Pour son avant dernière réunion avant la pause estivale, Charles Landre a évoqué de nombreux sujets en répondant à une foule de questions. De la santé, aux cimetières, en passant par les Rugissantes, la voirie, la propreté, la santé…
Tenir une réunion publique, en extérieur, un 23 juillet et réunir environ 70 personnes… Le pari était osé. Mais Charles Landre a considéré que c’était la bonne période pour organiser une réunion publique, sur le terrain de pétanque situé au pied de l’ESCALE, derrière la cité du Parc. Il a répondu à beaucoup de question et a même dit stop, près de 2 heures après le début des échange, réalisé sur la question du Château de la Verrerie, dont creusot-infos a déjà beaucoup parlé et qu’il évoque dans notre interview vidéo. Le Maire du Creusot n’est pas opposé à ce que le déménagement des services communautaires s’effectue non pas d’ici le 31 décembre, mais à l’horizon de l’été 2027, pour respecter les cycles scolaires... Pas opposé, mais il entend bien négocier les conditions avec la Communauté Urbaine. Il devrait donc toujours être question du Château à la rentrée de septembre… Jeudi soir le sujet de la Place Schneider est revenu et Charles Landre a été catégorique : «J’avais demandé un référendum. Il n’a pas été fait. Une chose est certaine : On ne mettra pas 2 milions pour la refaire !»
Cimetières
Interrogé sur les cimetières, le Maire a effectué une annonce : «On va reprendre des concessions. Ce sera une trentaine au cimetière Saint-Laurent». Il s’agira évidemment de tombes laissées à l’abandon depuis bien longtemps. L’idée est dégager de nouveaux emplacements.
Végétalisation
Au regard des canicules qui se multiplient, le Maire du Creusot considère qu’il faut végétaliser encore plus la ville. «Le cas de l’esplanade Mitterrand est un cas d’école», remarque Charles Landre. Il assure : «On va rajouter des arbres sur des espaces publics et dans les cours d’écoles». Le Maire a demandé une cartographie des arbres au Creusot et souhaite une gestion forestière. Il assure aussi vouloir aucune tolérance pour celles et ceux qui jouent avec le feu, ou mettent le feu, comme cela a été le cas avec la boite à livres (lire notre article).
Médecins
Inévitablement interrogé sur la question des médecins, Charles Landre a d’abord expliqué : «Je pourrai annoncer un ou deux médecins de temps en temps. Comme cela a déjà été fait. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant». Et d’annoncer un projet de grande maison de santé pluridisciplinaire à la rentrée», convaincu qu’il faut construire un grand projet et de draguer du côté de la réigon lyonnaise, «car oui je souhaite que l’on fasse un grand centre de santé. On a dépensé des millions pour le cinéma, on peut bien en dépenser aussi pour la santé et la médecine». En ce sens, le Maire a commencé à travailler avec les professionnels de santé, «car oui on doit travailler tous ensemble pour avoir un projet structurant avec un projet financier solide. Et je pense que l’on aura un projet unique en Bourgogne. Le Creusot a besoin d’avoir douze médecins généralistes et pour l’agglomération creusotine, il en faut vingt. Oui, il faut un projet en grand. Pas des rustines, comme ce médecin venu trois mois et qui est reparti. Je rappelle que de l’argent public a été engagé. Il faut le faire pour une grande structure médicale».
Sauver la HAD
Le Maire a profité du sujet de la médecine, pour évoquer l’Hospitalisation à domicile (HAD). «Elle est plus importante que l’Hôtel-Dieu et plus que celle de Dijon. Avec une population qui est vieillissante, elle est essentielle. Son avenir au Creusot est en danger. Je ne laisserai pas la HAD quitter Le Creusot, par manque de dialogue avec la Communauté Urbaine. On va tout mettre en oeuvre pour trouver une solution».
Guichet SNCF et population
«Avec l’ouverture à la concurrence, on va avoir plus de fréquences en gare du Creusot. Il faut bien comprendre que la Région et la SNCF ont décidé que la gare centrale sera Chalon sur Saône. Je n’approuve pas la perte d’agents d’accueil au Creusot et j’ai écrit à la Région. On ne peut pas continuer de considérer que notre territoire gagnera si on continue à regarder les trains passer. Il faut faut comprendre que la ville a été bâtie pour 40.000 habitants et qu’aujourd’hui elle en a plus de 20.000. C’est pour cela qu’il faut retourner la tendance très rapidement si on veut éviter que les désengagements se multiplient. Il faut mettre la ville du Creusot au niveau de ses entreprises. Je rappelle que 1300 personnes viennent travailler sur Le Creusot et n’y vivent pas. C’est un enjeu que de changer les choses».
