
Mardi soir, Didier Laubérat présentait son programme à l'école Raymond Rochette. Il en a profité pour attaquer frontalement le Maire sortant sur de nombreux sujets, dont ceux, avec ses colistiers, de l’attractivité, de la démographie, de la sécurité, des finances.

A moins de trois semaines des élections, Didier Laubérat s’est voulu très offensif, mardi soir, à l’école Raymond Rochette, où il présentait officiellement son programme, avec dans le document un mot d’André Billardon, maire honoraire, qui lui apporte son soutien.
Après quelques mots d’introduction et après laissé quatre binômes présenter une partie du programme (lire ci-dessous), Didier Laubérat a repris la parole. Et il n’a pas mâché ses mots à l’adresse du Maire sortant David Marti.
Il a d’abord voulu clarifier les choses : «Je suis indépendant des partis. Notre intérêt ce sont les Creusotins. Le Creusot possède des atouts formidables, avec une détermination de ses habitants.». Et de poursuivre : «Les signes de déclin sont manifestes. Mon objectif principal c’est que la courbe démographique soit à l’horizontal d’ici la fin du mandat. Cela sera un succès si on y arrive. Je rappelle que la plupart des villes du département l’ont réussi. Autun, Chalon ; Mâcon l’ont fait. Il faut que le Maire du Creusot admette qu’il y a moins de 20.000 habitants au Creusot».
Didier Laubérat souhaite «une démarche collective pour redonner la fierté aux Creusotins. C’est nécessaire pour renforcer l’attractivité du Creusot». Et de tacler : «Je ne sais pas où le Maire voit que la ville est attractive !»
Le candidat change alors de registre : «J’ai été affecté par les attaques personnelles contre Danièle Picard, parce qu’elle perçoit ses indemnités. Mais elle est élue et elle fait son travail. Cela fait mal au cœur de voir d’où viennent ses attaques…
Avec ses frais de représentations, il est le Maire le plus dépensier de Bourgogne – Franche-Comté». Et d’asséner : «Quand des élus partent en vacances pendant trois mois, est-ce qu’ils suspendent ils leurs indemnités. Cela alors que ces élus sont dans plusieurs collectivité».
En guise de conclusion, Didier Laubérat lance encore : «Les entreprises recrutent, mais la population continue de diminuer. Pour sortir du marasme il faut rendre la ville attractive. Les projets menés sont sans cohérence et sans résultat. Nous on propose une vision.
L’action du Maire sortant a été destinée à favoriser ses ambitions. Des actions dépensières avec des dépassements.
Si nous sommes élus, nous remplacera le je par le nous. Nous avons une équipe expérimentée, non partisane, on s’engage à un travail de fond. Avec des actions ambitieuses et novatrices. Les réponses sont souvent à porter de main. Ensemble on peut rendre son attractivité au Creusot».
Sécurité, tranquillité publique et accès aux soins

Ce sont Brigitte Filoro et Philippe Lamalle qui ont introduit le premier volet du programme sur le thème de la sécurité et de la tranquillité publique
«Les parcs municipaux ne sont plus sûrs. Il y a de plus en plus de vandalisme sur les voitures
Comme c’est le cas cette semaine avec des voitures incendiées», a d’abord lancé Brigitte Fukiri et de poursuivre : «On veut rendre notre ville plus sûre. Avec un renforcement de la police municipale, avec six recrutements sur le mandat, avec un hôtel de Police Municipale… ; Elle sera en charge de la surveillance des parcs. Il faut aussi réactiver le plan de prévention pour renforcer les liens avec la Police Nationale. Nous voulons aussi avoir une vidéo surveillance performante
Concernant l’accès aux soins, Philippe Lamalle, devant la pénurie de médecins généralistes, a fait part de son expérience : «On a trouvé une médecin à Châtenoy le Royal, au centre de santé. Pourquoi dans certaines villes ça marche. Pourquoi au Creusot on n’a pas. Des villes se débrouillent pour avoir un pôle médical qui marche. Notre objectif est de créer, avec les autres communes, une maison de santé pluridisciplinaire avec les autres communes. Renfircer les partenariats.
Brigitte Filoro ajoute : «J’ai passé ma vie au Creusot ; J’assiste à un déclin de ma ville. Il y a un isolement des publics les plus fragiles. On veut soutenir les assoc comme X rouge resto du cœur, encourager les échanges ; S »appueyr sur le CCAS et l’épicerie. Soutenir le comité de jumelage. Soutenir les actions intergénérationnelles ;Renforcer les services publics. Ils sont performants, mais pas assez d’attention. On sera attentifs aux maintiens des services non municipaux, comme le guichet SNCF.
Concernant la transition écologique ; c’est maintenant qu’il faut agir ; Proposition de sensibiliser tous les acteurs de la ville. Car c’est vague pour beaucoup. On souhaite aussi voir un élu référent».
Pour une autre politique

