
Devant une majorité de retraités, le candidat n’a pas ménagé ses coups contre David Marti et a pointé son bilan sur la démographie et sur la santé, pour son avant-dernière réunion de campagne.


Pour répondre à des demandes de retraités, n’appréciant pas les réunions du soir, c’est donc mardi après-midi que Didier Laubérat a organisé une réunion à leur attention. Elle a eu lieu à la salle Guynemer, avec une bonne assistance.
Un rendez-vous mené sur un bon rythme qui s’est terminé avec une collation et en musique. Mais avant, on a parlé politique et de l’avenir du Creusot. Didier Laubérat a insisté sur la démographie et sur la santé. Sur le premier sujet, il a affirmé que Le Creusot compte aujourd’hui moins de 20.000 habitants.
Chantal Félix

«La ville devient de plus en plus infernale ; Avec délinquance, dégradations de biens publics de bien privés, de vols… Je dois en oublier beaucoup. On peut aussi parler de la propreté. Notre objectif est d’assurer la sécurité pour tous. Nous voulons renforcer la Police Municipale avec un hôtel de police municipal.
Nous souhaitons recruter six nouveaux policiers municipaux qui seront affectés à la surveillance des lieux publics, notamment les parcs. On veut travailler en étroite collaboration avec la Police Nationale, équiper la ville en vidéo protection»
Didier Laubérat : «Notre objectif est d’assurer la sécurité et la tranquillité».
Martine Gauthier

«Je vais vous parler CCASS, situé aux Arcades… C’est un véritable couteau suisse, avec accueil, orientation et aides», a annoncé Martine Gauthier qui en a assumé la Présidence, avant de détailler l’ensemble des services et prestations, au bénéfice des plus faibles.
La colistière a ajouté : «Les activités sont ouvertes aux retraités creusotins, avec trois thé dansants, deux voyages de huit jour… Toutes ces sont activités gratuites. Et si nous sommes élus, nous maintiendrons ces servics et prestations».
Danièle Picard

«Martine, elle mérite notre considération. Il a été dit que les uns et les autres ont touché des indemnités. Martine et Pierre n’ont rien touché. Des doutes sont jetes sur les uns et les autres. Il est bien de rétablir la vérité pour celles et ceux qui se donnent pour nos séniors et la solidarité de tous».
Pierre Brugniau

«J’ai été militant de l’aide périscolaire. Je l’ai fait pendant 40 ans.
Je suis devenu creusotin quand j’ai été nommé proviseur adjoint, j’ai pris ma retraite ici. J’ai perdu une fille et cela m’a pulvérisé. Ce malheur, je ne le souhaite pas. Je me suis engagé auprès de France Alzeimer, cela m’a ému. Je veux assurer mon engagement auprès des autres. J’ai appris beaucoup en étant élu. J’aimerai amener un élan d’humanisme.
Je n’ai pas trouvé ce qui m’avait amené à m’engager.
Ca m’agace d’entendre «on a tout fait». Je refuse la malhonnêteté. Il ne faut pas dire que les autres ne sont pas beaux pour l’être.
J’ai été président de la commission de contrôle des impôts direct.J’ai été représentant à l’agence de l’eau… S’occuper de l’eau, est-ce que ce n’est pas de la solidarité…
On se présente modestement, pour faire les choses avec vous. Il faut que les travaux soient prévus et cohérents ;
Quel sens a le mot solidaire ? On s’adresse à ceux qui sont dans le besoin ; Chômeurs, pauvres, personnes seules, malades, handicapées, les anciens
Il faut faire attention à l’utilisation de l’impôt. S’occuper du handicap, c’est aussi s’occuper des trottoirs. Il ne faut pas enlever, mais améliorer ce qui peut l’être».
Didier Laubérat

«Je n’ai jamais eu de carte politique ; Dès fois on me classe à droite, au milieu ou à gauche. Le microcosme c’est mettre une étiquette. Je n’en veux pas. Pour gérer une ville il n’y a pas besoin de politique… Une école, une route, c’est de gauche ou de droite ? Il faut aller chercher les subventions.
Sur Le Creusot on estime qu’il y a 800 offres d’emploi, mais notre taux de chômage n’est pas brillant. On voit les bouchons à l’entrée de la ville le matin et le soir. 1200 ; 1300, 1500 personnes viennent travaillent et on n’est pas en capacité de les loger !
Concernant la démographie, le maire reste sur ses positions. Il soutient qu’il y a 22.000 habitants
Les chiffres officiels de l’INSEE s’arrête en 2024 juste au-dessus de 20.000 habitants.
Aujourd’hui on a 19.800 habitants : C’est le chiffre de l’INSEE ce matin.
On note un taux de chômage de 10,9%. Le Creusot est classé 26ème par rapport aux 500 communes de Saône-et-Loire.
L’action du maire sortant a été des actions de prestige. Une gestion plus rigoureuse devra être mise en place.
Sur le plan de la santé, on peut parler d’inefficacité totale ! Fin 2026 il restera 3 médecins libéraux et 2 au centre de santé ; Il y en a douze à Autun, dont 8 en libéral. C’est plus du double qu’au Creusot. A Etang sur Arroux, c’est autant qu’au Creusot. Il y a quand même un sacré trou dans la raquette !
Concernant l’école, on connaitra la nouvelle carte scolaire le 23 mars, le lendemain des élections.
Le Maire est sur une posture d’autosatisfaction. Nous on s’engage à un vrai travail de fond. Les réponses aux préoccupations sont à portée de main. On veut redonner la fierté aux Creusotins. A une gestion verticale, on préfère une gestion collaborative. Je n’ai pas d’autre ambition que la mairie.
Nous avons le soutien d’André Billardon, ce qui l’intéresse c’est l’avenir du Creusot, des Creusotines et des Creusotins».
Didier Laubérat a ensuite répondu à un certain nombre de questions et interpellations. Au sujet des priorités à droite : «Si on est élu, très rapidement le plan de circulation sera revu».
Au sujet de la propreté, le candidat lance : «Pourquoi les quartiers étaient propres il y a 30 ans ? Car il y avait des ilotiers. Aujourd’hui c’est la communauté urbaine qui gère. Je souhaite que les communes qui le souhaitent récupèrent la compétence.
Concernant les commerces de proximité : «Oui ils ferment de plus en plus. On a échangé avec des commerçants, ils ont des avis divergents. ON veut organiser les assises des commerçants».
Au sujet de la santé : «Pour les médecins, ça va demander deux ou trois ans. Le 12 mars Bernard Latombe interviendra sur le sujet !»
Concernant le chômage : «Au Creusot, il y a 800 offres d’emploi, mais 40% de jeunes sans formation, sans diplômes, sans qualification. On veut former local pour embaucher local».
Et Didier Laubérat de conclure : «Le Creusot sera attractif le jour où la courbe de la démographie sera horizontale.
Avec la baisse de la population, en 2028/2029 Le Creusot va changer de strat. On va payer cher. Des conséquences énormes et notamment sur la fiscalité. Ca sera préjudiciable pour les Creusotins».
Alain BOLLERY


