> Vie locale > LE CREUSOT
18/03/2025 18:35
5104 lectures

Le Creusot : La ville du Creusot a voté son budget, vivement critiqué par Charles Landre, à qui David Marti a répondu point par point

A un an des municipales, Charles Landre le leader de l’opposition a sorti l’artillerie lourde pour le vote du budget 2025 de la ville du Creusot. Il a parlé de paradoxes. «La majorité passe à côté des grands enjeux», a-t-il critiqué en attaquant notamment le montage financier du cinéma. Le Maire David Marti lui a répondu sévèrement : «Il faut que chaque creusotin sache que vous êtes incapable de faire un budget sérieux avec des chiffres». Le Maire a aussi répondu aux critiques de Pierre-Etienne Graffard.



L’ambiance n’était pas spécialement électrique, lundi soir, dans le grand salon de l’Hôtel de Ville du Creusot où les élus étaient rassemblés pour le vote du budget 2025 de la ville. Pas d’électricité dans l’air donc, mais très clairement des volontés manifestes d’en découdre.
Avec des propos incisifs que ce soit de la part de Pierre-Etienne Graffard, de Charles Landre, ou de David Marti, Jérémy Pinto ou Hugo Nieddu.
Bref ça piquait fort, mais rien d’étonnant. A un an des municipales, on était de toute évidence, selon les appréciations, dans la campagne ou dans la pré-campagne. En sachant que les intervenants du jour présentent l’avantage d’être élus, et donc d’avoir une tribune, ce qui n’est pas le cas pour d’autres prétendants plus ou moins affirmés.
A.B.
 
La présentation complète et chiffrée du budget plus tard sur creusot-infos avec toutes les subventions
 
 

Charles Landre

«C’est le dernier budget complet du mandat. J’ai un nombre important de remarques et une analyse du Creusot aujourd’hui. Ce budget est celui des paradoxes.
Nous sommes une ville de passage, reliée facilement à l’ensemble du territoire. Ville qui a été surdotée en équipements, avec un site universitaire, le premier écomusée, une scène nationale, un hôpital, des moyens techniques et financiers d’une communauté urbaine ?
Nous avons des moyens importants et pourtant… La population a baissé de 5% sur ce mandat. Avec une expansion des quartiers politique de la ville. C’est 35% des Creusotins avec un tissu social dégradé. Il y a un accroissement de l’écart sur la question de l’impôt. 62% pour les Français paient l’impôt sur le revenu et c’est seulement 49% au Creusot.
La ville a tout, depuis longtemps, pour qu’un tissu économique puisse se développer.
La ville connait des difficultés, alors qu’elle devrait être bien mieux et ne pas en connaitre.
Ce sont vos choix politiques et votre gestion. Vous l’avez voulue monolithique, qui ne tient pas compte de l’évolution de monde.
Vous avez dit à plusieurs reprises que l’opposition ne ferait que s’opposer. Nous avons fait des propositions, sur le lieu d’implantation de l’écolo crèche, sur un modèle différent pour le cinéma, ou pour la politique culturelle.
Il y a une forme de mascarade à dire que ce l’on propose n’existe pas ailleurs en France. Vous suivez une logique monolithique, avec des œillères.
Sur les investissements, chacun s’honorerait à présenter la situation telle qu’elle est. A accepter de dire aux Creusotins qu’il y a des investissements que l’on ne fera pas.
De part de votre fait, des Creusotins payent plus d’impôts qu’au début du mandat. On ne parvient pas à fixer des actifs. Ce budget ne répond pas aux grandes priorités de la ville.
Il faut protéger les Creusotins : En matière de santé, ce devrait être la priorité absolue. On n’y arrivera pas dans l’année. Il y a une urgence sans laquelle on ne peut pas répondre à la baisse de la population et à la paupérisation.
Deuxième priorité : La sécurité. On a fait la proposition d’une augmentation des moyens. Vous avez répondu avec quelques caméras. Il faut un plan à l’échelle de la ville. Vous avez inscrit 200.000 euros. Pour protéger les Creusotins, le compte n’y est pas.
 
