
Le sujet a fait débat pendant le conseil municipal… Et la Présidente du collectif pour la Paix s’est fait voler son drapeau en quittant la Mairie…
C’est Florence Pauchard, élue d’opposition qui a introduit le sujet en demandant à. Charles Landre de s’expliquer sur sa décision d’enlever le drapeau du fronton de l’Hôtel de Ville. Le Maire ne s’est pas dérobé et a justifié sa décision : «Nous sommes sur un bâtiment municipal. Il y a le drapeau français. D’autres ce n’est pas opportun, cela crée des précédents. Chacun peut réclamer son drapeau. Le drapeau français c’est la liberté et la paix. Il sort de la révolution française. Il a traversé plus de deux siècles d’histoire.
Il a toujours été un drapeau de paix. C’est bien la France en 2003 qui s’est opposée à l’intervention en Irak. La France qui a défendu deux Etats, Israël et la Palestine. La France a toujours été en pointe pour la paix.
Des Français ont été tués au Liban. Il n’y a pas plus simple vecteur de paix que le drapeau français.
Mais je tient à préciser que la ville favorisera toujours des manifestationsdu Collectif pour la Paix ou de la Ligue des Drotis de l’Homme.
Le batiment c’est la République. Il y a le drapeau français et le drapeau européen.
Le collectif de la paix et la ligue auront le soutien de la ville».
Florence Pauchard reprend la parole pour préciser qu’elle n’avait rien contre le drapeau français. On s’en doute…
Charles Landre poursuit : «J’ai été l’objet d’attaque ignomineuses ces 15 derniers jours. La drapeau français flottera sur les bâtiments municipaux pendant les 7 prochaines années ; Il n’est pas fachisant comme j’ai pu le lire ou l’entendre».
Jérémy Pinto précise alors : «Le drapeau ici c’est la maison du peuple. La question portait sur la paix. Deux soldats ont été tués. La question méritait d’être posée».
Tout n’étiat pas terminée… Car à la fin du conseil municipale, Jacqueline Guillien, alors qu’elle sortait de la Mairie, s’est fait arracher le drapeau de la paix qu’elle portait sur les épaules (notre photo).
Elle a réagi dans une lettre ouverte au Maire du Creusot : «A l'attention de Monsieur le Maire , Je crois devoir vous signaler un incident regrettable qui a fait suite au Conseil Municipal de ce lundi 27 avril 2026.
Mme Pauchard vous a interrogé sur les raisons du retrait des drapeaux de la Paix sur l'Hôtel de Ville. Vous avez fait une réponse qui peut s'entendre même si je ne partage pas votre analyse. Pendant ces explications je tenais devant moi le beau drapeau de la Paix. En quittant la salle je l'ai mis en étole sur mes épaules et quand je descendais tranquillement les escaliers de la Mairie, un jeune individu, casquette noire, vêtement noir, me l'a arraché par derrière. Il a refusé de me le rendre et est parti en courant, je n'ai pas pu le rattraper..
Je trouve cet incident plus que navrant, digne des plus mauvaises heures de la République.
Il est probable que ce jeune homme soit connu de l'un ou l'autre de vos élus.
Je souhaiterais que vous puissiez faire la lumière sur cet incident, si cela est possible.
Par ailleurs, puisque j'ai bien compris que les drapeaux de la Paix ne seront plus jamais pavoisés, il serait bien que le Collectif puisse les récupérer, car nous saurons en faire bon usage.
Je me tiens à votre disposition pour tout éclaircissement que vous jugerez utile.
Veuillez accepter nos salutations respectueuses.
Jacqueline Guillien
Présidente du Collectif PaixA.B.