On va tout faire pour.
Et lui tous les jours il sort des mensonges. C’est la boite à mensonges. Près de 400 logements vont être livrés et il dit qu’ils ne bénéficieront pas aux gens qui travaillent. Mais c’est Action Logement… Ils sont financée par les entreprises. Il faut dire la vérité.
Il y a eu une page dans le Monde qui dit que la Région s’est inspirée de ce que l’on fait.
Dernier sujet : La santé. On vient nous donner des leçons. Cela fait 12 ans que l’on en débat en conseil municipal.
Il nous dit que s’il est élu, dans les 6 mois des médecins vont venir. Et je découvre sur sa liste une médecin qui était au Creusot et qui est partie avec un associé, pour bénéficier des aides de l’Etat. Et on la prend sur une liste Ils osent. Ils osent tout. C’est à ça qu’on les reconnait !»
David Marti termine : «J’ai une équipe acharnée qui aime les gens. RDV le 12 mars à l’ALTO. Il y aura 1000 personnes !»
Alain BOLLERY






