
Ce dimanche 13 juillet, elle ne s’attendait certainement pas à voir autant de monde autour d’elle. Après quelques larmes vite essuyées, sa famille et le personnel du Parc des Loges lui ont rendu un bel hommage.
Marie-Dominique Antoni est née le 13 juillet 1925 à Antibes, dans les Alpes-Maritimes, de deux parents corses, Jean-Grégoire, agent de police et Julie Marie Edwige, mère au foyer. Ses premières années de vie se passent à Antibes ou dans le village dont est issue la famille, Salice en Corse du Sud, un bourg situé au pied du Monte d’Oro. Mimine, comme on l’appelle alors, connaît une jeunesse difficile en perdant sa maman alors qu’elle n’a que douze ans, maman très mal relayée par une nouvelle épouse de son père qui déteste les deux filles, Marie-Dominique et sa sœur Faustine, née trois ans plus tard en 1928. Ajoutons à cela que le pensionnat de religieuses de Nice où sont élevées les filles est d’autant moins un paradis que la guerre survient avec ses privations, la Corse occupée par l’armée italienne privant les filles de leurs contacts familiaux sur l’île. Heureusement Marie-Dominique travaille rapidement, entre autres dans l’armée de terre où elle fait la connaissance d’André Debourdeau, l’amour de sa vie, qu’elle épouse en 1947 et dont elle a deux enfants, Edwige et Christian. La famille s’agrandira par la suite avec l’arrivée de 4 petits-enfants, 10 arrière-petits-enfants et une arrière-arrière petite-fille.
L’arrivée de Marie-Dominique au Creusot, en 1950, ne se fait pas sans mal car le changement de culture est profond pour intégrer sa belle-famille de Creusotins pure souche implantée depuis 1913 au « Pont du Souci », Impasse de Lorraine. Elle deviendra néanmoins une vraie Creusotine et, petit à petit, la référence de son quartier parce qu’on l’y a toujours connue. Elle se consacre en début de vie conjugale à ses enfants, pour lesquels elle veut en permanence le meilleur, et sera très fière de leur assurer une situation qui sentait bon « l’ascenseur social », après la vie d’ouvrier soudeur du mari, une fille institutrice et un fils responsable d’une agence bancaire locale. Mais Madame Debourdeau veut aussi s’épanouir personnellement. Elle est curieuse et s’intéresse à la culture et sera ravie, notamment, de tenir la discothèque de L’Arc pendant quelques années, nouant de nombreux contacts, ou de participer à une chorale et faire des voyages avec les amies de la classe.
Désormais à l’EHPAD Odelia du Parc des Loges depuis début 2024, elle n’en garde pas moins un tempérament sociable et le personnel de la résidence la loue pour son bon caractère et son sens de l’autodérision. « Vous êtes la quatrième centenaire de l’établissement » lui glisse discrètement Adeline Castano, la directrice du Parc des Loges. Et lorsqu’on lui demande le secret de sa longévité, elle répond sans hésiter « J’aime les gens ».
Après l’apéritif et les fleurs offerts par le Parc des Loges, toute la famille s’est rendue au restaurant du Château à Saint-Sernin-du-Bois pour fêter cet évènement. Avant un retour à la résidence pour une projection de photos qui lui rappelleront de bien beaux souvenirs.
Creusot Infos se joint bien évidemment à tous pour vous souhaiter un « Bon anniversaire, madame Debourdeau ».
J.S.















