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18/10/2023 08:40
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Le Creusot : Le Maire et le Préfet ont signé un nouveau contrat territorial d’accueil et d’intégration

La Ville du Creusot s’engage à assurer les meilleures conditions d’accueil et d’intégration des populations migrantes qui s’installent durablement sur son territoire
Khedi Ayubova, une ressortissante tchétchène, est au Creusot depuis 2011.
Depuis que la ville du Creusot est née, avec la révolution industrielle, elle a toujours été une terre d’accueil. C’est ce qui a été rappelé, lundi à la mi-journée, à l’occasion de la venue du Préfet de Saône et Loire, Yves Seguy. Il est venu signer, avec le Maire David Marti, un nouveau CTAI (contrat territorial d’accueil et d’intégration), en présence de Georges Martins Baltar, directeur départemental de l’emploi et de la solidarité, mais aussi de Carine Beaufils, représentant le Député Rémy Rebeyrotte.
«Nous avons toujours eu la volonté d’être une ville inclusive, avec un accueil diversifié et riche», a d’abord souligné David Marti. Un accueil qui est aussi celui d’étudiants étrangers pour des formations qui peuvent être prestigieuses comme le Master Vibot.
«La ville du Creusot accueille de manière volontaire. Sur la Saône et Loire nous avons été les premiers», a encore insisté, avec conviction, le Maire du Creusot. «Nous nous devons d’être attentifs aux exils qui sont subis. Et nous devons favoriser l’intégration», a aussi ajouté le Maire du Creusot qui a situé les piliers d’une bonne intégration sur les socles de l’éducation, de l’emploi, de la santé et du logement. «Et nous avons la volonté de poursuivre ce travail. Nous réaffirmons ces valeurs fortes avec ce nouveau contrat. Nous avons l’ambition de rassembler et non pas de diviser».
La signature a eu lieu dans le sas d’accueil des réfugiés ukrainiens aux Acacias. «La tradition d’accueil est dans l’ADN du Creusot. Ce CTAI est une réponse à une mobilisation très forte», a mis en relief le directeur départemental de l’emploi et de la solidarité.
«Signer ce deuxième contrat est un moment importante. On a au Creusot une belle démonstration que l’on peut vivre, travailler et se développer ensemble», a salué le Préfet. «Nous devons tous veiller au vivre ensemble et c’est très fort sur ce territoire d’industrie», non sans rappeler les violences subies par les personnes avant qu’elles soient accueillies sur le territoire.
Alain BOLLERY
 

«Je me sens en sécurité au Creusot»

Khedi Ayubova, une ressortissante tchétchène, au Creusot depuis 12 ans, après avoir subi des violences dans son pays y compris la violence ce son mari, a expliqué son arrivée et son parcours au Creusot. Elle a appris le Français et souligné que la Ligue des Droits de l’Homme l’a aidée a obtenir sa carte de séjour. Khedi travaille à l’épicerie sociale. «Je me sens en sécurité au Creusot.


Pour en savoir plus

Contrat Territorial d’Accueil et d’Intégration
La Ville s’engage à poursuivre son travail d’accueil et d’intégration des populations migrantes

L’histoire et la construction de la ville du Creusot sont liées de façon étroite à l’accueil des populations immigrées. La ville souhaite maintenir cette tradition d’hospitalité en accueillant dignement les personnes migrantes et leurs familles, quels que soient leur parcours, leur origine et les motifs qui les ont conduits à quitter leur pays d’origine.
Ainsi, David Marti, maire du Creusot va signer avec Yves Seguy, préfet de Saône et Loire, un Contrat d’Accueil et d’Intégration le 16 octobre 2023.
Par la signature de ce contrat, la Ville du Creusot s’engage à assurer les meilleures conditions d’accueil et d’intégration des populations migrantes qui s’installent durablement sur son territoire. Il s’inscrit dans la continuité des actions précédemment initiées en privilégiant 4 priorités : l’intégration par l’emploi, la solidarité, le logement et la participation des personnes réfugiées à la vie publique creusotine.
Il se veut une réponse globale associant l’ensemble des compétences et des volontés, de la puissance publique, des habitants, des acteurs privés et de la société civile, notamment les associations. L’objectif est d’améliorer la vie des réfugiés et/ou déplacés à partir d’un diagnostic partagé, en levant les freins à leur intégration dans tous les domaines : accès aux droits, à l’emploi, au logement, mais également accès à la culture, au sport.
La connaissance des publics réfugiés sur le territoire laisse toujours apparaître une persistance de difficultés linguistiques qui sont un frein à la scolarité épanouissante des enfants et à l’intégration sociale et professionnelle des parents. Par ailleurs, les familles perçoivent difficilement la vie publique et citoyenne comme un levier majeur pour l’insertion. Les évènements traumatiques vécus rendent difficile une projection à long terme dans le pays d’accueil. De cette fragilité psychologique découle une forme de renoncement. La collectivité doit être proposante pour favoriser une intégration réussie, qui dépasse le seul cadre de l’apprentissage de la langue.
Des actions sont déjà prévues pour répondre à cet objectif comme la mise en place d’ateliers sociolinguistique, la sensibilisation des employeurs aux avantages de la diversité, le soutien aux démarches administratives pour accéder à un logement ou encore l’incitation à la participation des personnes immigrantes à la vie démocratique et associative locale.