Observer le Blaireau à la tombé de la nuit demande patience et discrétion, mais apercevoir quelques instants sa silhouette pataude et l’élégant graphisme noir et blanc de sa tête est toujours un plaisir.
Si c’est mort au bord des routes qu’on le voit le plus souvent, il est surtout victime de la chasse autorisée les trois-quarts de l’année, sans qu’on connaisse précisément l’état de sa population. Il est notamment chassé par vénerie sous terre, une pratique cruelle d’un autre âge. Acculés et souvent mordus par des chiens, au fond de leurs terriers ravagés à cette occasion, ils sont extirpés au moyen de pinces avant d’être abattus. Les jeunes en principe épargnés, encore dépendants, sont souvent condamnés notamment lorsqu’est autorisée la période complémentaire de chasse sous terre, comme c’est le cas en Saône-et-Loire, malgré les recours répétés des associations naturalistes. Pourtant, dans bien des départements celle-ci n’est plus accordée. Et dans bien des pays européens le Blaireau est une espèce protégée…
Dans la cadre de la Journée mondiale des Blaireaux initiée par l’ASPAS, la SHNC et ses partenaires de l’Entente naturaliste de Bourgogne accueillent au Creusot Virginie Boyaval, pour une conférence-débat consacrée à la nécessaire cohabitation avec le Blaireau d’Europe, dont elle est une spécialiste.