LE CREUSOT : Le CD1 a été coupé 2 jours, avec un camion grue de 400 tonnes, pour une méga grue pour Framatome
Creusot-infos a suivi l’installation d’une méga grue sur le site industriel, depuis le CD1, pour les besoins de Framatome. Pourquoi est-elle si grande ? On vous dit tout. Avec aussi les témoignages des orfèvres du montage.
Notre reportage photos et notre vidéo.
Tout simplement parce que c’est sur le CD1 que l’entreprise Mediaco a mis en place un camion grue de 400 tonnes, avec une flèche s’élevant très haut dans le ciel bleu du Creusot. Un camion grue pour monter sur le site industriel une méga grue de de 58 mètres de haut, dotée une flèche de 65 mètres de longueur. «Elle peut porter jusqu’à 10 tonnes de charge, à son extrémité», expliquent les spécialistes en montage de l’entreprise Valente. C’est la troisième grue installée pour les besoins de Framatome dans le secteur. A savoir pour refaire les toitures des anciens ateliers de la Paumeca qui ont été achetés par le numéro 1 du nucléaire. Pourquoi une grue si haute ? «Tout simplement parce qu’il fallait que sa flèche soit bien plus haute que la cheminée de Thermodyn de l’autre côté du CD1, mais aussi de la ligne à haute tension. Le montage de cette méga crue, depuis le CD1, a été rondement menée par les experts de l’entreprise Valente, dont le siège est à Beley dans l’Ain. Oui des experts car tout semble simple quand ils montent une grue. Ils donnent l’impression d’enfants jouant avec un mécano. Sauf que ce sont des pièces de très grande dimension avec une approche logistique poussée. Ainsi, quand l’heure est venue d’emmener la flèche dans les airs, ils s’y sont repris à deux fois, car la première elle penchait trop d’un côté. Alors ils ont réduit de deux maillons. Le hasard a voulu qu’un des monteur, Fabrice Ragot, connait bien la Saône-et-Loire, puisque Sébastien Ragot, vigneron à Givry, est son cousin. Il connait bien l’univers de l’assemblage et du démontage des grues, pour avoir débuté sa carrière professionnelle chez Potain, à Charlieu, près de Roanne dans la Loire. Lui est ses collègues vivent un métier de passion. Tous parlent du montage et du démontage d’une grue, réalisé deux fois, aux Grands Montets, au-dessus d’Argentière, près Chamonix, dans le Massif du Mont Blanc. «En hiver, on a travaillé par moins vingt degrés, mais j’en garde un souvenir exceptionnel», assure Fabrice Ragot. Maxime Paigier explique lui que travailler en hauteur, à plusieurs dizaines de mètres du sol, n’est pas un problème : «On est concentré, on n’a pas peur du vide et de toute façon on ne regarde pas en bas !» Tous expliquent encore qu’aux Grands Montets, ce n’est pas avec un camion grue qu’ils ont travaillé, mais avec un hélicoptère Super Puma. François Mischler a des étoiles dans les yeux quand il évoque ce chantier de haute altitude. Maxime Paigier, François Mischler, Fabrice Ragot, ne savent pas si ce sont eux qui reviendront au Creusot pour le démontage. Mais ils sont repartis avec le sentiment légitime du travail bien fait. Soulignant aussi, combien Paul Joie, aux manettes du camion grue, avait assuré. Vite et bien. Pour un travail bien fait. Terminé en finissant de lester la grue, avec au total 4 blocs de béton de 3,6 tonnes chacun et 4 de 1,1 tonne. Soit 18,8 tonnes de béton, tout en haut, à 58 mètres de hauteur. Cela peut sembler vertigineux pour cela ne l’est pas pour ces travailleurs de l’extrême. Prêt à partir sur d’autres chantier. Chambéry jeudi et La Clusaz vendredi. Maxime Besombes était lui parti dès lundi soir, pour un autre chantier.