
Mais aussi au manque d’adhérents malgré une légère progression, 40 en 2025, 35 en 2024 et de bénévoles actifs.
Réunions de bureau, réunions en lien avec ses partenaires, la Ligue des Droits de l’Homme, l’association Solidarité St François, Solidr’coop, Amnesty International, le CCFD… d’échanges avec le service Médiation et Cohésion sociale de la mairie, réunions inter associations locales ou départementales, congrès…
Le Collectif pour les Droits des Migrants ne manque pas de travail
Tout cela s’ajoute à l’accompagnement personnalisé des personnes ou familles déboutées de leur droit d’asile et qui souhaitent régulariser leur situation en France par l’obtention d’un titre de séjour qui reste la principale activité du Collectif pour les Droits des Migrants. L’application de la circulaire Retailleau du 25 janvier 2025 a durci les critères de régularisation. En effet, les personnes sans-papiers qui n'obtiennent ni l'asile ni un titre de séjour sont condamnées à une perte de leurs droits les plus élémentaires et vivent dans l'insécurité et une plus grande précarité administrative et sociale. Une durée de présence en France de 7 ans contre 5 auparavant est maintenant exigée pour solliciter un titre de séjour. Concernant les tests de connaissance du français, d'autres exigences ont été précisées. De même que l'obtention d'un examen civique dont la difficulté surprendrait plus d'un citoyen français.
6 réunions ont eu lieu avec le service Médiation et cohésion sociale pour des situations connues dans le cadre du CTAI (contrat territorial d’accueil et d’intégration).
La principale activité du CDM est l’accompagnement personnalisé des personnes ou familles déboutées du droit d’asile et qui souhaitent régulariser leur situation en France par l’obtention d’un titre de séjour pour différents motifs. En 2025, 34 familles ou personnes seules ont été accompagnées régulièrement sur l’année (certaines d’entre elles le sont encore en 2026) et 51 ont fait l’objet d’une intervention ponctuelle.
Le CDM aide à la constitution des dossiers pour la Préfecture, demandes de titres de séjour, renouvellement de cartes, demandes d’asile, recours CNDA et recours OQTF (obligation de quitter le territoire français). Depuis le vote de la loi Asile et Immigration en janvier 2024, l’accès à la régularisation est devenu encore plus compliqué. Tous ces obstacles ont pour conséquence de maintenir les personnes sans papiers dans l’illégalité, la précarité et la privation de droits et de protection sociale.
Le CDM aide également les personnes à s’insérer socialement et à comprendre les rouages de la société française. Accompagnement auprès des médecins, des hôpitaux, de la sécurité sociale de la CAF, des écoles, déplacements divers, accès aux sports et loisirs et parfois aides à vivre pour les personnes sans ressources.
Quels projets pour 2026 ?
Le CDM souhaite développer la communication vers l’extérieur mais aussi élargir le nombre d’adhérents et de bénévoles actifs pour continuer à assurer ses missions. La formation des bénévoles est primordiale pour se tenir informé et avoir la rigueur nécessaire. Pour parvenir à ces objectifs, plusieurs actions en plus de la traditionnelle Journée des Associations sont envisagées, comme les « rencontres artistiques sans frontières » un concert de musiques diversifiées, des repas partagés, une séance cinéma et débat avec Cinémages ou encore la participation à tout projet culturel ou sportif où l’association aurait sa place.
Dans un contexte national et international de plus en plus tendu avec la montée des extrêmes et les droits des personnes exilées de plus en plus bafoués, Madame Clavel, représentant la municipalité, a tenu à être présente pour remercier le CDM et l’encourager à poursuivre son activité car l’avenir n’est pas très joyeux.
J.S.



