
La décision officielle est attendue ce mardi.
Moins de 48 heures… Dimanche soir, après l’annonce des résultats, les candidats savaient qu’ils avaient moins de 48 heures pour décider de se retirer, de se maintenir ou de fusionner.
Très vite David Marti a fermé la porte à une fusion. C’est ce qu’il a confirmé dans une interview vidéo (
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Dès lors il n’y avait qu’une seule voie pour une fusion. Celle des listes de Charles Landre, arrivé en tête avec 39,02% des suffrages, et celle de Didier Laubérat, arrivé 3ème, qui a rassemblé 21,30%
Si l’on applique une règle de trois, une répartition des sièges pourrait être de 64,7% pour Charles Landre et 35,3% pour Didier Laubérat. En grandes masses deux tiers pour le premier et un tiers pour le second.
Dès dimanche soir, des premiers échanges ont eu lieu. Ils se sont intensifiés au cours de la journée de lundi pour trouver un accord. Didier Laubérat et ses amis revendiquant leur part, c’est-à-dire une douzaine de sièges. On devrait rapidement savoir, s’il y a accord, si c’est sur 9, 10, 11 ou 12 places sur la liste.
On se doute que les négociations concernent aussi les numéros attribués. Et ceux-ci ont leur importance. Car évidemment, au-delà de l’élection municipale, en cas de victoire au Creusot, la droite pourrait lorgner sur la Présidence de la Communauté Urbaine. Etant entendu, aussi, que les résultats de Montceau les Mines seront attendus avec impatience.
On l’aura compris, l’enjeu du deuxième tour au Creusot est énorme, car outre la ville qui pourrait basculer à droite, 49 ans après avoir été conquise par Camille Dufour, c’est donc aussi la Communauté Urbaine Le Creusot - Montceau qui pourrait basculer de gauche à droite.
L’idée de voir Didier Laubérat être candidat pour présider la CCM n’est pas du goût de tout le monde du côté de Charles Landre et de ses amis… Sur le thème : «On ne peut pas prétendre à la Président de la Communauté Urbaine quand on a fait un peu plus de 20%»
Mais entre l’arithmétique et la réalité politique, il y a parfois un monde. De sorte que lundi soir, les négociations étaient prévues pour se poursuivre la nuit avec semble-t-il une échéance : Mardi matin. C’est ce qui était imaginé lundi soir, mais cela peut encore changer. Avec une seule et irrémédiable échéance : Ce mardi avant 18 heures en Sous-Préfecture à Autun.
Alain BOLLERY