
La présentation de la liste jeudi soir a été l’occasion pour Didier Laubérat et ses colistiers d’aborder plusieurs sujets. Danièle Picard a évoqué la vie associative et appelé à «ne pas avoir peur». Cyril Gomet a parlé culture et patrimoine. Il a lancé l’idée festival ciné et patrimoine industriel. Annoncé aussi une concertation sur le Pavillon Schneider… Didier Laubérat a lui annoncé une autre politique.


C’est donc, jeudi soir, à la maison des associations Jouffroy que Didier Laubérat a officiellement présenté sa liste en dévoilant les noms de ses colistières et de ses colistiers (cliquez ici).
Le candidat a donné la parole à Danièle Picard et Cyril Gomet pour aborder plusieurs thématiques. Il a aussi annoncé l’ajout d’une réunion publique, le 5 mars, à la salle Guynemer. Une réunion à 15 heures, pour permettre aux personnes âgées de venir.
Danièle Picard

«Je veux d’abord dire ma reconnaissance pour chacune et chacun, pour un défi. Ensemble il n’y a pas de défi insurmontable.
Notre objectif principal, c’est l’attractivité de notre ville. Il y a trop de fuites de richesses. Il faut qu’elles profitent à notre territoire et notre économie.
Nous devons faire ensemble. Assurer la sécurité publique, les solidarités, le cadre de vie. Comment faire en sorte qu’il y ait de la joie et faire venir de nouveau habitants.
Dans le monde entier il y a des pièces fabriquées au Creusot. C’est notre fierté, nous devons le faire savoir.
Nous devons mieux gérer votre argent, dépenser juste et dépenser mieux.
Les véritables ambassadeurs du Creusot, c’est vous, c’est nous. Et de nombreux bénévoles et des associations. Ce dynamisme est une richesse commune.
En cette période, vous allez entendre beaucoup de mots flatteurs. Militante associative depuis 34 ans ; j’ai voulu mettre en valeur les associations, avec une nouvelle méthodologie. Le partenariat doit être de mise.
Non à un traitement opaque, injuste, inégale. Cela a conduit à la peur, la dépendance et un rapport de force. On veut que chaque association soit un partenaire.
Les gens oui sont différents, mais ils veulent faire fonction. Et c’est pourquoi ils sont ensembles.
Aimer la ville du Creusot et la faire aimer. C’est ce que nous souhaitons.
Je veux aussi répondre à la rumeur. Avec Didier on s’engage à maintenir les subventions, la mise à disposition des salles, les activités pour les jeunes, les plus anciens. Il n’y a pas à avoir peur. On s’engage fermement à maintenir le cap.
Les voyages, les sorties, les bals, thé dansant seront maintenus. Ils sont le lieu social.
On veut écouter de façon constructive, avec un lien de confiance. Vous accompagner dans votre action associative. C’est vous les véritables ambassadeurs de la ville.
Nous voulons avoir du respect sans esprit partisan, avec de l’équité, de la transparence.
Faire équipe, c’est ce qui définit Didier. Il est rigoureux et son expérience fait confiance ; Il s’est engagé à gérer avec rigueur. On peut lui faire confiance.
Je souhaite repartir avec ce pacte de confiance, justice, transparence et rigueur.
La sobriété sera de restreindre certains frais.
Partez d’ici avec confiants, vous avez raison d’oser un changement pour Le Creusot.
Forger c’est le travail, rompre pour donner un nouveau cap».
Cyril Gomet

«L’équipe s’est densifiée, prend forme, ça fait du bien. Didier c’est quelqu’un de sérieux qui ne se prend pas au sérieux.
Je veux vous parler du patrimoine et de la culture. Je suis élu sortant et vice-président délégué au patrimoine à la communauté.
La culture est municipale, le patrimoine est communautaire. Une richesse énorme, mais aussi à valoriser.
Pourquoi ce choix de ma part. Nous avons des convictions et propositions pour faire du Creusot une ville attractive et rayonnante.
