
C’est mercredi soir, à l’ALTO, que Charles Landre a tenu son dernier meeting de campagne avant le 1er tour. Il a prôné une rupture et appelé les Creusotines et les Creusotins à voter le changement, «Cela fait 12 ans que je suis debout pour défendre les Creusotins», a dit le candidat, assénant : «Le Creusot va mal et peut être que Le Creusot est au bord du gouffre»

«C’est la fin de la campagne, elle a duré un an et demi à écouter les Creusotins pour construire le meilleur programme. On a toutes nos chances de l’emporter dimanche. Notre liste est l’une des plus jeunes de Saône-et-Loire. On a bâti un programme solide et engagé».
Ce sont les mots que Baptiste Perraudin a prononcés, mercredi soir, en ouverture de la dernière réunion de campagne que tenait Charles Landre.
Elle a eu lieu à l’ALTO et depuis que le candidat est entré en politique, avant les municipales de 2014, il a affiché non seulement des convictions mais souvent répété qu’il sent la victoire se profiler. Il dit en avoir la conviction et tout le monde aura remarqué que ses attaques ont visé David Marti et épargné Didier Laubérat. Un discours sans aucun doute stratégique dans la perspective du second tour.
Pour cette dernière réunion, Charles Landre a d’abord fait parler des jeunes le soin de lancer les différentes prises de parole. L’avant dernière étant pour Carine Travers.
Paul Accaoui

«Grandir au Creusot, c’est grandir avec plein d’incertitudes. Où est ce que je vais étudier, est-ce que je vais rester. On vit ici dans un malaise avec nos rues mal entretenues et nos commerces qui ferment. Ce n’est pas gravé dans le marbre. Mais c’est pour cela que les jeunes pensent à partir. 500 sont partis en dix ans. On veut faire face à l’indifférence et au pessimisme. Aujourd’hui, on se moque des jeunes, de leur départ. J’ajoute n’y a pas d’ambition culturelle.
Chaima Nemer

«Je m’engage pour les jeunes. Ils ont de l’énergie. On veut développer des lieux pour les accueillir. Soutenir leurs initiatives ; Mieux accompagner les jeunes dans leurs parcours, en leur permettant de participer à la vie locale».```
Nordine Al Wafik

«Je suis né ici et je veux avoir envie de revenir et de ne pas partir. Trop de jeunes partent pour travailler. On doit accompagner les jeunes vers l’emploi, vraiment, avec des opportunités. Cela passe par une vraie stratégie. Rester c’est fonder sa famille. On veut une ville plus attractive et plus dynamique, une ville plus vivante. Le Creusot a tout pour réussir.
Kenza Benyakoub

«Je veux parler des transports en commun. Malheureusement les liaisons entre Le Creusot et la gare TGV sont mal organisées. Les gens sont touchés par les manques mobilité. Ma sœur passe son permis, il faut la déposer à l’auto-école, car les horaires de bus ne correspondent pas. Les jeunes manquent d’activité, à cause du manque de transportÛ.
Louise Sarandao

Partir du Creusot, ce n’est pas un choix de cœur. Comment faire rester. Les jeunes doivent construire, près de leur famille. Ils n’ont pas d’espace pour échanger. Il faut valoriser notre histoire. Une ville qui supporte la jeunesse prépare son avenir».
Anne Pernin

«40% de la population a plus de 60 ans. Charles possède toutes les compétences pour diriger la ville, avec une vraie équipe, pour tous les projets de notre programme».
Véronique Boldrini

«Nous sommes revenus. On a trouvé une ville atone, immobile. Charles nous a redonné espoir pour réparer la ville ; avec le réalisme de son programme, avec sa passion du Creusot. On a une profonde envie que Le Creusot change. Il doit être réveillé».
Carine Travers

«Je suis arrivée en 2001. Je travaille sur la communauté urbaine. J’ai assisté impuissante à la disparition de médecins. Il y a vingt ans, on avait 16 médecins généraliste, aujourd’hui ils sont 4 et ce sera 3 à la fin de l’année. Montceau a 9 généralistes, et Blanzy, 3 pour 6000 habitants. Nombre de Creuotins n’ont plus de suivi
Il y a 16 ans, il y avait le projet d’un hôpital communautaire. L’Hôtel-Dieu perte de la moitié de ses activité et le reste vendu à SOS Santé. Beaucoup d’habitants renoncent aux soins. Je ne pouvais pas rester plus longtemps sans agir.
Je n’ai jamais eu le souhait de faire de la politique. Mais il n’est pas acceptable que les Creusotins meurent faute de soins. J’ai la volonté de la mise en place d’un contrat local de santé. A ceux qui m’attaquent, je dit qu’il faut prendre soin de la ville. Ils faut transforme la ville pour la rendre attractive».
Charles Landre

