
C’est à la salle Guynemer, mercredi soir, que les colistiers et soutiens de David Marti se sont retrouvés pour le dernier sprint de la campagne. Avec aussi une annonce : S’il est réélu Maire, il organisera un référendum sur «les priorités à droite».

A un peu plus de 48 heures de la fin de la campagne, qui interviendra ce vendredi à minuit, les colistières, colistiers et soutiens de David Marti, se sont rassemblées à la salle Guynemer. Il s’agissait de lancer le dernier sprint de distribution des tracts pour le second tour.
Avant que tout le monde se lance dans un tour de ville, David Marti s’est exprimé. D’abord pour affirmer : «Lors de ce premier tour, nous avons entendu les messages qui se sont exprimés. Nous les prenons avec sérieux, avec humilité et avec le sens des responsabilités. Une élection n’est jamais gagnée d’avance.Aujourd’hui, plus que jamais, notre responsabilité est de rassembler !»
Le candidat a ensuite loué l’attachement de son équipe au Creusot. Et de lancer : «Nous abordons cette dernière ligne droite avec confiance et humilité, avec énergie et un esprit résolument positif.
Nous en appelons à la mobilisation de chacune et chacun pour convaincre 1, 5, 10 personnes de son entourage que notre programme pour Le Creusot est celui qu’il faut et le placer en tête ce dimanche». David Marti, outre des chefs d'entreprises, a aussi salué la présence de Florence Amiel, ancienne colistière de Didier Laubérat.
Avant la photo de toute l'équipe, David Marti a aussi confié à creusot-infos, que s’il est réélu, il réalisera un référendum sur les priorités à droite. Une information qu’il a confirmée, jeudi, au cours du débat organisé par creusot-infos.
Auparavant ce sont ses colistiers qui avaient pris la parole.
Patrick Merliaud : «J’ai toujours travaillé dans l’industrie, dans le nucléaire. Le travail je sais ce que c’est. Je connais l’identité ouvrière du Creusot. J’ai traversé les aléas du monde industriel. J’ai aussi vu le redressement économique du Creusot. Je témoigne que la volonté politique des équipes qui se sont succédées jusqu’à David Marti aujourd’hui a été déterminante pour faire du Creusot un symbole du renouveau industriel.
Plus de 3000 emplois sont attendus dans les 5 ans à venir, des nouvelles entreprises arrivent et des historiques se développent. J’en veux pour preuve le projet Forge+ qui, lui encore, sans volonté politique, n’aurait jamais été imaginé ici au Creusot.
Les Creusotins nous mettent parfois des coups de pied aux fesses, et on entend : on est là pour répondre présents et bosser pour l’avenir des Creusotines et Creusotins».
Sylvaine Clavel : «A ceux qui hésitent, je le dis : ce qui se joue n’est pas une affaire de personne, c’est une gestion de la ville sérieuse et responsable dont le Creusot a besoin. Et je peux témoigner que ce sérieux il est ici ! Il faut continuer ce travail sérieux sans promesse déraisonnable et j’appelle chacun quelles que soient leurs sensibilités politiques, leur choix du premier tour à nous rejoindre. Nous sommes la liste du rassemblement».
Jérémy Pinto : «La campagne du 1er tour a été exceptionnellement virulente. Je crois que les Creusotines et les Creusotins méritent mieux, qu’ils attendent mieux ! Alors nous voulons être à la hauteur. Plus que jamais cette équipe veut travailler pour une ville apaisée, une ville rassemblée. On s’adresse à tous : à nos électeurs du 1er tour bien sûr, mais pas seulement. A celles et ceux qui ont pu faire un autre choix : nous demandons une confiance qui nous engage. Elle nous engage à agir dans l’intérêt général. Ne croyez pas aux promesses en l’air du candidat d’en face. Demain il sera incapable de financer son programme. Et tous ses votes contre, contre le cinéma, contre l’écolo-crèche, et tant d’autres contre, tout cela ne peut pas faire avancer notre ville alors que Le Creusot mérite plus que jamais qu’on se mobilise pour».
Laëtitia Martinez : «Depuis 12 ans que M. Landre est au Creusot dans l’opposition, il a toujours été le seul à prendre la parole à la table du conseil municipal. C’est une drôle de conception de l’équipe. A l’inverse, je peux témoigner de l’engouement, de l’engagement, et des compétences de notre liste. Notre ville, comme note équipe, a été malmenée dans cette campagne, on en a dressé un portrait triste alors qu’elle est pleine d’énergies. C’est notre équipe et ses compétences qui doivent l’emporter demain pour assurer l’avenir du Creusot et continuer de la défendre avec détermination».
Nicolas Richoffer : «Je fais partie de ceux qui viennent de la gauche dans cette équipe, de la gauche attachée aux solidarités, à l’égalité, à l’action sociale vers les plus fragiles, tout autant qu’aux questions écologiques. Par mon boulot j’ai quitté Le Creusot quelques années, et quand j’ai fait le choix d’y revenir j’ai à la fois vu une ville plus moderne, plus verte et j’ai aussi retrouvé les valeurs d’une ville où chacun a sa place. C’est aux antipodes des valeurs qui sont portées par le RN, ce parti de la division, de la haine, du rejet, ce parti qui soutient le candidat d’en face. Et je ne veux surtout pas que demain le RN puisse s’installer de manière détournée à la table du conseil municipal et que Le Creusot soit sur la carte de France du RN».
Evelyne Couillerot : «Rassemblons largement les habitants autour de notre ambition : améliorer la qualité de vie de celles et ceux qui vivent ici, tout en attirant de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises.
Le Creusot a deux forces indissociables : son identité industrielle, économique et la qualité de son cadre de vie. Ces deux dimensions ne s’opposent pas, elles se complètent et se renforcent».
Alain BOLLERY