Entretenir Le Creusot : On a vu des annonces de créations d’espaces verts. Les Creustins voient l’abandon de certains quartiers, comme les Jardins des Terrasses. Il y a des rues entières dans des situations difficiles. La priorité c’est d’entretenir l’existant. Le quartier de la Nef se dégrade, avenue Saint-Sauveur, rue de Chanzy, rue Jouffroy…
L’étalement infini de l’urbanisme participe de la dégradation générale. On construit et on n’entretien pas.
Vous proposez des fresques sur les bâtiments de l’OPAC. On cherche à repeindre l’existante, sans se soucier du fond.
 
Comment faire vivre au Creusot, donner envie. Il y a un réseau qui fonctionne pour la petite enfance. Mais pas assez d’animations pour faire venir et retenir.
Pour la politique culturelle, c’est le Parc des Combes qui ne participe pas de l’animation quotidienne de la ville. Les Beaux Bagages ne peuvent pas constituer l’Alpha et l’Omega de l’animation.
Il faut donner envie de construire au Creusot, avec une stratégie foncière privée, qui ne peut pas passer par le tout OPAC avec une exonération de la taxe foncière. C’est 350.000 euros.
Il y a besoin d’accompagner le tissu associatif à la hauteur. Tout le monde a rencontré des associations qui souffrent du bénévolat, et qui n’ont pas de structurer pour mutualiser.
Oui, peut créer et construire. Mais dans des situations de transparence.
 
Concernant le cinéma il faut voir dans quelles conditions. 400.000 euros inscrits dans le budget. On verse 400.000 euros à un projet privé, avec peut être 15.000 euros de subvention d’équilibre, par an, ensuite.
Les comptes de l’association PANACEA m’inquiètent. Avec 3 fois plus de subventions qu’il ne fait de chiffre d’affaires. Tout est basé sur de la subvention publique. On était pour un modèle privé. Je trouve inadmissible que les élus ne puissent pas avoir accès aux éléments.
Aujourd’hui on est sur la moitié du nombre de spectateurs de 2018 à Montceau et au Creusot.
 
C’est un budget qui effleure les grandes problématiques creusotines. Peut-être qu’il répond à votre projet, mais pas aux besoins du Creusot.
Dans un mandat où les impôts ont augmenté, où la charge a augmenté, où il y a une insincérité, on n’exploite pas les immenses qualités du Creusot, pour que chaque habitant puisse y rester, y développer et installer sa famille.
Il y a un décalage. La majorité passe à côté des grands enjeux, en ignorant les difficultés, et en entretenant l’existant».
 
 

