
Dernière réunion publique pour la liste menée par Didier Laubérat, tenue à la salle des associations Guynemer. La place a été largement donnée aux colistiers, une volonté affichée de mettre en avant le groupe, avant même la tête de liste. L’ancien maire de Marmagne espère que ce ne sera pas sa dernière réunion : « Nous aurons une autre réunion car nous serons au second tour. »

Une méthodologie marquée par cette volonté visible et affirmée: « On ne dit jamais Je, on dit Nous. » Le groupe avant tout, ce sont donc les colistiers qui ont largement témoigné en parlant du programme, des raisons personnelles de leur engagement, pourquoi cette liste est différente des trois autres.
C’est tout à la fin de cette réunion publique, à la fin de son discours, que Didier Laubérat nous confie, visiblement ému: « Quoiqu’il arrive dimanche, je vis une aventure humaine incroyable. Je ne connaissais quasiment aucun de mes colistiers il y a 6 mois. Quoiqu’il arrive, je viens de me faire beaucoup d’amis, de vrais amis. »
L’homme qui met en avant son groupe, sa non-appartenance à un groupe ou parti politique, le fait même qu’il n’a jamais soutenu un parti, a laissé ses colistiers prendre la parole. Une façon de les mettre en avant même si la plupart sont très connus au Creusot, le chef de file ne tiendra le micro qu’à la fin de la réunion, cinq minutes pour dire l’essentiel.
Lalia Mostéfasba
" J'avais décidé de ne plus voter, puis j'ai rencontré Didier Laubérat, nous avons échangé, il m'a parlé de son ambition. Didier est une belle personne accessible, sa seule ambition, remettre notre ville debout. Alors dimanche je vais non seulement voter, mais je participe pleinement à cette belle aventure. A
u Creusot, il y a plusieurs centaines d'offres d'emploi non pourvues, pourtant, dans certains quartiers du Creusot, la pauvreté atteint 39 % et près de 40 % des jeunes de 18 à 25 ans sont sans activité, sans formation, sans qualification. Comment expliquer que tant d'emplois restent vacant alors que plusieurs milliers de personnes sont inscrites à France Travail au Creusot ? C'est là que nous voulons agir, faire de la formation professionnelle une priorité pour répondre aux besoins des entreprises et offrir de vrais débouchés aux Creusotins en recherche d'emploi. Nous voulons travailler en partenariat avec les entreprises locales. Bien évidemment, des initiatives existent déjà. Notre rôle sera de mieux les cordonnées et de les amplifier et d'être présents en continu là où les décisions se prennent. Pour faire simple, notre ambition formée localement, embaucher localement et offrir des opportunités à nos habitants en recherche d'emploi. Voilà notre feuille de route pour un Creusot qui travaille et qui avance."
Michel Suchaut
« Je voudrais commencer par une observation. Le maire actuel du Creusot, David Marti, n'est pas le seul candidat aux élections municipales qui est né au Creusot dans un milieu modeste. Plusieurs d'entre nous sont nés dans un milieu modeste au Creusot. Moi-même, j'ai été fils d’ouvriers, élevé dans une famille modeste au Creusot. J'ai toujours voté pour la liste de gauche.
C'était par tradition familiale. Je me souviens encore de l'enthousiasme et de l'espoir qu'avait fait naître l'élection de la liste conduite par Camille Dufour. Dans les années qui ont suivi, d'ailleurs, on n'a pas regretté, parce que ces différentes municipalités, celles de Camille Dufour et d'André Billardon, ont su faire face notamment à la grave crise que l'on a connue en 1984. Mais on constate qu'après 49 ans de pouvoir socialiste, avec une petite nuance quand même en 2020 où il y a eu une union beaucoup plus large, on s'aperçoit que le pouvoir s'essouffle. On assiste à une fin de règne. Ce que je reproche principalement au maire actuel et président de la CUCM, c'est son mode de gouvernance de la collectivité et son aptitude à récupérer les concepts et le prêt-à-penser d'une gauche communautariste qui s'est éloignée des préoccupations des classes laborieuses. On préfère développer des actions symboliques comme par exemple colorier les passages piétons en couleur arc-en-ciel au lieu de les sécuriser en les éclairant. C'est qu'un exemple qu'on pourrait en donner des dizaines.
