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31/01/2024 03:17
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LE CREUSOT : Le nouveau cinéma ouvrira en décembre 2025

Charles Landre a contesté le montage financier et le montant des subventions publiques à 50% pour un investissement total de 6,41 millions d'euros. Les travaux vont débuter cet été pour une ouverture au public en 2025. Le nouveau complexe cinématographique présentera 5 salles et proposera au public environ 320 films par an.
Il est sur les rails et les usagers du coeur de ville ont d'ailleurs pu remarquer des inspections préalables des sols, obligatoire avant le lancement des travaux. Ceux relatifs à la plateforme sont prévus pour le printemps, le démarrage des travaux de construction pour le mois de juin et l'ouverture au public est escomptée en décembre 2025.
Le plan de financement prévoit un peu plus de 50% de subventions. La ville pour sa part apportera 2 millions d'euros, dont 500.000 euros en 2023, autant en 2024, 800.000 euros en 2025 et 200.000 euros en 2026.
Le sujet a vu Charles Landre prendre la parole pour émettre des doutes et le groupe d'opposition a voté contre. Jérémy Pinto, qui a présenté le projet et David Marti lui ont répondu.


Charles Landre

«Tout se passe comme prévu. Malheureusement pour constater que l’investissement public est colossal.
L’emprunt bancaire s’appuiera sur les subventions, dont 950.000 estimées pour le CNC ce qui me semble important.
On voit que vous proposez 50,8% de subventions, c’est en dessous du seuil de 60%  qui est autorisé.
On voit un engagement extrêmement important, on pourrait dire totalement porté par la collectivité, au bénéfice d’un exploitant privé, qui ne présente pas le statut d’exploitation. Malgré les aides au fonctionnement.
Il n’y a pas d’étude de marché et de compte d’exploitation prévisionnel. Nous ne savons pas quel va être l’engagement de la collectivité à l’avenir.
Pour une entreprise qui a demandé 35.000 euros par deux fois. Combien ensuite cela coûtera t il à la ville ?
Je constate ce soir, que l’on propose de fabriquer un cinéma privé avec de l’argent public et que l’on ne nous permet pas de juger correctement de la pertinence non pas du projet.... Car si tout le monde souhaite un cinéma personne ne souhaite un chèque en blanc. On ne peut que s’interroger.
Je regrette que sur un sujet aussi important l n’y ait pas pleine transparence, notamment sur l’exploitation.
Il faut clarifier les questions juridiques, mais aussi sur l’exploitation future. Une ville en Saône et Loire a choisi d’entrer au capital d’un cinéma à hauteur d’un million d’euros.

Jérémy Pinto

«La loi permet d’aller à 60% d'aides. Là on est à 50% Pourquoi cette loi, car l’engagement public est déterminant. Oui l’effort de la ville est indispensable.
Oui le modèle des cinémas a changé, puisque des cinémas sont en régie. On est là pour un cinéma de centre ville, plus petit qu’un multiplexe.
L’engagement de la ville c’est 31% du projet.
Sur le compte d’exploitation, les experts du CNC ont compétent pour en juger.
Sur la 1ère année d’exercice, on est sur une demande de subvention de 15.000 euros. Et pour les années qui suivent aucune subvention.
Vous parlez de chèque en blanc. Si vous avez lu la convention, vous ne pouvez pas employer ce terme.
Oui l’argent public est déterminant pour que le projet aboutisse. Vous n’avez pas proposé une autre solution. Le cinéma, les Creusotins l’attendent».

Charles Landre

«Vous faites le choix d’engager l’argent public, non pas pour une régie. Il s’agit d’engager 50% sans que nous ayons aucun retour sur l’argent qui sera engagé. C’est sur la philosophie de l’utilisation de l’argent public que nous sommes en désaccord».

David Marti

«Non Monsieur Landre tout ne s’est pas passé comme prévu. Ce devait être Gaumont. Il y a eu la crise COVID qui a généré des désengagement partout en France. Ici aussi, avec la garantie cependant de trouver quelqu’un. Gaumont a proposé une structure associative indépendante, pour poursuivre le projet de notre cinéma, comme celui de Montceau. La crise a bouleverser beaucoup de choses. Le contenu de portage, culturel, nous intéresse On a travaillé ensemble pour un montage financier.
Sur le modèle lui-même, quel modèle fallait il choisir ? On est sur même finalement, avec un cinéma municipal, où la municipalité porte le cinéma.
Cette solution est celle qui met le moins en danger la ville. Avec un projet culturel.
La loi permet ce type de montage. Est-ce que ça garantit la pérénnité ? Je n’en sais rien. Les élus ont tout faite pour un complexe ciné sur ce bassin, avec une prise de risques la plus limitée possible. On fait le choix politique du cinéma. Nous sommes déterminés, où il n’y aura plus de cinéma.
Concernant les documents, j’ai reçu votre mail, à 14h13 aujourd’hui lundi...»