Pierre-Etienne Graffard

«Le contexte national et les déficits de tous ordres laissaient présager des efforts budgétaires pour les collectivités locales. Le budget 2025 qui nous est présenté ne rend pas compte de cette situation ni sur le fonctionnement ni sur nos investissements pour notre ville.
Bien sûr, on peut s’en réjouir dans l’instant. Mais on a le droit, en responsabilité, de s’en inquiéter aussi. A force de toujours repousser à plus tard les vrais enjeux auxquels nous devrons faire face, nous prenons le risque de bouleversements politiques, sociétaux et environnementaux.
Bref tout va bien et nous pouvons encore cette année dépenser sans modifier en quoi que ce soit nos façons de faire. 
Permettez-moi, Monsieur le maire, de faire un pas de côté pour mon intervention sur ce budget. En effet il y a de fortes probabilités qu’après deux mandats, ce soit mon dernier budget.
Il est très intéressant de constater qu’année après année, budget après budget, des postes budgétaires, et pas les moindres, ne soient jamais interrogés et surtout jamais évalués.
Deux exemples : la restauration scolaire et la transition énergétique.
La restauration scolaire. On parle d’un budget conséquent de 527 000€. Nous sommes sur un sujet majeur, l’alimentation. L’alimentation et plus particulièrement l’alimentation de nos enfants, c’est une question de Santé publique, d’éducation, d’équité sociale, de développement économique si on considère que l’économie ce n’est pas que de travailler le métal.
Confier ce domaine à l’agro-industrie qui à grand renfort de communication et de marketing permet à une municipalité de faire sa propre communication sur son engagement écologique, c’est faire délibérément abstraction de la réalité et des problèmes engendrés par cette même agro-industrie. Pourtant cette délégation de service public semble installée sur notre ville sans qu’il ne soit possible de la questionner.
La transition énergétique d’une ville c’est-à-dire la production d’énergie, là encore n’est pas questionnée. On encaisse les variations du marché de l’énergie étonnamment sans difficulté. Surtout ne regardons pas ce qui se fait ailleurs pour mesurer le retard pris dans les investissements sur ces deux derniers mandats. Je crains et encore pour longtemps, que nous continuerons à nous comparer avec nous même avec l’autosatisfaction de voir apparaître en dernière année de mandat et pour la première fois une ligne d’investissement autre que le remplacement de chaudières hors d’usage.
Quand on trouve dans votre document cette phrase incroyable au sujet de la justification du qualificatif écolo pour la nouvelle crèche « réduction de la consommation d’énergie en éteignant les lumières lorsque plus personne n’est dans la pièce » là, on mesure la pleine mesure de la prise en compte de la transition énergétique de la ville. J’ai bien peur que cela caractérise au-delà de la communication de catalogue la réalité profonde de votre prise en compte de l’écologie, de l’environnement, du dérèglement climatique. Il ne suffit pas de tout faire à minima juste pour pouvoir dire, LED on fait, vélo on fait, récupérateur d’eau on fait, double vitrage on fait, ect, ect. On n’inscrit pas une ville dans la réalité du moment, dans sa projection avec seulement des catalogues et de la communication. Tôt ou tard, l’absence des grandes orientations qui font la politique d’une ville apparaîtra à tous.
Toujours avec un pas de côté pour analyser ce budget je souhaite évoquer, ce qui ne se fait pas, le lien avec la communauté urbaine dans la réalisation du mandat.
Aucun chiffrage apparaît au budget pour ce qui est un élément marquant de cette fin de mandat, le réaménagement de la place Schneider. Mise à part une ligne pour une œuvre artistique sur la future place qui peut apparaitre comme un cadeau pré-électoral à la gauche locale, et quelle gauche, pas un euro inscrit au budget par la ville alors que nous sommes sur votre programme municipal et que vous revendiquez ce projet comme la réalisation de votre engagement et de l’action pour les creusotins de votre majorité.
Au final, pour tous les habitants du creusot, la nouvelle place Schneider sera intégralement au bilan de votre mandat.
Où est le problème me direz-vous ? Effectivement je ne suis sans doute pas assez rompu aux jeux politiques pour m’étonner de chose qui n’étonne personne. Toutefois je reste persuadé que les actions de la CUCM impliquant notre commune et ses habitants devraient être beaucoup plus présent dans la construction du budget dans les prises de décisions et le suivi au sein des instances municipales. Et pas seulement par des power point de présentation de projets déjà finalisés.
Pour terminer, je vais relever deux angles morts dans ce budget et dans les précédents.
Le premier et sans aucun doute le plus important, la jeunesse qui regroupe les adolescents, les jeunes adultes, les 14 – 20 ans et plus si on tient compte de l’évolution des jeunes dans nos sociétés modernes.
Pour la jeunesse ce ne sera que 41 755 €. Et ce qui est parlant dans cette absence de politique jeunesse, pas un paragraphe, pas une ligne sur ce qui devrait être un axe majeur dans l’engagement municipal.
Comment une collectivité peut se passer de structures d’accueil et de politiques spécifiques à la jeunesse ? Je dis bien spécifique car bien entendu l’accès à la piscine, aux animations, aux dispositifs sociaux leurs sont ouvertes et accessibles. C’est ce que vous allez me répondre à n’en pas douter. Mais je repose la question, comment au fil des mandats, la jeunesse peut-elle être aussi peu présente, négligée, oubliée ? Le peu de moyen budgétaire, l’absence de projet d’investissement ciblé jeunesse reflète une lacune inquiétante à n’en pas douter.
Le deuxième angle mort est le bénévolat et la difficulté du bénévolat dans la pratique sportive, dans les associations. Le sujet n’est pas abordé, là encore. Je crois même que le mot n’apparaît pas dans ce document qui doit pourtant couvrir l’ensemble des domaines de la vie d’une collectivité. On reconduit les subventions pour faire vivre les associations sans tenir compte de la question des bénévoles et de l’évolution du bénévolat qui se heurte à des nouvelles pratiques sportives, associatives purement individuelles et sans engagement. Il ne serait pas absurde par exemple que le budget ouvre le dossier des indemnités versées aux bénévoles qui s’engagent dans le collectif. Collectif, quel joli mot si peu utilisé ….. et pratiqué aujourd’hui !
 