En tant que dirigeant d'entreprise pendant 30 ans au Creusot et président de la CCI de Saône-Loire pendant cinq ans, bien qu'il ait fait des efforts remarquables en matière de communication, d'évènementiel, je n'ai jamais été séduit par sa capacité à comprendre le monde de l'entreprise. Plus récemment, sa prise de position pour la nationalisation d’Industeel, proposition à mon sens populiste, ne résoudrait aucunement les problèmes de compétitivité que connaît l’entreprise. Un chef d'entreprise qui a un véritable plan de développement, a besoin de fonciers, de locaux et puis de ressources humaines. Il préférera toujours une fiscalité plus douce et une réglementation plus souple à une aide financière ponctuelle.
L'économie de la Communauté Urbaine est concentrée sur des acteurs industriels majeurs dans des domaines d'activité traditionnels qui n'ont pas nécessairement besoin d'un accompagnement à 360°. Ils ont surtout besoin d'un environnement attractif pour accueillir le salarié et d'espace pour se développer. Le programme qui est proposé par Didier Laubérat repose sur le pragmatisme, l'efficacité et la sobriété financière. Les relations avec le monde du commerce, de l'artisanat, de l'industrie, des services seront plus saines. Le clientélisme, le copinage seront bannis. Une rupture avec les méthodes de gouvernance actuelles est plus que jamais nécessaire pour sortie pour Le Creusot de la léthargie. »
Laeticia Sergi

« Je souhaite vous parler de la jeunesse, un sujet qui me tient à cœur parce que j'ai quitté le Creusot pendant quelques années. Et quand je suis revenue, il y a quelque chose qui m'a fait peur. Nos jeunes n'avaient plus de maison des jeunes. L'escale n'était plus ce que j'ai connu. Aujourd'hui, c'est une structure sociale et c'est une très bonne chose, mais qu'est-ce que la municipalité a mis en place pour pallier aux soucis de la jeunesse. Il fut un temps où au Creusot, on avait cette maison des jeunes et de la culture. C'était un lieu chaleureux, intergénérationnel. Je suis allée voir. C'est un espace qui est enclavé dans la salle de l’Alto. C'est bien équipé, mais je pense qu'on peut faire peut-être pas mieux, mais différent. Il y a une deuxième point qui m'a vraiment chagrinée, c'est que cet espace jeune n'est pas ouvert pendant les vacances scolaires, ça me choque. Il y a le centre de loisirs, mais c'est différent une maison des jeunes, une MJC n'est pas un centre de loisirs. Si nous sommes élus, nous proposerons de déplacer cet espace dans une structure plus adaptée et ouverte une partie des vacances scolaires en continuant les activités déjà en place et en proposant des sorties et des projets de groupe beaucoup plus axés sur l'histoire de notre ville, notre territoire. Alors peut-être en collaboration avec une MJC d'une commune voisine, pourquoi pas, dans un deuxième temps, il y a un sujet qui me tient aussi particulièrement à cœur c’est le soutien scolaire gratuit. Aujourd’hui, une heure de soutien scolaire coûte environ 30 €. Je vais conclure en vous disant qu'il est temps que le Creusot rende la maison à ses jeunes parce qu'il faut leur donner envie de rester au Creusot, parce qu'ils sont l'avenir de notre ville."
Cyrill Gomet

« Nous vous devons de la clarté, de la sincérité et du respect. Certains organisent leur réunion publique avec des groupes musicaux, sans doute pour compenser par la mélodie ce que le fond ne suffit pas à apporter. Une précision aussi pour dissiper tout malentendu ce soir, je ne suis pas venu armé. Alors pourquoi je vous dis ça tout simplement parce que le maire sortant a décrété la semaine dernière, je crois, j'ai lu ça dans la presse, que j'étais devenu le porte-flingue de Didier Laubérat. Rien de cela. Je n'ai pas de flingue ce soir. Je me permettrai ce soir de décocher quelques flèches. Car dans cette campagne, nous ne sommes ni adversaires acharnés, ni ennemis. Nous sommes dans le cadre d'une confrontation démocratique et nous respectons les personnes. En revanche, nous exigeons de la transparence sur les intentions des uns et des autres. Nous sommes sobres et nous le resterons. Je veux vous dire ce soir, ma fierté d'être colistier aux côtés de Didier Laubérat. Didier est porté par une conviction profonde.