Pour en savoir plus :

La Société des Cinémas LCM a pour volonté de réaliser un nouvel équipement Le Magic, situé dans la plaine des Riaux, site de Mach 2, moderne, attractif, repondant aux normes actuelles, en lieu et place de son établissement actuel situé
8 rue de la Verrerie au Creusot.
Avec 5 salles, 741 places (dont 24 places PMR), le nouvel établissement du Creusot sera en mesure de proposer une grande diversité avec environ 320 films par an.
Salle 1 avec 270 places dont 7 places PMR
Salle 2 avec 150 places dont 5 places PMR
Salle 3 avec 168 places dont 6 places PMR
Salle 4 avec 71 places dont 3 places PMR
Salle 5 avec 82 places dont 3 places PMR
L'affiche sera composée des dernières nouveautés en matière de films "grand public", et de davantage de films recommandés Art & Essai. Le projet prévoit une intensification du rythme d'exploitation, l'offre annuelle de séances pourra atteindre 6000 soit un minimum de 22 séances hebdomadaires par salle, et jusqu'à 28 en période de vacances scolaires. Ce qui améliorera considérablement l'exposition moyenne de chaque film.
En articulation avec le projet culturel de la Ville, ses acteurs associatifs (dont Cinémage), et inscrit dans le cadre du programme « Action Coeur de Ville », le projet du « Magic » permettra de réparer un taux d'équipement très faible de la zone d'influence cinématographique (79 habitants par fauteuils contre 35 en France pour une unité urbaine
médiation, seront davantage déployées.
Ce nouvel équipement sera un cinéma moderne, adapté au marché : équipé en projection laser, doté d'écrans entre de 15 et 9 m, donc à même de restituer toute la dimension spectaculaire des films, et d'un équipement sonore Haute Définition (Dolby 7.1 et Dolby Atmos). En outre, la qualité des aménagements, le traitement acoustique, la taille du hall d'accueil, la présence d'un ciné-café, la décoration chaleureuse et conviviale, mais également la localisation en coeur de ville, facilement accessible, la capacité de stationnement (environ 300 places) à proximité immédiate et sa gratuité... sont autant d'éléments qui contribueront à optimiser le confort et les conditions d'accueil des spectateurs.
Architecturalement, l'édifice est composé de 3 formes géométriques emboitées, créant une hiérarchie des volumes, le premier parallélépipède est formé par la salle 1 du cinéma avec un traitement enbardage métallique, le deuxième volume est créé par l'ouvrage en béton contenant les salles 2, 3, 4 et 5. Ces façades là seront rythmées par un calepinage béton, en hommage aux bâtiments industriels. Le troisième volume, entrée principale des spectateurs, est placé au Sud et il né de l'extrusion de la salle 4 et 3. Ce volume contenant le hall est constitué par une double peau sur le côté Sud, un portique avec des arches de forme organique créant un parvis protégé qu'assurera le confort thermique dans les périodes les plus chaudes, grâce à la teinte claire du béton blanc.
Les toitures des salles sont prévues pour supporter l'installation de panneaux photovoltaiques.
Dans le hall, le comptoir intègrera la billetterie et le bar, ce volume sera mis en valeur par des hauteurs variables avec une structure porteuse apparente en bois d'oeuvre. La partie la plus basse de ce troisième volume sur le côté Ouest du hall sera dédiée à la salle d'animations. Le hall est prolongé à l'extérieur du bâtiment grâce à une terrasse couverte, créée par une peau transparente, reprenant l'écriture industrielle. Depuis l'entrée principale, positionnée en façades Sud, l'oeil du spectateur est ramené jusqu'au déambulatoire pour accompagner le public jusqu'aux salles, grâce à un système des « Étançons en bois » très graphique.
L'investissement total est estimé à 6 412 951,20 € HT. L'ensemble du projet est presente par le futur exploitant à la commission du Centre National du Cinéma en mars 2024, luI-meme sollicite pour une subvention d'investissement.
La Ville du Creusot, egalement sollicitée, propose un soutien à l'investissement du futur complexe cinematographique, par le biais d'une subvention d'équipement étalée sur 4 exercices et plafonnée à 2 millions d'euros au total.
Sil advenait que le coût global final soit inférieur à l'estime, ce montant de subvention pourrait être également revu.
en effet, les collectivites locales peuvent aider a l'investissement dans le cadre de la loi Sueur ayant pour but de développer les salles de cinéma. Ainsi avec les efforts conjugues du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comte (1 250 000 €) et de la Ville du Creusot (2 000 000 €), la part du financement par les deux collectivites serait portee a peu pres de 50% au projet.