
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour écouter les prises de parole et les deux concerts prévus dans l'après-midi.
Plusieurs prises de paroles ont eu lieu vendredi après-midi lors de la fête du 1er mai organisée par l’Union Locale CGT, esplanade Duchêne dans le parc de la Verrerie.
Les syndicalistes ont rappelé dans leurs discours que grâce à la mobilisation, ils ont fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. «Ainsi, par nos alertes syndicales permanentes (les 22 janvier 2026 et 10 avril 2026) et nos mobilisations aux moments cruciaux, nous avons gagné une première victoire avec l’enterrement de la proposition de loi Attal qui aurait permis de faire travailler deux millions de salarié·es le 1er mai (dans la grande distribution, les établissements culturels, l’industrie agroalimentaire, les commerces de bouche, les jardineries et animalerie, etc.). C’est une première victoire contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite.»
L’austérité ciblée par la CGT
«Aujourd’hui, avec l’austérité qui frappe partout en Europe les populations les plus fragiles, cette journée prend un relief particulier. Au regard du contexte international et national, anxiogène et agressif à l’encontre des droits des travailleurs, il s’agit de placer ce 1er mai sous l’égide de la défense des salarié.es et la nécessité de services publics renforcés dans leurs moyens et leur proximité. Nous le répétons, à l’heure où on demande aux populations les plus fragiles et aux classes moyennes de faire des efforts afin de rétablir les finances publiques, on distribue, chaque année, sans contrepartie, 211 milliards d’aides publiques aux entreprises. Cet argent, qui provient des contribuables, serait plus utile au financement de nos services publics et de notre protection sociale. Localement, par exemple, cela doit se traduire, par l’arrêt des fermetures de classes dans nos écoles, l’arrêt des fermetures des gares et des guichets SNCF, l’arrêt des transferts des services des finances publiques, un accès au service public de la santé de qualité, etc.
Ce sont là certaines revendications importantes de la CGT afin de répondre aux besoins fondamentaux des citoyens, de contribuer à la transformation sociale vers de nouveaux « Jours Heureux » mais aussi et surtout de lutter contre le sentiment d’abandon des populations qui fait le lit de l’extrême-droite…».
Besoin de se rassembler
Il a été question également de la situation sociale et économique et de la montée des idées d’extrême droite.
«La CGT agit contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions. Elle agit pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, les libertés, pour la paix et le désarmement, pour les droits de l’homme et le rapprochement des peuples. Dans un contexte, où toutes les forces conservatrices et réactionnaires, qu’elles soient patronales et politiques mettent tout en œuvre pour cliver la société, les salariés ont besoin de se rassembler pour se défendre, conquérir leur émancipation individuelle et collective et participer à la transformation de la société et du monde. Le 1er mai est un jour de rassemblement où l’on doit réaffirmer avec force que les mutations du monde et des sociétés appellent de nouvelles conquêtes sociales garantissant les droits fondamentaux des personnes et le respect des peuples, assurant que les richesses, fruit du travail des hommes, financent le progrès social, le bien être et qu’elles concourent, au travers d’un nouveau type de développement, à la sauvegarde de la planète.…»
J-C.P



