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15/10/2023 03:17
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LE CREUSOT : Le service de diabétologie de l'Hôtel-Dieu est le dernier réseau dédié en France

Le site d’Harfleur a proposé aux visiteurs une journée porte ouverte pour mieux faire connaître cette maladie qui touche près de 4 millions de Français. Entre innovations et traitements efficaces, beaucoup de patients retrouvent le sourire, l’espoir.
C’est la phrase lâchée par la Docteure Sylvaine Clavel à notre arrivée : « Nous axons nos efforts sur les innovations, c’est par ce moyen que nous transformons la vie de nos patients. » Le diabète, qui touche plus de 5 % de la population française est une maladie chronique caractérisée par l’excès de sucre dans le sang ce qui entraîne de nombreuses complications. Son traitement est donc nécessaire, car les pathologies en découlant sont sévères.
La cheffe de service du site Harfleur, la Docteure Sylvaine Clavel, accompagnée de la cadre du service, Annie Vannier, nous expliquent cette maladie :
« Il y a deux types de diabète, le type 1, celui que l’on peut voir chez les jeunes, pas seulement et qui empêche la production d’insuline. Il faut donc, par conséquent, en injecter et c’est là que l’innovation est primordiale puisque nous disposons depuis 3 ou 4 ans de systèmes hybrides qui ont révolutionné la vie des patients. Sur notre site, nous avons 250 personnes avec ces dispositifs, nous sommes tout simplement les premiers en Bourgogne-Franche-Comté. Le diabète de type 2 est celui qui fabrique la mauvaise insuline, là aussi, nous avons des solutions, on a les molécules pour réguler ce problème qui peut amener à de lourdes conséquences, maladies cardio-vasculaires par exemple. »
On comprend l’importance des traitements, de la prévention aussi, toujours la Docteure : « Notre service, ici, est complet, c’est même le dernier service dédié au diabète de France. Il faut que les gens soient informés, plus ils le seront, mieux ça sera. Ils doivent se sentir bien ici, d’ailleurs vous pouvez le constater, on n’a pas l’impression d’être dans un hôpital. Information et innovation, ce sont nos maîtres-mots. »  
Alors découvrons quelques ateliers qui ont été disposés au rez-de-chaussée, au premier et au troisième étage. Un premier arrêt vers l’atelier « nouvelles molécules », celui qui nous explique l’importance de l’innovation et on suit la visite avec le service « nouvelles technologies ».
Sandrine Da Silva nous présente des appareils, certains sont connectés, l’innovation au service de la médecine : « On fait tout pour que le patient aille mieux et la nouvelle technologie aide énormément. Voici, par exemple, le système « boucle fermée » CAMAPS, appareil connecté dont l’algorithme est embarqué sur votre smartphone. » Boucle fermée car c’est tout simplement un circuit intégrant, la pompe à insuline, la mesure continuelle du glucose et l’algorithme qui calcule instantanément l’injection nécessaire.
Une patiente, Charlène Gacon, témoigne : « Ce système a révolutionné ma vie, en fait depuis que j’utilise la « boucle fermée », je vis, avant je devais m’injecter l’insuline toutes les demi-heures. Là, c’est le système qui calcule et dose. » Une révolution. Notez que l’algorithme embarqué est uniquement disponible sur Android.
Un tour par le centre de l’obésité où vous aurez toutes les clés pour perdre du poids. Vous pouvez y aller sans forcément passer par un médecin, seule votre volonté est nécessaire :
« Dégustez au lieu de manger vite, le plaisir de manger ne vient pas de la quantité mais de la dégustation, prenez un carré de chocolat, prenez le temps de le manger et vous y retrouverez tout le plaisir nécessaire sans finir la tablette entière. »
Au même étage, se trouve l’atelier diététique où les diététiciennes sont au service des malades. Julie Morrot fait voler en éclats les fausses bonnes idées :
« Il faut cesser de croire qu’un régime peut arranger les choses tout comme il faudrait juste arrêter de prendre du sucre, il faut respecter un équilibre alimentaire. » Mieux manger, d’accord, mais le service met aussi le doigt sur d’autres questions très tendances : « On propose de moins dépenser et d’acheter local en respectant la saisonnalité des produits. »
La diététicienne casse les lieux-communs et nous conseille : « Évitez l’huile de tournesol avec votre poisson, ça l’oxyde ! L’oméga-3 est primordial, vous en trouvez dans les poissons gras, mais aussi dans les noix, trois le matin, c’est parfait. » On resterait la journée au stand…
La porte ouverte, c’est toute la journée, sur le site d’Harfleur, l’ancienne clinique.
Vincent Brucci