Communiqué :Plutôt que la vulgarité crasse David Marti ferait mieux d’accepter le débat
Jeudi soir à la Mouillelongue, David Marti a encore perdu pied en consacrant sa réunion à m'attaquer. Son commentaire indigne envers ma colistière Carine Travers montre encore le niveau auquel il choisit de se situer dans cette campagne. Ces commentaires sont indignes d’un maire. Sur le caractère personnel et totalement diffamatoire, je laisse le soin à ma colistière Carine Travers de s'exprimer, sur le reste, il me faut répondre point par point.
Tout juste noterais-je le caractère habituel de ce genre d'attaques. Durant ce dernier mandat, David Marti, accompagné de son élu Yvon Puzenat, m'ont ainsi déjà enjoint à me "reproduire" au Conseil municipal du Creusot, demandé de produire les Kbis de mes sociétés pour prouver qu'elles existent, prétendu que je n'habitais pas au Creusot... Cette vulgarité est leur marque de fabrique.
J'ai proposé un débat à David Marti et je sais pertinemment pourquoi il le refuse. Il exposerait, en direct, les véritables limites de ses compétences. Il en a peur et préfère se donner en spectacle devant ses militants. Moi je choisis les Creusotins.
C'est pourquoi j'organiserai quand même ce débat lundi 9 mars à 19 heures. S'il ose venir, qu'il choisisse l'animateur et les thématiques, je n'y mets aucune condition. Sinon je répondrai aux questions des Creusotins, en direct et filmé.
Sur ses leçons de gestion, les faits sont têtus. La rénovation de la place Schneider a vu son coût exploser de 1,8 à 4,3 millions d'euros, le site Technopolitain est passé de 4,5 à 15 millions d'euros, l'épargne de la CUCM s'effondre. Voici des exemples de la réalité budgétaire qu’il laisse.
Qu'il explique aussi aux Creusotins comment sa bonne gestion des deniers publics l'a conduit à augmenter deux fois la taxe foncière au cours du mandat, en contradiction totale avec ses promesses de campagne de 2020. Qu'il explique pourquoi il a multiplié par trois à quatre la Cotisation Foncière des Entreprises, une taxe qui frappe les petits, les indépendants, les commerçants et les artisans. Je la ramènerai dès après l'élection à son niveau initial. Qu'il explique enfin comment sa bonne gestion a conduit à une augmentation de 30 % du tarif de l'eau sur ce seul mandat. Enfin, s'il veut parler d'économies, qu'il commence par expliquer pourquoi il est indispensable qu'il se verse 20 000 euros par an de frais de représentation en sus de ses indemnités d'élu. Dans une ville qui souffre et se dépeuple, c'est indécent.
J’assume les -2 % de baisse d'impôts dès le premier budget. L'impôt est devenu confiscatoire au Creusot et c’est même le début d’une trajectoire de baisse. En revanche nous allons récupérer les 350 000 euros d'exonération de taxe foncière qu'il concède à l'OPAC pour faire réaliser des fresques sur des bâtiments voués à démolition. La politique de David Marti c'est toujours plus de dépenses et toujours plus d'impôts. Nous, nous chercherons des ressources fiscales nouvelles parce que des habitants s’installeront et des activités économiques se développeront sur le territoire, pas en augmentant systématiquement les taux.
Deux élus professionnels depuis plus de trente ans viennent nous faire des leçons d'économie privée. J'ai modestement créé des emplois au Creusot et je ne fais de leçons à personne. Je concède qu'il est à la portée de n'importe qui de distribuer des subventions ou d'engager 6 millions d'argent public pour un cinéma 100 % privé. Mais malgré les millions engagés, nous disposons toujours du pire taux de chômage de Bourgogne, 25 % au-dessus de la moyenne départementale. Ce n’est pas un hasard si la Chambre régionale des comptes a noté dans son dernier rapport que malgré un niveau de dépenses élevé aucune stratégie économique n’est perceptible.
En matière de santé, je rappelle que David Marti est maire-adjoint depuis 30 ans, maire depuis 11 ans, président de la CUCM depuis 12 ans. Il avait toutes les cartes en main. Or depuis décembre 2019, il est tenu de soumettre à l'Agence Régionale de Santé un Projet Local de Santé et il n'a rien engagé. Il n'y a aucune ligne budgétaire consacrée à la santé dans le budget municipal et on signe, en toute hâte, des subventions à des étudiants à la veille des élections. Voilà son bilan. Il a aussi participé à la destruction méthodique de la Fondation Hôtel-Dieu, qui s'est retrouvée en faillite avant d'être rachetée par le groupe SOS. L'Hôtel-Dieu du Creusot n'est plus l'hôpital des Creusotins mais celui du groupe SOS, qui affiche aujourd'hui un déficit de plus de 4 millions d'euros en cours d'année. La ville a subventionné un robot pour 2 millions d'euros lors du mandat précédent, ce qui a permis au groupe SOS de réaliser des opérations de chirurgie. Soit. Mais j'avais demandé à l'époque qu'une convention d'objectifs soit signée pour garantir que l'engagement de la ville ne se réalise pas sans contrepartie, mais qu'il y ait développement de nouveaux services pour améliorer l'accès aux soins des Creusotins. David Marti a refusé cet engagement et subventionné quand même. 10 ans plus tard l’accès aux soins des Creusotins s’est dégradé. Voilà la réalité sanitaire qu'il nous laisse. Alors quand il ironise sur un médecin de ma liste, un des rares généralistes du bassin dont je sais la charge de travail qu’ils ont, il ferait mieux de s'interroger sur les raisons profondes qui poussent les professionnels de santé à ne pas rester sur notre territoire.
En matière de sécurité j'assume pleinement nos propositions. Lui constate. Les Creusotins aspirent à une police municipale digne de ce nom, présente et efficace pas une police municipale qui était tombée à 2 éléments au cours du mandat. Oui, il faudra investir en matière de sécurité, dans un centre de supervision urbain comme dans la police municipale, car ce sont des politiques essentielles d'une mairie. Oui un Policier municipal c’est environ 62000 euros par an. Mais qui, à part David Marti, imagine qu’il faille rogner sur la santé, l’éducation, la sécurité ?
En matière culturelle, l’adjoint à la culture m’accuse d'être hors sol parce que nous proposons 4 festivals dans l'année. J'assume de croire profondément dans le potentiel du Creusot. Notre proposition culturelle est ambitieuse et cohérente. Elle contraste avec leur politique culturelle qui, au lieu d'ouvrir, ferme des portes (y compris à certaines associations creusotines comme l'École des Spectateurs, et rejette des festivals intégralement financés par des mécènes privés, comme le Piano à la Verrerie). Mon projet, ce n'est pas de financer 3 sculptures pour 400 000 euros sur le prochain mandat. C'est de rendre le Château de la Verrerie aux Creusotins, de construire une programmation culturelle ambitieuse toute l'année, de bâtir une salle de concert, d'avoir une maison des jeunes et de la création en cœur de ville, une galerie municipale... Mon projet, c'est celui d'une ville vivante !
Alors je comprends que les socialistes et macronistes creusotins, désormais divisés en deux listes, soient fébriles. Le temps du changement est venu et rien de l'attaque misérable de David Marti à l'égard de Carine Travers ne l'empêchera. Ce discours ne porte plus, les Creusotins l'entendent depuis trop longtemps.
Je porte l'alternative et je m'engage, à ne jamais sombrer dans l'invective et la vulgarité. Surtout, contrairement à lui, je n'ai pas renoncé, je crois profondément dans le Creusot et dans son avenir.