Je ne vais pas voter ce budget et pas simplement parce que le jeu politique de nos institutions me place dans l’opposition.
Mais sans aucun doute que la période ahurissante que nous vivons actuellement et cela pour un moment et je ne parle pas QUE du dérèglement climatique, me fait dire que ce budget date terriblement dans sa construction, dans ses arbitrages et qu’il ne correspond pas de toute évidence à notre époque, à nos problématiques auxquels nous nous devons d’apporter des solutions, de répondre aux besoins du Creusot et de sa population».
 
 

Hugo Nieddu

«Faut-il encore dire que ce budget s’est construit et s’exécutera dans un contexte marqué par l’incertitude et l’instabilité ? Cela est finalement la norme depuis le début de ce mandat mais cela ne conduit pas la majorité à une quelconque forme de résignation bien au contraire. L’action pour les habitants, au service de l’intérêt général reste notre quotidien, notre boussole.
Ce budget 2025 est celui de la dernière année pleine du mandat. L’heure n’est pas encore au bilan même si l’opposition est déjà en campagne. Pourtant, à 12 mois de la fin de mandat, ce budget représente finalement une idée assez précise, mais non-définitive l’action de la majorité municipale.
La présentation de l’adjoint aux finances s’est faite autour de thèmes qui ont été choisis dès le programme présenté aux habitants et sur la base duquel nous avons été élus. Si beaucoup de choses ont déjà été faites, les 12 prochains mois sont ceux de la concrétisation de projets phares pour la ville : La nouvelle crèche, la réhabilitation de la place Schneider totalement repensée après un long mais nécessaire temps de concertation avec la population. Et le nouveau cinéma dont les murs s'élèvent progressivement, et je le dis avec beaucoup d'enthousiasme, parce que vous en avez parlé M. Landre, et quand vous en avez parlé, je me suis presque cru à une scène d'enterrement alors que j'imagine quand même qu'on peut se réjouir de la construction du nouveau cinéma. Enfin, j'imagine, non M. Landre ? Non pas pour vous...
Nous poursuivrons bien entendu nos efforts en direction :
- Des écoles et de l’alimentation dans les restaurants scolaires,
- Des associations, maillons essentiels du lien social,
- Des plus fragiles via le CCAS et l’épicerie sociale notamment
- Des seniors
- De la culture et du vivre ensemble avec une programmation une nouvelle fois ambitieuse pour les beaux bagages
- Des plus jeunes avec un large programme d’activités tout au long de l’année et pendant les vacances scolaires
- De nos infrastructures pour maintenir la qualité d’accueil et la performance écologique
- De la sécurité et de la prévention de la délinquance, sans démagogie dans un travail quotidien au plus près des habitants et en partenariat avec l’ensemble des acteurs,
- Du logement avec le développement de plusieurs programmes sur la Ville pour les prochaines années
Cette liste non-exhaustive démontre s’il en est besoin le sérieux des propositions formulées par la majorité. Tout ceci ne s’est pas fait au détriment des finances de la Ville, Jérémy Pinto l'a bien rappelé, l'ensemble des ratios de la commune sont parmi les meilleurs au niveau de la Région sur les villes de même strate. Ce qui nous permet d'avoir une situation financière saine malgré les années de crise qui se sont succédé.
Alors l’heure n’est pas au bilan certes, mais à plus des ¾ d’avancement du mandat, il faut constater que la majorité est à l’heure. Il ne s’agit pas de triomphalisme bien au contraire, car les réalités que nous devons affronter doivent plus que jamais conduire à l’humilité.
Je vais faire une parenthèse, je vais revenir sur une chose que vous avez dit M. Landre. Vous avez dit que la ville était sur-dotée en équipement : université, scène nationale ect.  Je dois quand même dire ici que tous ces équipements proviennent du travail des élus qui nous ont précédé, et de ceux qui font partie de cette majorité. J'ai fait un petit exercice, je me suis projeté dans 10 ans. Dans 10 ans, ici, en conseil municipal... Alors je ne sais pas qui sera là et qui ne sera pas là, mais vous M. Landre je vous imagine ici à la même place dans l'opposition. Et Je vous imagine en train d'évoquer le Creusot, le Creusot sur-doté en équipement, et à ce moment-là, peut-être, dans 10 ans, dans les éléments que vous évoqueriez, il pourrait y avoir....  l'écolo-crèche, ou encore le nouveau cinéma... J'espère me tromper, mais je ne crois pas, à vous de nous dire.
Je ferme la parenthèse.
A l’heure où l’action publique peut souffrir du spectacle donné au niveau national, l’action publique locale peut être le niveau de reconstruction d’un lien démocratique.
Pour cela, nous ne dévierons pas de notre ligne directrice. Le respect des engagements pris, la sincérité envers nos concitoyens sont des valeurs fondatrices de notre action quotidienne.
Nous laissons à l’opposition la critique systématique, les données budgétaires jetées sans précision (les chiffres promis l’an passé n’ont jamais été donnés), la responsabilité de faire croire qu’il est possible de faire plus avec moins d’impôts, pour ne pas assumer les choix d’économies que vous feriez.
Un budget matérialise les choix politiques. Plus que jamais nous assumons les nôtres. Mais pour l’opposition viendra aussi bientôt l’heure du bilan, l’heure de décompter les propositions concrètes et chiffrées qui ont été faites, à vous aussi il reste 12 mois de travail».
 
