
A l’Académie François Bourdon, on dit, on fait ! Faute de son succès, bis repetita pour une conférence à deux voix qui a passionné les auditeurs qui n’avaient pu assister à la première.

Le 25 novembre dernier, la salle de conférences de l’Académie François Bourdon s’était avérée beaucoup trop juste pour accueillir dans de bonnes conditions toutes les personnes désireuses d’en connaître davantage sur la dynastie des Schneider et le passé industriel prestigieux du Creusot.
Jean-Luc Gisclon, président de l’Académie François Bourdon, avait alors annoncé par voie de presse qu’il serait possible d’organiser cette conférence une deuxième fois au printemps 2026. C’était chose faite ce mardi 31 mars au Pavillon de l’Industrie où 145 auditeurs ont pu prendre place. En 2025, l’Académie François Bourdon a eu 40 ans et le Pavillon de l’Industrie 10 ans.
D’autre part, l’Académie conserve et valorise de nombreuses archives historiques et en particulier l’important fonds d’archives Schneider. D’où l’invitation faite à deux reprises par Jean-Luc Gisclon à Dominique Schneider, fille de Charles Schneider, le dernier maître de forge du Creusot et à Jean-Philippe Passaqui, historien, professeur et chercheur associé pour célébrer cette année faste.
L’année 1837 est le point de départ d’une épopée française, bourguignonne et même mondiale. Pendant quatre générations, la famille Schneider devait améliorer la vie des industries minières, métallurgiques et des constructions mécaniques tout en faisant de son site emblématique du Creusot, un laboratoire technique organisationnel et social. Les fondateurs de la dynastie, Adolphe et Eugène Schneider ont donné l’impulsion décisive à une usine qui ne cessait d’accumuler les déboires depuis sa création. Avec leurs compétences respectives, Henri, Eugène II et Charles Schneider ont laissé chacun leur tour une empreinte spécifique et profonde dans l’histoire de l’entreprise.
Au cours de cette conférence en quatre parties et à deux voix, Jean-Philippe Passaqui s’est attaché à développer la partie historique du passé industriel sous la dynastie des Schneider. De son côté, Dominique Schneider a davantage évoqué la vie familiale, le rôle social et le paternalisme au cours de ces décennies.
J.S.









