
Dans la dernière ligne droite de la campagne, les candidats ne ménagent pas leurs coups. Jeudi soir à la Mouillelongue, Didier Laubérat et Charles Landre n’ont pas été ménagés par le Maire du Creusot. Sylvaine Clavel sa souligné l'importance du soutien de la ville pour l'avenir de l'Hôtel-Dieu.

A un peu plus de deux semaines du 1er tour des élections municipales, c’est à la maison des associations de la Mouillelongue que David Marti avait donné rendez-vous, à ses soutiens, jeudi soir.
Une réunion au cours de laquelle il a rappelé son bilan et le sens de ses propositions, affirmant : «Le Creusot est ville engagée pour ceux qui en ont le plus besoin. On souhaite renforcer les liens entre les générations, pour que chacun trouve sa place».
Ses présidents de comités de soutien ont alors pris parole. L’occasion pour Yvon Puzenat de décocher une flèche : «On a des gens qui aiment la ville, en face ce sont des gens qui critiquent Le Creusot ; On va élire un Maire et le Président de la Commuauté Urbaine. Je ne vois pas quel employeur peut avoir quelqu’un d’autre que David Marti en face de lui. Et je veux aussi dire que l’ancien Maire n’acceptait pas le mode de calcul de la population effectuait par l’INSEE, car cela le mettait en colère». Et Thierry Martinet d’ajouter : «Vous avez un Maire qui va dans les Ministères».
David Marti ajoute : «Le programme de nos concurrents, c’est de nous attaquer, avec peu de propositions. On nous attaque sur les chiffres. On est le territoire du département où les actifs résident le plus. On est devant toutes les autres intercommunalités. Je ne donne pas tous les chiffres ce soir. Ce n’est pas quand certains étaient en situation que les chiffres étaient bons»… Rendez-vous est donné peut être lundi au conseil municipal, ou dans une des dernières réunions…». Juste un peu plus tard, David Marti lancera : «Quand on entend qu’un concurrent dit avoir la solution pour faire venir des habitants mais n’a jamais habité Le Creusot. Il faut oser. On bat des records !»
Jérémy Pinto : «Il ne faut pas casser ce qui marche en matière culturuelle»

«Le Creusot est une ville de culture et des centaines de familles trouvent des réponses. Dès la petite enfance. On a inauguré la nouvelle crèche et la culture, c’est avec des artistes en résidence dans la crèche.
Culture à l’école c’est dans tous les champs. 90% de classes sont concernées par des interventions. C’est aussi les écoles d’art et le conservatoire… On a 4700 inscrits à notre médiathèque. 30% de plus que l’année précédente. C’est le fruit de la gratuité que l’on a voulue, notamment pour l’accès à la culture. On veut la réaménager pour la rendre plus chaleureuse.
Culture aussi pour les Séniors, avec des tarifs réduits.
C’est le cinéma. Si on avait écouté d’autres, on l’attendrait encore longtemps. Nos opposants ont toujours voté contre !
C’est aussi le soutien aux associations. Dans l’espace public, avec des rencontres dans la ville. C’est les Beaux Bagages avec le Festival des Rugissantes qui a cumulé 21.000 visiteurs. C’est le deuxième festival Saône-et-Loire après Chalon dans la Rue. C’est aussi bon pour l’économie, c’est du positif. On veut le conforter, avec des navettes adaptées. Il ne faut pas casser tout cela. Un candidat veut repenser pour casser ce qui marche. Un candidat veut faire quatre nouveaux festivals, c’est complètement hors sol.
Avec David Marti, on veut continuer, c’est du sérieux et de la stabilité»
Albert Boudot, secrétaire de la section PS du Creusot ajoute : «Le facteur culturel est déterminant. Notre Maire connait l’entreprise et la culture ouvrière».
David Marti : «L’Orchestre à l’école est une réussite fantastique. Aucun enfant qui veut pratiquer ne doit être empêché. On a un chargé de mission à la CCM qui facilite ceux qui veulent venir ici.
Sylvaine Clavel : «C'est parce qu'on travaille main dans la main»

«Pourquoi je me suis engagée ? Mes arguments sont dans deux domaines.
Professionnel : Je suis responsable d’un service, celui de diabétologie endocrinologie, créé en 1991. Vous avez la chance d’avoir un hôpital médical, chirurgical et obstétrical. Effectivement la ville a beaucoup aidé ; Le robot a permis de garder des chirurgiens et d’en faire venir. Il y a eu aussi un investissement pour l’ophtalmologie. Le plus difficile, sur un territoire, est d’améliorer les relations entre la ville et l’Hôpital. On facilite les relations. Une liste concurrente pourrait dire c’est facile.
On s’est battu pour conserver, ensemble, les urgences. Défendre la Maternité. Elle a failli disparaitre. La question se reposera en 2027. On pourrait dire c’est logique. Il est plus facile d’avoir de la médecine, qui fait gagner de l’argent. Pourquoi le directoire l’a voulu, c’est parce qu’il travaille main dans la main avec David Marti. Oui pour conserver MCO, médecine, chirurgie et obstétrique, il faut voter pour David Marti.
Concernant la politique, je suis sans étiquette. Si on regarde dans le sport, la culture, le patrimoine, on peut être fier de ce qui s’est fait. Tous les membres de ce bureau ont toujours voté pour tous les projets.
Je veux aussi préciser que pour la diabétologie, plusieurs fois on nous a proposé d’aller ailleurs. Mon engagement c’est une force tranquille qui assume ce qui a été fait».
David Marti : «Les dirigeants du groupe SOS savent que si demain on n’est pas là, l’avenir de l’Hôpital sera incertain. La ville s’engage financièrement. Quand j’ai proposé la subvention pour le robot chirurgical, tout le monde n’a pas voté pour. Le leader de l’opposition ne l’a pas fait, car il n’avait aucune confiance dans l’hôpital. On a accompagné d’autres investissements. Sans robot, il n’y aurait plus de chirurgie. La Maternité cela a été un vrai combat, y compros contre des dirigeants. L’avenir de l’Hôpital se joue aussi dans cette élection. C’est un sujet crucial et fondamental. A chaque fois qu’il faudra soutenir, on le fera. Le service de scintigraphie, on va avoir un service extraordinaire. On pourra passer des examens que l’on ne pouvait pas passer».
Pauline Lagneux et Arnaud Deleplanque… Question sécurité