 

Jérémy Pinto

«J’ai entendu peu de chiffres, peu de propositions. Vous dites, Monsieur Landre, que nous ne changeons rien. Monsieur Landre vous ne donnez pas un seul chiffre de ce que vous voudriez changer. Pour l’entretien, pour rénover le bâti, chaque année on inscrit beaucoup.
Pas une seule proposition sur la culture. Vous dites que le Festival des Beaux Bagages n’est qu’une animation, où on ne vous voit pas. Devant votre arrogance, je vous dis ne méprisez pas ce Festival. Il est le deuxième du département.
Concernant le cinéma, oui c’est un projet qui voit le jour. Vous voyez rouge, car vous n’en vouliez pas. Si on le fait c’est parce que le modèle éco nécessite la levée de fonds publics.
Il y a trois modèles
Ciné municipal ; Un modèle éco avec des porteurs de grands groupes ; Un modèle associatif, on l’assume pour les Creusotins».
 
 

Charles Landre

«Monsieur Pinto commencer en disant qu’on n’a pas fait de propositions, c’est faux : J’en ai fait une dizaine. Mais c’est inutile car elles sont ineptes à vos yeux.
Concernant les Beaux Bagages on a le droit d’avoir un avis et de quel droit vous parler de ma présence. Je ne m’intéresse pas à savoir si vous préférez pétanque ou autre chose.
Quant au cinéma, j’ai demandé que l’on dispose des comptes de l’association. Alors que vous êtes drogués à la dépense publique, vous considérez que toute critique sur le cinéma n’aurait aucun sens. Je crains que le modèle soit hybride, avec des apports qui viendront d’autres subventions. Oui je m’interroge et je continuerai à m’interroger sur la façon dont est monté ce dossier. Outre sa fréquentation, il y a le risque de l’obligation de subventions d’équilibre.
Vous ne supportez pas que l’on montre des failles ou que l’on apporte des contradictions».
 