Fermetures de classes
«On ne peut pas voir les fermetures de classes sans rien faire. J’ai écrit à la direction académique pour demander que l’on travaille ensemble. Déjà pour qu’il n’y ait pas de fermeture de classe pendant deux ans pour pouvoir travailler efficacement. Je veux que l’on travaille sur le périscolaire, pour dépasser le stade de la garderie. On proposera aussi un plan d’aménagement des écoles, d’ici le printemps, avec des priorités. Pendant la canicule on n’a pas offert un accueil digne et ce n’est pas bien».
Voirie prioritaire
«Il est clair que la Communauté Urbaine est en faillite sur le sujet de la voirie. J’ai demandé une cartographie des travaux à réaliser et je rappelle que la Communauté Urbaine est un outil au service des communes. Il y a des voiries qui sont indispensables à réaliser. J’exige que les travaux rue Papin soient terminés d’ici le 30 septembre. Le Maire du Creusot n’a pas été élu pour dire et répéter que c’est la faute de la Communauté Urbaine. Par exemple, rue de Montporcher, on va user de nos moyens et on se retournera vers les propriétaires. On ne va quand même pas laisser cette rue fermée pendant des années, laisser le dossier devenir comme celui des remparts d’Autun. On doit respecter les habitants de cette rue. J’ai proposé au Préfet de mettre en place, à la rentrée, un service de propreté. A charge à la Communauté Urbaine de nous rembourser si on doit faire ce qu’elle ne fait pas et qui est dans ses compétences. Et je le dis aussi, s’il le faut, on s’engagera aussi sur l’économie».
Séniors
Constatant que 40% des habitants sont des séniors, le Maire souhaite qu’on leur porte une vraie considération. «Il y a un service à la ville, mais son responsable est parti en retraite. Il y a aujourd’hui une personne pour 40% de la population. Je souhaite que l’on mette un espace d’accueil pour que les personnes âgées et handicapées puissent venir. Pour lutter contre l’isolement, il faut aller plus au-devant. Faire sortir les personnes âgées de chez elles quand elles sont seules».
Contre la vitesse
Rue Edith Cavell, rue Albert 1er, rue Puebla, la vitesse est pointée du doigt. «Oui il faut casser la vitesse sur les grands axes et notamment rue Albert 1er. Il faut plus d’aménagement et plus ils sont simples, mieux il sont compris». Charles Landre annonce aussi qu’un nouveau radar a été commandé, car le précédent était en panne et n’avait pas été remplacé. Il annonce aussi beaucoup compter sur les caméras aux feux. «L’étude sera prête à l’automne». Sont aussi annoncés des contrôles de vitesse le 30 juillet.
Festiv’halles et Rugissantes
Questionné sur les Festiv’halles, Charles Landre n’entend pas les supprimer, mais souhaite plutôt qu’elles ne soient pas cantonnées au même lieu. Qu’elles aient lieu ailleurs en ville. Par exemple place Schneider, rue Foch, mais pas seulement. «Il faut qu’elles bougent». Interrogé sur l’avenir des Rugissantes, Charles Landre, alors qu’il souhaite un festival par trimestre, n’entend pas supprimer ce Festival d’été. «On ne fera pas n’importe quoi à n’importe quel prix. J’ai maintenu les engagements financiers. J’ai aussi demandé un bilan à la fin de l’été. On décidera ensuite de la programmation que l’on aura l’année prochaine. Samedi on va annoncer la programmation du dernier week-end d’août. Je suis pour la gratuité de l’accès à la culture. Je trouve très bien que l’on propose des spectacles gratuits. Mais on peut aussi avoir une programmation payante, comme c’est le cas pour certains spectacles à Chalon dans la rue. Car si vous voulez toujours plus de qualité, cela a un coût. On peut être soit sur une dépense publique, soit sur une billetterie, soit sur du mécennat. Et je pense que le niveau de celui-ci peut monter. A Dijon pour un Festival il faut payer 180 euros, pour un humoriste à Chalon c’est 40 euros et pour le cinéma ici c’est 7 à 8 euros. Il faut bien comprendre que la gratuité à ses limites. Par exemple, la gratuité de l’écomusée n’a pas amené un visiteur de plus. Ce qui est important c’est la programmation. Donc sauf si on a un grand mécénat privé, il y aura du gratuit mais aussi du payant au prochain festival». Et d’ajouter, aussi : «On va lancer une étude pour voir comment la Nef peut être aménagée en salle de concert, plutôt que construire une nouvelle salle».