
Marcheur invétéré, Maurice Perra le Marmignaud n’en est pas moins un fidèle donneur de sang.
C’est la raison pour laquelle Michèle Biccaï, présidente et des membres du bureau de l’Amicale des Donneurs de Sang Bénévoles du Creusot, l’ont reçu avant son prochain départ pour un périple de 876 km. Ils lui ont remis par ailleurs un tee-shirt des jeunes donneurs de sang.
Si son épouse, bénévole à l’ADSB, l’accompagne parfois dans ses excursions, cette fois il partira bien seul. Âgé de 68 ans, cet ancien salarié de Thermodyn, ne pourrait plus se passer de la marche. Autour de Marmagne, il y a tout ce qu’il faut pour randonner, explique-t-il.
Aller à Saint-Jacques-de-Compostelle, ça fait rêver ! C’est son ami Hervé Godot qui a fait l’aller-retour avec son âne, qui l’en a convaincu. Il voulait même me prêter son âne, mais je n’ai pas voulu, poursuit-il. J’aime marcher seul.
Au printemps 2025, Maurice Perra avait déjà effectué la partie française du « pèlerinage ». 750 km à pied en 32 étapes de 30 à 35 km par jour du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. Si sa fille l’a rejoint pour une semaine de marche avec hébergement en gîte, Maurice bivouaque la plupart du temps. « J’ai ma tente, mon réchaud et je trouve toujours à manger le long du parcours. Je me lève à 06h15 et je pars à 06h45. Je dors où je peux, ça m’est arrivé de m’installer dans des lavoirs, des chapelles, même dans des cimetières. Tous les jours, je donne de mes nouvelles à la famille et aux amis et je leur envoie des photos. » Si Maurice aime marcher seul, il lui arrive de faire des rencontres intéressantes, des Américains, des Canadiens, une Cambodgienne avec qui il a marché deux jours…
Cette année, « Momo le randonneur » comme le surnomment ses amis, se prépare à effectuer le Camino Francés, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Fisterra, en Galice. 876 km qu’il compte parcourir en 35 étapes. Départ le samedi 05 septembre, BlaBlaCar de Saint-Laurent d’Andenay jusqu’à Bayonne, puis le train pour rejoindre Saint-Jean-Pied-de-Port pour sa seconde grande étape. Durant plus d’un mois, « Momo le randonneur » sera aussi un ambassadeur itinérant du don de sang.
J.S.