Il y a le développement de certains projets. Il y a déjà Forge+ de Framatome. Notre ville possède des atouts remarquables : Le Château de la Verrerie, l’écomusée, une scène nationale, une médiathèque et le nouveau complexe cinématographique. Tous peuvent être mieux valorisés. Le patrimoine n’est pas une affaire de nostalgie
Nous avons un projet ambitieux : Ramener le château à une vocation 100% patrimoniale. Tout cela devra se faire en lieu avec la Communauté Urbaine.
Il faudra d’abord réfléchir sur le déménagement des services de la Communauté Urbaine. Développer des partenariats avec l’Office de Tourisme et l’Académie Bourdon. Le Creusot capitale de l’acier ; En lien avec l’écomusée.
On souhaite qu’il accueille des expositions d’envergure nationale. Il y a un jardin des terrasses qu’il faut rendre magnifique. Il n’est pas en état aujourd’hui. Ce serait cohérent avec le château.
La cour du château pourrait accueillir plus beaucoup plus souvent des concerts, du théâtre.
Avoir une cohérence sur l’offre touristique et culturelle.
Il y a un sujet qui est une arlésienne. C’est le pavillon Schneider construit pour l’expo universelle de 1878 . Les éléments dorment à Montchanin.
On organisera une concertation, avec plusieurs phases. Plusieurs scénarios ; avec évaluation des coûts et de la faisabilité.
La culture ne se limite pas au patrimoine bâti. On veut rencontrer et écouter, et soutenir tous les acteurs culturels. L’arc, le nouveau complexe, la médiathèque et le conservatoire.
Concernant le Festival Les Rugissantes, il doit retrouver sa vocation d’origine ; Irriguer la saison estivale et notamment les week-end. Je salue les très nombreux bénévoles sans qui l’été ne serait pas possible.
Concernant le Festival de piano, on se dit que l’on pourrait rencontrer les personnes, pour trouver un format adapté.
On peut aussi envisager un festival dédié au cinéma et au patrimoine industriel ; Cela avec le cinéma Le Magic.
Enfin, imaginer un élément structurant à l’échelle communautaire. Une grande salle de spectacles. Il faut rationnaliser la dépenses publique. Permettre une programmation ambitieuse. Pour servir toutes les communes du territoire. On en parlera avec la prochaine équipe de Montceau ?
La culture et le patrimoine sont des investissements pour l’avenir. Notre projet est ambitieux, mais réaliste. Il s’appuie sur nos forces, nos partenaires et il se construira avec vous».
Didier Laubérat

«Conseiller départemental depuis 2021, où j'assure actuellement la présidence de la commission des Finances, maire de Marmagne durant 18 ans, j'ai acquis une solide expérience de la gestion des collectivités locales. J'exerce également des responsabilités au sein de nombreux conseils d'administration de structures territoriales locales, dont les commissions d'appels d'offres de la CUCM et du Département.
Je suis totalement indépendant des partis politiques, cela me permet de rassembler aujourd'hui des femmes et des hommes de bonne volonté de tous horizons, de gauche, de droite, écologistes ou sans étiquette. Les personnes qui sont sur cette liste sont unis par un seul intérêt, celui de notre ville
Le Creusot, que nous aimons, possède de formidables atouts : sa puissance industrielle et la remarquable détermination de ses habitants.!
Pourtant, les signes visibles de déclin se multiplient. Il faut réagir, les élus doivent être au rendez-vous, sans esprit partisan. Notre liste refuse la résignation !
Aujourd'hui les entreprises recrutent et la population continue de diminuer !
Nous le constatons tous, installez-vous au rond-point du Vieux Saule et regardez le flux de véhicules, vers le Creusot le matin et vers l'extérieur le soir. Selon la courbe de l'Insee nous passons clairement sous le seuil des 20 000 habitants.
Sur des thèmes aussi essentiels que l'urbanisme, le logement, la circulation, la sécurité publique, les projets paraissent sans substance, sans cohérence et sans résultats notables. Nous proposons une vision globale, une stratégie, une perspective dans laquelle chacun puisse se reconnaître
L'action du maire sortant a surtout été orientée vers des opérations de prestige, parfois nécessaires, mais souvent source de dérapages financiers importants et destinées à favoriser d'autres ambitions. Une gestion plus rigoureuse de l'argent public devra être mise en place.