Le Creusot mérite mieux pour son avenir et cette conviction je la partage pleinement. Un exemple concret, révélateur de la conception du collectif à laquelle j'ai été confronté au cours de ce mandat, puisqu'on vous a dit tout à l'heure que effectivement je suis élu sortant dans l'équipe du maire sortant et je suis encore pour quelques jours vice-président à la CUCM. La communauté urbaine a fait l'objet d'un numéro spécial au cours du mandat qui se termine. Parmi les sujets traités dans ce document figuraient notamment le patrimoine. Je l'ai découvert avec plaisir jusqu'à ce que je lise la légende sous la photo, la photo qui m'est consacrée. Il est écrit entretien. Le problème est simple, je n'ai jamais été interrogé. On m'a fait parler à mon insu. En publiant des questions et des réponses que je n'ai jamais formulées. Je peux entendre les contraintes de délai parfois dans les publications, mais un simple appel téléphonique, un mail de dernière minute aurait suffi à faire que j'accepte cette contrainte. On n'a pas jugé cela utile. Alors sur le territoire de tous les possibles, on peut donc publier une interview sans interviewer. Quand on parle de collégialité, de respect, tout en faisant parler un élu sans son accord, je pense qu'on est loin du compte de la collégialité. Être élu pour moi, ce n'est pas seulement lever la main dans une salle ou assister à des réunions parfois interminables. C'est avant tout des échanges directs, des discussions avec des femmes et des hommes compétents et motivés.
J'ai éprouvé beaucoup de plaisir à travailler avec ces personnes et je leur en suis très reconnaissant pour le travail réalisé dans l'ombre. Notre ville a de véritables atouts, une histoire industrielle et patrimoniale riches, des entreprises qui innovent et recrutent, un tissu associatif dense, des centaines de bénévoles qui donnent sans compter, des agents publics très dévoués. C'est pour tout cela que Didier Laubérat et l'ensemble des membres qui composent notre liste se sont engagés. Pas pour des ambitions personnelles, dissimulées derrière des slogans, c’est pour Le Creusot. Nous croyons en une ville dirigée dans la transparence et dans l'écoute. Une ville où l'on ne fabrique pas les propos des élus, une ville qui dit clairement ce qu'elle compte faire et parfois aussi ce qu'elle ne fera pas. Nous croyons en une ville qui fait confiance à ceux qui la font vivre au quotidien, ses associations, ses bénévoles, ses enseignants, ses soignants, ses commerçants. Dimanche prochain, vous aurez donc toutes et tous entre les mains quelque chose de précieux, vous déciderez individuellement de l'avenir collectif du Creusot. Si vous partagez notre conviction que cette ville mérite une équipe entièrement dévouée à sa cause, votez et encouragez autour de vous à voter pour la liste. Le Creusot forge son avenir mené par Didier Laubérat. Le changement est à portée de main. »
Danièle Picard

« Nous avons écouté vos colères. J'ai surtout retenu votre formidable attachement à cette ville que nous aimons tous et que nous avons tous en partage. Nous avons une ville riche de ses habitants, riche de ses atouts, mais il a besoin d'un nouvel élan, il a besoin d'un nouvel essor Le Creusot a besoin d'un véritable temps de rupture. Dimanche prochain, vous n'allez pas décider de ce qui se passe à Paris ou à Nantes. Vous allez voter sur notre avenir ici au Creusot. Ce quotidien je vais vous dire à peu près à quoi cela ressemble : c'est l'état de nos chaussées, la propreté de notre ville, l'entretien de notre patrimoine. Nous allons également voter pour la tranquillité et pour la sécurité publique de notre ville. Nous allons voter pour nos écoles. Nous allons voter pour la vie associative. Nous allons voter pour la cohésion sociale, les solidarités, l'animation et l'attractivité de notre ville. Une équipe municipale vous doit à minima ces éléments fondamentaux. Dans le cadre de mes fonctions à la ville du Creusot et à la communauté urbaine, j'ai eu l'occasion et le plaisir de travailler avec de nombreux agents de ces collectivités. J'ai rencontré des personnes très engagées, des personnes dévouées au service public, aux inquiétudes quotidiennes.