«Merci d’être là aussi nombreux. Merci d’être là pour vous engager, peut être à vous qui venez pour la 1ère fois. On peut être debout pour Le Creusot, une ville qui réponde aux défis et où on a envie de s’installer ; Cela fait 12 ans que je suis debout pour défendre les Creusotins. Je défends Le Creusot avec la conviction que pour la démocratie, il faut porter la parole des habitants.
Il est temps de changer, je le sens. On a fait trois porte à porte. Il est temps d’engager le changement. Dans un dernier meeting, parfois on vous promet la lune.
Le Creusot va mal et peut être que Le Creusot est au bord du gouffre. Mal en matière de santé, d’entretien, de sécurité, d’organisation du centre ville, du tissu commercial. Les associations vont mal, parfois faute de soutien.
On a des atouts : Une scène nationale, le centre universitaire, la gare TGV… Si ça va mal, c’est la conséquence de 10 ans de renoncements, de déni, d’abandons… De gestion de l’argent public, de refus de s’engager sur la sécurité. C’est aussi le renoncement pour la santé.
Il y a des adjoints qui étaient déjà là aux affaires, quand certains de nos candidats sont nés.
Le Creusot va mal malgré ses atouts.
Il y a de l’indécence sur les dépenses, quand on explique qu’il y a plus de médecins, indécence quand le Président se permet de s’octroyer 20.000 euros pour ses frais de représentation. On ne se voile pas la face.
Dimanche, les Creusotins auront deux choix : Entre continuité mortifère, et changement très ambitieux. Avec un programme ambitieux comme la ville devrait l’être.
On a vu qui souhaitait un débat et qui n’en voulait pas. Les candidats ne sont jamais venus : Mépris silence, refus de l’affrontement projet contre projet. C’est dans le débat que l’on peut confronter les projets, les hommes. On peut voir qui a l’énergie et les compétences. Pour gérer en votre nom, une commune et l’intercommunalité.
Le Maire a eu peur que soient exposées ses limites. Quand on ne s’attaque pas aux idées, on s’attaque aux candidats.
Ainsi, j’ai entendu que je n’étais pas Creusotin mais d’ailleurs, fils de, que je n’avais pas de travail avec une entreprises fictives… Et depuis 10 ans a été beaucoup diffusé que j’étais un facho.
Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais eu que la volonté de rassembler les Creusotins !
Ce que je propose, c’est une rupture avec ce qui se pratique, à savoirl’entre soi, en s’appuyant sur 3500 électeurs.
Ma conviction c’est qu’il y a une très large majorité de Creusotins qui veulent changer tout changer. La ville est dans une situation dramatique.
Je suis là pour dire aux Creusotins qu’il faut réparer la ville. En matière de santé. Ce n’est pas une priorité, c’est une urgence. Nous avons fait des propositions pour la sante, comme l’accueil des universitaires. Mais nos idées ont été balayées. Cela fat 7 ans que le projet locale de santé n’a pas été présenté.
Nous créerons un budget santé ; On ira plus loin que ce qui semble pouvoir être engagé.
Je proposé un programme qui innove, que nous porterons dans la force de notre travail.
Concernant la sécurité publique, on ne transigera pas. Le Maire disait que ça coûte trop cher, que l’on ne peut pas. Et là le Maire d’un coup réclame plus de moyens pour la Police Municipale et pour la sécurité.
Dès la fin du premier budget, on doublera la Police Municupale. Elle doit fonctionner 7/7, avec un centre de sécurité publique ; Avec les moyens de remplir la mission.
Il faut aussi s’engager contre le trafic de drogue. Le quartier Foch ne le connaissait pas il y a dix ans.
3ème chose à réparer : L’entretien de la ville. Le Creusot est à l’abandon. C’est une ville indigne, qui devrait être entretenue. Il n’y a pas de volonté. On le fera dans les six mois. On présentera un plan de la voirie ; On entretiendra les parcs et on finira le changementde l’éclairage, avec aussi des bâtiments qui produisent de l’énergie ;
On donnera les moyens aux agents municipaux. Beaucoup m’ont dit leur exaspération.
Il faudra de l’ordre dans la gestion et dans les comptes. La ville a perdu l’Hôtel-Dieu, sacrifie les actifs. C’est en contradiction avec les promesses.
La majorité sortante a augmenté deux fois les impôts. On a créé ou augmenter six taxes. Nous, on baissera la taxe foncière de 2 points ; On ramène la cotisation des entreprises à ce qu’elle était il y a dix.
Quand il de la place Schneider, Hub & Go, il y a du monde. Quand il y a nécessité de baisser, il n’y a personne.
La meilleure gestion sera d’arrêter les exonérations ou aides, comme par exemple pour l’OPAC, comme cela a été le cas, pour faire des fresques.
On veut faire du Creusot la ville la meilleure de France. Il faut que chacun puisse se déplacer. Avoir une foncière pour permettre d’installer des commerces.
Nous souhaitons quatre festivals pour que Le Creusot vive à chaque saison ! Une ville vivante pour tous les âges de la vie ; En prenant enfin soin de nos ainés, plutôt que de le confier à des associations
Il faut s’attaquer de front à tous les sujets. Pour que Le Creusot aille bien, aille mieux, plutôt que Le Creusot s’enlise.
L’équipe sortante veut continuer ce qu’elle a fait ces dernières années. Je sens toute leur fébrilité, parce qu’ils prennent conscience.
Beaucoup de creusotins sont dans la méfiance. L’abstention n’est pas la solution,
L'abstention c'est le contraire de ça. C'est donner quitus à celui qui gère. Je dis à tous ceux qui seraient tentés dimanche par l'abstention, de bien réfléchir. Quand est-ce qu'ils ont eu un rendez-vous avec un médecin pour la dernière fois, quand est-ce qu'ils sont rentrés chez eux en pestant sur l'état, de la ville.
Votez pour une liste qui ressemble au Creusot. Il n'y a pas de professionnel de la politique parmi nous.
Ce que nous construirons demain, c’est cette ville dont vous rêver, en se disant quelle chance on a d’y vivre, d’accueillir des événements, d’accueillir des nouveaux habitants.
La campagne m’a permis d’aimer encore plus les Creusotins. Avoir encore plus envie d'être leur maire. J’ai l’énergie pour répondre aux défis face à ceux qui pensent que ce n’est pas possible ; Il est temps, après un demi siècle. Il est temps de tourner la page.
Nous voulons une ville sécurisée, ou l’on viendra se soigner, belle, et entretenue.
Une ville d’innovation, qui repousse les portes.
Cette fois, je le sens, nous allons gagner !»
Alain BOLLERY






