
Le leader de l’opposition enregistre les priorités des administrés.

Ce n’est pas encore la campagne électorale, mais cela y ressemble. Depuis la mi-juillet, Charles Landre, le leader de l’opposition au Creusot, et ses soutiens, frappent aux portes des habitants du Creusot.
«Mon souhait est d’organiser une réflexion sur la ville et son avenir. Nous avons fait des réunions privées, mais aussi des réunions publiques. J’avais annoncé que l’on ferait du porte à porte. C’est ce que nous faisons».
Très clairement le leader de l’opposition sonde les Creusotins pour savoir ce qu’ils pensent et ce qu’il s souhaitent.
«Il y a cinq sujets prédominants Le premier c’est la santé, la santé pour tous. Ensuite on aborde la sécurité publique. Mais aussi l’entretien et l’aménagement de la ville. De même qu’une bonne gestion pour baiser les impôts. Tout ça pour une ville vivante, où les gens ont envie de rester», soutient Charles Landre.
Et de poursuivre : «Ce qu’il ressort de façon forte c’est que si la ville a des projets d’aménagement qui coûtent cher, comme le doublement de l’enveloppe pour la Place Schneider, à côté de cela les Creusotins regrettent le manque d’entretien dans les rues, dont ils estiment qu’elles sont abandonnées».
Le leader de l’opposition ajoute : «Concernent la santé, on va se retrouver avec trois médecins généraliste. La situation est critique, mais il n’y a pas de fatalité. J'ai fait des propositions durant ce mandat mais la ville n'a rien essayé en 10 ans, les habitants ont de plus en plus de mal à accéder ne serait-ce qu'aux soins de base».
Charles Landre aborde la question de la sécurité publique : «Il y a un sentiment de zones d'abandon, d’impunité générale face à ce que l’on appelle les petites incivilités. Et puis des femmes nous ont dit ne plus vouloir se promener dans le Parc de la Verrerie. Des habitants dénoncent tout ce qui touche aux stupéfiants. Tout cela revient très souvent dans les discussions et les échanges. Cela fait huit mois que je travaille avec mon équipe sur ces sujets. J’en rendrai compte lors de notre réunion de rentrée.
Je suis convaincu que la ville peut faire mieux et bien mieux. Il faut mettre fin à la gabegie. C’est essentiel si on veut diminuer les impôts locaux qui ont augmenté. C’est notamment très marqué pour les artisans et les commerçants, avec l’augmentation de la CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Mais aussi +30% sur le prix de l’eau !».
Charles Landre tacle : «Sur tout ces sujets l'aveuglement politique tranche avec le ras le bol des habitants. La ville se vide et il faut donner envie à ceux qui travaillent au Creusot d'y vivre. Alors que 1267 personnes viennent travailler chaque jour au Creusot sans y vivre, cela correspond à 25 à 30 millions d'euros de revenus par an qui ne se déversent pas au Creusot».
Et le leader de l'opposition au Creusot de conclure : «J'ai pris la responsabilité d'organiser une réflexion sur la situation du Creusot avant de proposer un projet pour les Creusotins. Nous sommes nombreux à croire dans le potentiel de la ville et à vouloir porter des idées en rupture avec 50 ans de gestion par la même équipe».
A.B.