Et des relations que j'ai pu nouer avec ces personnes ont été des relations de confiance des relations que j'ai retrouvées dans l'équipe de Didier Laubérat. Cette équipe partage des valeurs qui me sont particulièrement chères, les valeurs de respect, les valeurs d'écoute, de dialogue, de confiance, de tolérance. J'ai le regret de dire ici que ces valeurs sont devenues rares dans notre vie publique aujourd'hui. Ce sont pourtant les fondamentaux d'une société et qui plus est une ville à taille humaine comme la nôtre. Nous vous devons ces fondamentaux. C'est la raison essentielle pour laquelle je me suis engagée dans une nouvelle équipe. Notre histoire est riche, nos entreprises embauchent, vous avez encore vu aujourd'hui Turbin Casting embauche 200 personnes. C'est une richesse. Nous avons beaucoup d'équipements sportifs, culturels et associatifs. Nous avons un hôpital et surtout nous avons des centaines de bénévoles qui se donnent tous les jours pour le bien des uns et des autres. Nous avons tout pour réussir à condition de donner un nouvel élan à cette ville à condition d'élire à la tête de cette ville, une équipe qui va être consciente de ses enjeux et faire en sorte que cette aubaine économique puisse profiter à nos territoires, à notre ville. Ces derniers temps dans le même registre, vous avez malheureusement entendu de nombreuses rumeurs dire qu'on va supprimer les subventions aux associations, que les voyages de nos aînés ne seront plus reconduits...
Mais notre volonté est au contraire de faire de chaque association un véritable partenaire. Vous l'avez bien compris, le débat n'est plus de projet à projet sur le devenir de notre ville, mais c'est devenu des pressions, des tentatives d'intimidation, des rumeurs et parfois des peurs. Je ne suis pas un porte-flingue, mais je le dis simplement comme je pense. Vous savez lorsqu'on ne peut plus rassembler les habitants d'une ville, on les divise, on agite des peurs. Lorsqu'on n'a plus d'arguments dans un débat politique, dans un débat public, on est timide, on isole, parfois on punit et quelquefois on distribue des bonbons. Ce n'est pas notre vision, notre conception de la démocratie. Je vais juste vous prendre l'exemple d'une de ces associations qui s'appelle l'école du spectateur. C'est une association qui depuis des décennies a donné l'opportunité aux jeunes et aux moins jeunes d'apprendre et de pratiquer les arts de la scène. Aujourd'hui, alors que la plupart des élèves sont au Creusot , c'est une association qui s'est retrouvée à Montceau pour ses spectacles. Je voudrais dire ici que nous favoriserons la poursuite de l'action d'EDF et de toutes les autres associations sur le Creusot parce que la vie associative, parce que la culture, la jeunesse, la transmission, sont essentielles pour l'avenir de notre ville. Soyez rassurés nous partageons cette ambition et chaque association trouvera sa place. Ce n'est pas une élection nationale, je l'ai dit précédemment, il s'agit du Creusot.
Venez comme vous êtes ! Venez rejoindre cette équipe parce que le Creusot ne peut plus attendre, parce que le Creusot a besoin de vous. L'écoute, le dialogue, l'équité, la solidarité, nous ne ferons pas de la communication, mais nous voulons travailler avec sérieux, détermination, humilité et efficacité. Dans l'isoloir, il n'y a plus de rumeurs. Il n'y a plus de peur, il n'y a plus de pression. Je vous fais confiance parce que vous ferez le bon choix. Le choix d'un avenir commun partagé. Le choix d'une ville riche de ces industries, riche de ses associations, riche de ses habitants et qui n'attend que l'effort collectif, l'intelligence collective, l'audace et l'envie de la faire réveiller et de faire en sorte que dans la communauté urbaine, Le Creusot redevienne le pôle central. Dimanche faisons un choix audacieux, un choix courageux, donnant un nouvel essor à notre ville. Tous ensemble, osons cette rupture, osons le changement tant attendu. »
Docteur Bernard Latombe

« J'ai été pendant plus de 35 ans, gynécologue, accoucheurs à l'Hôtel Dieu, j'ai occupé la fonction de chef du service du pôle enfant. J'ai également fait partie du conseil d'administration de l'Hôtel Dieu, puis de la fondation Hôte Dieu, présidé successivement par Monsieur Camille Dufour et M. André Billardon. À cette époque, le conseil d'administration avait un rôle de gestion. Ces directives étaient appliquées par le directeur de l'établissement alors que l'autorité médicale était détenue par l'agence régionale de santé. Actuellement, l'hôpital est une structure privée indépendante appartenant au groupe SOS Santé. Le maire n'a donc aucune autorité sur le groupe santé ni aucune autorité sur l'ARS. Celle-ci, l'ARS, dépend directement du ministre de la santé et son directeur est nommé directement en Conseil des ministres. Rassurez-vous pour avoir rencontré récemment les dirigeants de l'hôtel Dieu, ce dernier se porte bien ou s'est déjà restructuré en faisant appel à des partenariats qui fonctionnent bien. Par contre, on va aborder un problème plus délicat, c'est le problème plus aigu et dramatique actuellement. C'est celui du désert médical. En effet actuellement il y a 4 médecins généralistes, libéraux, mais il en restera plus que trois fin 2026. Il y a donc trois médecins territoriaux au Creusot pour un peu moins de 20 000 habitants. Par exemple, à Etang-sur-Arroux, la commune dispose de trois médecins, alors qu’Autun dispose de 12 médecins pour un peu plus de 13 000 habitants.