Nous proposons une rupture complète avec cette posture orientée vers la communication et l'autosatisfaction. Le «nous» remplacera le «je».
Avec une équipe expérimentée, non-partisane, nous nous engageons à un vrai travail de fond. Notre ville ne peut attendre : les défis, les chantiers, sont nombreux ! C'est pourquoi, nous proposons des actions ambitieuses et novatrices en matière d'attractivité et de développement économique. Les réponses aux préoccupations locales sont souvent à portée de main.
Mon engagement ne sera pas celui d'un homme seul. Il s'inscrit dans une démarche collective pour redonner aux Creusotines et aux Creusotins la fierté qu'ils méritent. Face à une gestion aujourd'hui verticale et directive, nous proposons une approche collaborative et participative et surtout, efficace, fondée sur le respect de chacune et chacun. Notre équipe est prête à conduire les transformations nécessaires pour renforcer l'attractivité de notre ville et promouvoir son développement. C'est mon unique ambition !
Alors ensemble, forgeons l'avenir du Creusot, car ensemble, nous pouvons rendre son attractivité au Creusot.
A notre programme initial, on a ajouté une réunion le 3 mars. C’est une remarque des colistiers. Les personnes âgées préfèrent 15 heures que 19 heures».
Commerce
A une question de la salle : «Comment allez-vous faire pour que des commerces soient viables. Quelle est la recette», Danièle Picard a répondu : «On n’a pas de solution miracle. On proposer d’organiser une vision avec les commerçants». Et Didier Laubérat d’ajouter :
«On a beaucoup travaillé avec les commerçants, ils ne sont pas tous d’accord. On prévoir d’organiser les assises du commerce au Creusot. On ne sait pas faire la magie».
Michel Suchaut saisit le sujet du commerce pour lancer : «Le taux de vacance national des commerces est de 10% au Creusot il est de 20%. On peut mettre en place une foncière pour acquérir des locaux.
Pourquoi le commerce ne marche pas : Car il n’y a pas assez d’habitants avec un pouvoir d’achat élevé.
David Marti a organisé un repas avec des dirigeants d’entreprises, aucun n’habite au Creusot. Du temps des Schneider, les ingénieurs habitaient au Creusot.
C’est aussi une politique d’habitat. Il faut faire venir des promoteurs. Le taux de chômage est plus important ici qu’au niveau national. «Prendre soin» comme cela est dit par le Maire sortant, c’est assister. Nous disons qu’il faut protéger les gens et les inciter à aller travailler.
Hôtellerie et restauration
«Au Creusot il n’y a pas d’hôtel et les restaurants sont fermés le dimanche», remarque une personne. Didier Laubérat répond : «Manger au restaurant, au Creusot c’est compliqué. 1300 personnes viennent travailler et repartent le soir car on ne peut pas les loger. On ne peut pas tous les faire mange le midi. Ils viennent avec leur gamelle»
Au sujet des dotations
«Le Maire dit que Le Creusot est attractif. Comment peut on dire cela, avec un déclin», insiste Didier Laubérat.
«La courbe de la dotation globale de fonctionnement est légèrement descendante, car on perd en population.
Il y a aussi la DSU, la dotation de solidarité urbaine : Comme le revenu moyen baisse par habitant, il faut compenser. La DSU a augmenté de 400.000 euros, ce qui veut dire que la ville s’appauvrit.
La dette est très très correcte. Elle est inférieure à la moyenne nationale. La gestion de la ville du Creusot était bonne. Pas un endettement extraordinaire et un bon autofinancement.
Stop, priorité et propreté.
A la questions de remettre en place les stops et arrêter les priorités à droite, Didier Laubérat assure : «Il y aura une réponse».
La question de l’entretien et de la propreté s’est aussi invité, ce qui a amené un participant à lancer : «Ne dites pas que Le Creusot est une ville salle. Que les Creusotins se baissent, ne jettent pas tout. Baissons nous. C’est aussi un problème d’éducation».
Ce à quoi Didier Laubérat a ajouté «Le Creusot ce n’est pas clean, mais ce n’est pas le pire. Mais on est bien obligé de reconnaitre que Le Creusot n’était dans cet état il y a 30 ans».
Alain BOLLERY