Pauline Lagneux explique : «Les Policiers Municipapaux ne peuvent pas tout faire, et notamment les contrôles d’identité. C’est la loi ; David Marti et France Urbaine veulent élargir les compétences ; mettre des amandes pour les délits constatés.
Notre 1ère mesure : Conforter les effectifs et les moyens, et proposer de prendre part à une police municipale intercommunale.
Les chiffres du Ministère de l’Intérieur au sujet de l’évolution de la délinquance, montrent que c’est assez stable depuis 2016 avec entre 3,2 et 3,5 victimes pour 1000 habitants.
Il y a moins d’insécurité au Creusot que dans les autres villes de Saône-et-Loire. En Bourgogne – Franche-Comté, on est encore les derniers en terme de taux de délinquance et donc les premiers».
Arnaud Deleplanque poursuit : «On entend les propositions d’un policier pour 1000 habitants. Peut être 1 pour 500 ou 1 pour 2000 dans certaines villes…
Je rappelle que notre service va dans les quartiers et dans les écoles. Nous le service médiation n’est pas sous-traité.
En commission, le représentant de l’opposition n’a jamais dit qu’il était contre les priorités à droite. On a voulu apaiser les quartiers. Pourquoi en commission ils n’ont rien dit. On regardera si on peut le faire dans d’autres quartiers».
David Marti : «On se saisit des sujets. Sur la sécurité, j’y travaille depuis des années. A gauche aussi on le fait. J’ai toujours du mal à dire qu’au Creusot c’est mieux qu’ailleurs, parce que je pense aux victimes. Non il ne se passe pas rien. Mais ici c’est mieux qu’ailleurs.
Dans deux médias télé Le Creusot a été dans les 4 meilleurs de France.
On a de moins en moins de moyens. On est en sous effectif au niveau de la Police Nationale. Peut être qu’il faut travailler différemment. C’est pour cela que j’ai pensé à une Police intercommunale.
Quand un concurrent dit 1 policiers municipal pour 1000, il faut 13 policiers : C’est 800.000 euros, et 2% de baisse d’impôt c’est 300.000 en moins. Où est-ce qu’il trouve l’argent. Dans les politiques sociales, culturelles, le festival sera-t-il toujours gratuit. Les repas à un euro pour les plus faibles… Il y aura une diminution du service public.
Nous les salles sont gratuites pour les associations. A Chalon il a baissé les impôts, augmenté les prix des repas.
Un opposant dit dans les 6 mois je fais venir des médecins. En 2014, ils avaient annoncé les états généraux de la santé. Je regarde sa liste. Je vois un médecin sur sa liste. Quand je vois le nom, je rappelle que ce médecin exerçait au Creusot et du jour au lendemain s’est installé à Montchanin, zone de désertification médicales. Parce qu’on touchait 50.000 euros pour s’installer à Montchanin. Il a pris sur sa liste une médecin qui s’est barrée pour avoir de l’argent !»
Sirine Mansouri et les valeurs

«J’en ai marre de ce que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux. Quand on voit ce que la ville peut faire pour les habitants, on les protège. Elle protège et aide les mères célibataires. Je travaille auprès des réfugiés et demandeurs d’asile. Ils sont bien traités parce que la ville a des valeurs. Même chose pour les personnes qui sont en situation de précarité ou celles qui sont victimes de racisme. Nous avons des programmes pour les gens».
David Marti : «Nisrire a fait un témoignage en défendant les valeurs que nous défendons. On ne se reniera pas».
Laëtitia Martinez : «Notre politique est de ne laisser personne au bord de la route»

«Je suis fière de notre politique sociale et de solidarité. Fière d’avoir un maire qui est prêt à accueillir. Dans les politiques publiques, notre objectif est de ne laisser personne au bord de la route.
On s’appuie sur le service public. On a des opposants qui promettent beaucoup de services mais qui veulent diminuer les ressources.
Le service public, la mutuelle c’est pour négocier des tarifs intéressants. C’est ce que l’on propose aussi sur l’énergie.
La tarification dans les cantines est en rapport avec les revenus. Elles sont proportionnées. C’est une dimension importante, quand un parent élève seul ses enfants, 85% sont des femmes, qui gagnent moins que les hommes. On a décidé de le prendre en compte dans l’action que l’on porte. Deux logements d’urgence sont réservés pour les femmes victimes de VIF».
David Marti : «On peut citer l’épicerie sociale. Nous avons pris la décision d’augmenter le budget de façon conséquente pour répondre aux besoins».
Alain BOLLERY