Donc vous voyez la différence ? Faudrait-il les contacter pour leur demander comment ils y sont arrivés. Nous connaissons tous des personnes qui n'ont plus de médecins. Certains vont à Chalon pour consulter. Une grande partie de la population creusotine n'a plus de médecin traitant. On ne peut plus renouveler ses ordonnances. On est mal soigné, voire plus soigné du tout. Notamment dans les EHPAD. Ça nous concerne tous, les résidents n'ont plus de médecins traitants et ne peuvent plus se déplacer pour se rendre à un cabinet le cabinet d'un médecin. Rien n'a été fait de vraiment efficace, ni anticipé jusqu'à présent. Il est crucial d'attirer de nouveaux praticiens de façon pérenne. Et là, la municipalité a un rôle prépondérant à jouer en mettant par exemple des locaux à disposition comme l'a fait la municipalité de Saint-Sernin, ça fait partie de sa responsabilité. Une autre piste, ça serait d'insister. Les médecins généralistes à recruter des médecins juniors. La municipalité pourrait alors les aider matériellement à remplir les conditions exigées par le CHU. Ces derniers pourraient être ensuite tentés de rester et voire de s'installer au Creusot. Une idée qui m'était personnelle, pourrait-on envisager un référent à la mairie qui s'occuperait uniquement de ce problème médical, peut-être en relation avec le CHU, les hôpitaux, les structures médicales privées. On pourrait alors envisager des vacations de médecins généralistes et spécialistes, car le désert médical au Creusot concerne aussi les médecins spécialistes. Je pense que vous avez tous du mal à trouver un rendez-vous chez un dermatologue, moi le premier et chez un ORL. Alors qu'il y avait avant. Pour conclure, je ne pense pas que Didier Laubérat ne tente pas l'aventure pour la gloire ou l'enrichissement, mais il le fait en premier lieu pour les Creusotins. »
André Billardon,
ancien maire du Creusot, absent pour raison de santé "Cher Creusotine, Creusotins, j'aurais sincèrement aimé être parmi vous ce soir et je tiens avant tout à vous présenter mes excuses pour cette absence qui m'est imposée par mon état de santé. Cela m'est d'autant plus pénible que vous connaissez mon attachement pour notre ville. Comme certains d'entre vous le savent peut-être, j'ai récemment effectué deux séjours à l'hôpital du Creusot et je suis encore en convalescence. C'est l'occasion pour moi de saluer l'ensemble des personnels pour leur professionnalisme et leur gentillesse. La ville du Creusot a toujours été résolument aux côtés de son hôpital. Ce soutien s'est traduit à de multiples reprises et je pense notamment à l'engagement décisif de l'ensemble du conseil municipal lors de l'achat de l'immobilier de l'hôtel Dieu que j'avais proposé lorsque son statut liait étroitement ce dernier à notre ville. C'est grâce à cet acte courageux, conjugué au sens des responsabilités de l'ensemble des personnels que nous avons pu sauver cet outil de santé indispensable à notre territoire. Même si ce lien institutionnel n'existe plus, Didier Laubérat et son équipe sauront, j'en suis convaincu, maintenir ce soutien indéfectible à notre hôpital. L'ambition de la liste, Le Creusot forge son avenir, va au-delà de la question majeure de la santé. Il s'agit également de rendre au Creusot la place qui lui revient au sein de la communauté urbaine et je n'hésite pas à le dire, cette place doit être la première. Car force est de constater qu'aujourd'hui, l'essentiel des décisions la concernant sont accaparées par le président et quelques collaborateurs.