Martin Rungier et Marie-Annick Bernard ont ensuite pris la parole. Le premier, allemande d’origine, expliquant : «J’ai fait partie du conseil de développement durable, mais les décisions étaient déjà prises. Il y a de bonnes idées à prendre en considération. J’ai vu une très belle piste d’athlétisme au stade, mais il n’y a pas souvent du monde. Est-ce qu’on ne peut pas faire mieux !»
Madame Bernard parla alors «Sport, associations, jeunes, campus, patrimoine», pour lancer : «La politique actuelle est un peu partiale, avec un manque de transparence. On veut développer un nouveau partenariat avec les associations. Nous garantissons le niveau des subventions qui ne baisseront pas», puis de reprendre ce que Didier Laubérat avait présenté en présentant sa liste.
Martin Rungier évoquant le logement demanda «Ils dorment où tous ces gens qui viennent au Creusot ? Trouver un appartement en bon état c’est compliqué. On trouve des logements dans un état catastrophique, avec des propriétaires qui ne font rien. On ne sait pas si les constructions sont vraiment nécessaire». Comme un passage de relais à Fabienne Sermesse.
Question habitat et mobilités

Fabienne Sermesse expliquant : «On veut n habitat attractif et diversifié, pour attirer de nouveaux habitats. : Nous proposons un plan d’habitat ville, avec de beaux logements privés. Il faut aussi travailler sur le logement locatif. Aider les propriétaires à l’embellissement».
Et de poursuivre : «On veut travailler sur la mobilité, pour une circulation plus fluide. Revoir les priorités à droite. Créer des pistes cyclables, avec des axes de mobilité sécurisés. Etablir des partenariats, comme par exemple avec Creusot Cyclisme, avec un réseau de voies cyclables cohérent et utile.
Pour l’entretien de la voirie et propreté urbaine, nous proposons d’avoir une plannification d’entretien des voiries et des bâtiments. Verdir la ville en prenant en compte la biodiversité».
Commerce et culture

Florent Pigeat parla lui commence local : «le constat c’est que les rues sont de plus en plus en vides. On n’a plus de commerce cœur de ville ; On propose des assises avec tous les commerçants, pour voir quels leviers on peut appliquer. Les marchés sont de plus en plus vides. On souhaite créer des animations. On veut créer un observatoire des vacances commerciales.
Pour la partie culturelle. Le Creusot c’est un patrimoine. On veut créer un équipement porté sur la CCM pour attirer plus de gens sur le territoire ; Valoriser le château de la Verrerie, après avoir déplacé le siège de la Communauté Urbaine
Concernant le pavillon Schneider, il faut voir ce qui est possible. Soutenir l’ensemble des acteurs culturels. Favoriser l’action de l’EDS ; Revoir les Rugissantes, créer un festival de cinéma, soutenir le festival de piano.
Le développement du Parc des Combes s’intègre dans notre projet».
«Mieux gérer votre argent»

Agnès Bourré et Christian Chevalier ont quant à eux abordé la question des finances.
Christian Chevalier explique : «On souhaite mettre en place une dynamique nouvelle, avec des recettes nouvelles pour ne pas augmenter les impôts. Et travailler avec méthode sur tous les sujets.
Nous allons cadrer les projets et les investissements. Anticiper les imprévus et les aléas. On est convaincu que l’on peut mieux maitriser les couts.
Avoir des dépenses efficaces en F et I ? Avoir de la sobriété ; L’idée c’est de ne pas en faire trop. Avec un esprit de sobriété sur nos dépenses. Avec des critères de transition, de l’humain.
Pour Agnès Bourré, il fait trouver «des marges de manœuvre avec les services, pour dépenser mieux et sobre.
On souhaite recentrer les dépenses, qu’elles profitent prioritairement aux Creusotins et aux Creusotines. Aller plus à l’essentiel. Peut être un peu moins d’inaugurations ou moins de somptuosité dans les réceptions. C’est un état d’esprit. Etre sur une démarche d’efficacité, tournée vers l’utilité pour la ville.
Il faut que le budget soit visible et transparent pour tout le monde. Il y a des dérapages très importants. Il faut une rigueur de gestion. On a à cœur d’avoir une discipline financières stricte. Objectif réduire la fiscalité : C’est un élément d’attractivité. Etre dans une spirale vertueuse».
Alain BOLLERY