 

David Marti

«Concernant les Beaux Bagages, vous portez un jugement sur le contenu. Vous dites qu’un certain nombre de spectacles sont accès libre. Tous le sont, mais vous ne le dites pas. On vous a rarement croisé.
Vous dites que l’opposition s’oppose et qu’on ne l’accepte pas. Il y a des oppositions qui s’opposent mais pas à 100%
Des propositions vous en faites, mais vous ne chiffrez rien !
Pour l’écolo crèche, où est le cœur de ville pour vous. Je n’arrive pas à voir où vous la vouliez.
Police municipale : Les chiffres que vous aviez donnés ne correspondaient pas au coût.
Vous reconnaissez que la ville est bien dotée, elle a des qualités, mais pur vous ce n’est pas grâce à nous.
Baisse de la population : Je ne conteste pas qu’elle baisse, mais ce que vous dites. Selon vous il y a plus de gens qui partent, alors que le solde est positif. Il y a plus de gens qui viennent que de gens qui s’en vont. Le nombre de naissances sur la ville est constant.
Fiscalité : La ville se paupérise, selon vous, car les gens payent moins d’impôts sur le revenu. Mais les gouvernements ont baissé les impôts sur le revenu !
 Vous évoquez l’augmentation des impôts locaux. La seule fois qu’on l’a fait c’est en 2021 et c’était 2% Le reste c’est l’augmentation des bases et ce n’est pas nous qui décidons. Nous on maintient les taux. On a augmenté quand la taxe d’habitation a été supprimée. Votre raisonnement sur la fiscalité est faux.
Vous avez contesté le vote administratif et vous l’avez voté.
Sur la sécurité, vous dites pas assez de caméras. On en a installées 30. Je vous invite à voir ce qui se passe dans les villes où il y en a plus.
Vous connaissez le coût de l’installation des caméras.
Concernant les dotation pour les Policiers Municipaux : Elles n’ont cessé d’augmenter. Oui on va investir dans les locaux, donc on va investir encore plus.
Logement : Vous dites tout OPAC ; Mais il y a des projets privés d’autres opérateurs.
Cinéma, je comprends votre difficultés, car vous avez tellement dit qu’il ne verrait pas le jour. Je rappelle qu’on avait lancé le projet avant le COVID ; Le monde a changé. Malgré cela on va sortir un cinéma. Vous dites qu’on aurait pu faire un autre montage, avec un autre porteur sans subvention de la ville ou des pouvoirs publics. Vous c’est : «Vous auriez pu faire autrement», il fallait apporter un porteur de projet.
Nous on le fait ! Il est en cous de construction. Oui cela a un coût. 2 millions on l’assume. Faudra-t-il une subvention d’équilibre ? on verra bien.
Maison de santé pluridisciplinaire universitaire : Donnez nous les éléments.
Où enlevez vous de l’argent ? Jeunesse ? Fonctionnement ? Je veux bien discuter budget contre budget. Vous proposez sans chiffrer.
Fonctionnement, le budget 2025 c’est + 0,242% alors que l’inflation est à 1,7% Cela avec des rations intéressants.
Vous avez dit qu’il faut que chaque creusotin sache. Oui, il faut que chaque creusotin sache que vous êtes incapable de faire un budget sérieux avec des chiffres.
 
Monsieur Graffard : Vous avez dit forte probabilité que ce soit votre dernier budget. Concernant la restauration scolaire, et l’agro industrie, le problème c’est qu’il y a une situation de monopole. On essaye de compenser avec des circuits courts, mais c’est compliqué pour les besoins maraichers.
Sur la transition écologique, nous avons mis en place les évaluations. On sait où on va.
La Place Schneider : On redonne un espace de fraicheur à la place d’un parking. Oui c’est la Communauté Urbaine, mais la ville a porté le projet. Nous sommes très fiers de ce qui va être fait. Une œuvre artistique de la commune ? Ça fait partie de l’histoire de la vIlle et pas pour faire plaisir à une partie de la gauche.
Pas grand-chose pour la jeunesse ?  CVJ, la ville EN est à l’orIgine et soutient, l’espace jeunes, le centre de loisirs, samedi de bouger activités gratuites. Les parents nous disent merci.
Bénévolat : La ville ne peut pas être responsable de tout. Mais oui il y a une crise. Pour les subventions c’est un critère. Mutualisation : C’est la ville qui est à l’origine de la fusion des deux clubs de gym. C’est avec l’OMS que l’on met en relation les clubs avec les entreprises. La mutualisation existe. La ville fait beaucoup pour les clubs, les infrastructures sont de qualité. La halle des  sports on l’a voulue».
 
Alain BOLLERY