Je considère donc qu'il est impératif que notre ville décide à nouveau des choix et orientations qui la concernent et engage son avenir. Cette question est majeure et elle justifie à elle seule le besoin de changement En cette fin de campagne, les annonces économiques se multiplient chaque jour. Mais au cours de ces dernières années, combien d'annonces n'ont jamais été suivies des faits sans que cela soit reconnu. Il est donc temps de mettre fin à une communication qui n'existe que pour elle-même. Je connais bien Didier Laubérat, ainsi que nombre de ses colistières et colistiers.
Ce sont des femmes et des hommes de terrain animés par la proximité, l'efficacité et un désintéressement sincère au service de notre ville. Voilà 10 ans maintenant que j'ai quitté mes fonctions de maire. 10 ans qui sont passés avec une rapidité fulgurante. Durant cette période, eu égard à mon attachement à notre ville, j'ai suivi attentivement tout ce qui s'y est passé et j'ai observé avec attention l'évolution de la gestion municipale. Trop souvent, j'ai regretté certaines décisions, certains choix qui ne servent pas l'intérêt général, c'est-à-dire celui de la ville et de ses habitants. Et c'est avec toute la lucidité que confère l'expérience que j'affirme aujourd'hui qu'un changement est non seulement souhaitable, mais il est nécessaire. Je soutiens pleinement l'élection d'une équipe expérimentée diverse et unie, capable d'accompagner avec clairvoyance le dynamisme industriel à l'initiative des entreprises. Cette ville à laquelle nous sommes toutes et tous si profondément attachés. J'espère vous retrouver bientôt pour qu'ensemble nous puissions saluer le rayonnement du Creusot. »
Didier Laubérat,

« Merci à tous les colistiers qui se sont exprimés et surtout qui ont dit des mots très très élogieux à mon égard et j'en suis très touché. Je suis extrêmement fier et heureux d'avoir des colistiers que vous êtes. Ce sont vraiment de très belles personnes et cette aventure, elle sera avant tout humaine et riche pour nous tous. Il s'agit ce soir de la 12e réunion publique qui est, je l'espère l'avant-dernière, puisque je crois fermement que nous allons nous retrouver la semaine prochaine pour préparer le second tour, puisque nous serons au second tour. Le projet que l'on vous propose aujourd'hui est complètement apolitique. Il n'est soutenu par aucun parti. Je n'ai jamais adhéré ni été sympathisant de quelques partis que ce soit. Visiblement, cela dérange. Cela dérange même beaucoup.
La présence d'une liste soutenue par aucun parti au Creusot est réellement une première et beaucoup ne comprennent pas ce cheminement, y compris la presse. C'est un scénario qui dérange. Pourtant, moi je le trouve tellement logique, tellement dans l'air du temps. Les colistiers qui ont décidé de contribuer à ce projet, à aucun moment, je ne leur ai demandé leur sensibilité politique. À aucun moment, je ne leur ai promis telle ou telle place en tant qu'adjoint à la ville du Creusot. À aucun moment, je n'aurais proposé une place de vice-président à la communauté urbaine. Sur l'échiquier politique, notre liste est et sera inclassable. À mon sens, il n'est pas indispensable de faire intervenir la politique dans la gestion d'une ville ou dans les décisions d'investissement. Notre priorité demeure l'application du bon sens et du pragmatisme comme principe directeur. La société se transforme rapidement et la classe politique peine à s'adapter à ces changements. C'est assez curieux, mais la société évolue plus vite que les mentalités politiques. Il apparaît nécessaire de dépasser les traditionnels clivages. La tendance politique n'est pas et n'a jamais été un argument de bonne gestion locale. Cette évolution se reflète dans un nombre croissant de villes françaises qui sont désormais gouvernées par des élus sans affiliation politique. Et je pense que ce phénomène devrait prendre de l'ampleur lors de ces prochaines élections municipales de 2026 et je m'en réjouis Le système actuel avec toujours les deux mêmes candidats depuis trop longtemps et qui convient à ces personnes en recherche de reconnaissance politique, est devenue complètement obsolète. Il est largement temps de proposer aux Creusotins une autre voie pour un autre projet, plus en adéquation avec les attentes des Creusotins. Lors de cette campagne, depuis six mois, j'ai reçu le soutien de parlementaires de personnalités politiques du territoire et d’ailleurs, parmi lesquelles plusieurs m'ont proposé de venir me soutenir sur des réunions publiques comme celle de ce soir par exemple. J'ai refusé toutes ces propositions, c'est l'élection municipale du Creusot.
Ce sont les Creusotins qui voteront pour leur ville. Si vous êtes venus ce soir pour rencontrer des personnalités politiques nationales avec des strass et des paillettes, vous vous êtes trompés de salle. J'ai un regard décalé concernant la fonction de nos institutions territoriales. Ayant toujours travaillé dans le privé, lorsque je suis arrivé aux commandes de certaines collectivités, j'ai constaté assez rapidement que les méthodes de fonctionnement n'étaient pas forcément adaptées à une gestion rationnelle et efficace. Juste un exemple. Un élu perçoit des indemnités et c'est tout à fait légitime. Celles-ci sont calculées sur un barème national en fonction du nombre d'habitants de la commune. Cela est vrai pour le maire et pour les adjoints. Depuis 18 ans que je suis élu, je n'ai jamais posé une facture de frais de déplacement, de restaurant, de quoi que ce soit, sur le bureau de la mairie. Et il en est rigoureusement de même sur le bureau du conseil départemental. Effectivement, à mon sens, les indemnités perçues sont bien destinées également à gérer les frais. Ils ne servent pas à s'enrichir personnellement. Donc vous l'avez compris, la ligne comptable, frais de représentation, à la mairie du Creusot, elle sera close. Pour ce qui me concerne, mes ambitions sont extrêmement claires. La mairie du Creusot et rien d'autre. Par opposition, il est de notoriété publique que le maire en place a également une seule ambition. Une ambition nationale. À ce moment-là, il n'y aura pas beaucoup de scrupules à quitter le navire.
Alors petite question. Qui pour piloter le navire, puisqu'il est tout seul sur les affiches ? Sur mon expérience, à la demande du président de la CUCM, j'ai accepté de prendre la présidence de Creusot-Montceau-recyclage, l'usine de traitement des déchets de Torcy, de 2022 à 2025. La présidente en place, par ailleurs première adjointe à la ville du Creusot, a jeté l'éponge étant poursuivi par plusieurs plaintes au tribunal des prud'hommes par les salariés de l'entreprise CMR. Après avoir nommé un nouveau directeur, nous avons remis la structure en route et nous avons également réussi la dissolution de CMR avec la gestion de la reconversion de ses 50 employés, sans aucune perte d'emploi et sans qu'il n'y ait le moindre article dans la presse locale. Au département, également à la demande du président, j'ai intégré le bureau exécutif de l'agence technique départementale qui était en grande difficulté. Là aussi nous avons changé de directeur. J'ai mis en place un comité de pilotage, qui fonctionne aujourd'hui très bien puisque tous les comptes sont revenus au vert. Les 15 emplois ont été préservés et à la dernière assemblée générale, l'ensemble des résolutions ont été adoptées à l'unanimité sous le contrôle des parlementaires du département qui était extrêmement satisfait de cette situation. Depuis cinq ans également, j'exerce la fonction de président de la commission de finance des départements avec un budget annuel de 800 millions. Cela se passe plutôt bien et il me reste encore deux ans à effectuer. Depuis 10 minutes, je vous parle de moi de mon profil, de mon expérience. Ce n'est certainement pas pour assouvir mon ego bien au contraire.
Je veux simplement vous convaincre que ma personnalité, mon expérience, me confère la légitimité nécessaire pour conduire une ville comme celle du Creusot, cette ville où je travaille depuis 25 ans tous les jours. Après une longue période de réflexion, j'ai décidé de conduire une liste pour forger un nouvel avenir pour le Creusot. Nous avons constitué une équipe pleine de compétences. Vous avez pu le voir encore ce soir et beaucoup d'entre eux sont des creusotins de naissance. Ils sont allés à l'école au Creusot, ont travaillé au Creusot et quelques-uns sont en retraite au Creusot. S'ils sont présents sur cette liste, ce n'est certainement pas pour des ambitions personnelles, mais clairement afin d'agir pour leur ville, car ils se désolent de la voir péricliter dans les conditions que vous connaissez. Notre projet, vous avez pu le parcourir au travers du document de 12 pages que nous avons distribué dans vos boîtes aux lettres. Ce projet il a été bâti en conscience après avoir analysé les lacunes importantes de notre ville. Je le redis ici, il faut recréer de l'attractivité pour notre ville pour enrayer la démographie inquiétante, permettant ainsi de donner un nouveau souffle au Creusot. Il faut réellement changer de méthode et mon expérience acquise depuis 18 ans permettra d'agir dans l'intérêt des Creusotins avec des idées neuves.
Contre toute attente, je ne vais pas critiquer ce soir le bilan de la municipalité en place. Cela a été fait au cours de la campagne et vous savez tout ou presque. Non je ne vais pas évoquer les décisions aberrantes de réaliser un chemin enrobé dans le parc de la Verrerie, des œuvres utiles (ou pas), la rénovation de la place de Schneider... Des dépenses d'investissement inconsidérées, des frais de fonctionnement et de représentation classant nos élus, là pour le coup, les plus performants dans le domaine, de la région Bourgogne-Franche-Comté. Depuis un mois, nous assistons un nombre incroyable d'inaugurations diverses et variées. La micro crèche et ses équipements ont quand même été inaugurés trois fois. Le cinéma également a été inauguré sans qu'il soit terminé. Je ne reviens même pas ici sur son financement qui est une première par son montage financier. En revanche, je vous engage par ailleurs à aller fréquemment voir des films pour le bien de vos impôts
. Bien sûr qu'il fallait un nouveau cinéma au Creusot, mais pas dans n'importe quelles conditions financières. De même, cette semaine, ce ne sont pas moins de plusieurs centaines de créations d'emplois et d'implantations d'entreprises qui ont fait l'objet d'annonces pour Le Creusot. Sur tous les projets, c'est toujours pareil. Effet d'annonce, conférence de presse, photo, puis plus rien. C'est le néant. À l'encontre de ces annonces, j'étais quelque peu surpris aussi la semaine dernière de constater que la ville du Creusot n'a pas fait de demande de subvention au département dans le cadre de son appel à projet 2026. Soit il n'y a pas de projet de travaux pour la ville du Creusot en 2026, soit on n'a pas besoin d'argent. D'ailleurs, à la réunion, la commission territoriale en question, représentant de la ville du Creusot, était absente. Avant de conclure, je ne peux que remercier l'ensemble des colistiers de l'équipe qui m'entoure pour leur dévouement et leur soutien sans faille pour ce projet qu'ils soutiennent et qui souhaitent voir aboutir. Nous proposons une rupture complète avec cette posture orientée vers la communication et l'autosatisfaction.
Le nous remplacera le je, équipe expérimentée, non partisane. Nous engageons un vrai travail de fond. Notre ville ne peut attendre les défis, les chantiers sont nombreux. C'est pourquoi nous proposons des actions ambitieuses et novatrices en matière d'activité et de développement économique. Les réponses aux préoccupations locales sont souvent à portée de main. Mon engagement ne sera pas celui d'un homme seul. Il s'inscrit dans une démarche collective pour redonner aux Creusotines et au Creusotins la fierté qu'ils méritent. Face à une gestion aujourd'hui verticale et directive, nous proposons une approche collaborative et participative et surtout efficace, fondée sur le respect de chacune et de chacun. Notre équipe est prête à conduire les transformations nécessaires pour renforcer l'attractivité de notre ville et promouvoir son développement. C'est là notre unique ambition. Le vote, c'est dimanche. On s'en approche. Ne laissez pas les autres décider à votre place. Allez voter. Faites voter vos voisins, vos amis, vos familles. Cette élection est la vôtre. Vous l'attendez depuis longtemps très longtemps trop longtemps. "
Vincent Brucci
















