
Les mobilités douces (métros, tramways) ou ferroviaires sont en croissance. Alors Alstom Le Creusot investit et monte en régime.

Premier employeur du Creusot depuis un peu plus d’un an, ainsi que creusot-infos l’avait relevé et révélé, l’établissement Alstom est sur la pente ascendante. Pour répondre à des objectifs de production revus à la hausse.
«Nous visons de passer à une production de 70 bogies à la semaine, contre 50 (*) aujourd’hui», annonce Nicolas Combe, le directeur de l’établissement du Creusot. Etablissement qui va s’offrir une petite pause de deux semaines à cheval sur juillet sur août, avec de nécessaires opérations de maintenance dans les ateliers.
Après la parenthèse estivale, dans les bureaux comme dans les ateliers, ça va monter en gamme. Car pour Alstom Le Creusot il s’agit de répondre à la demande pour «chausser» des TGV, des trains régionaux, des métros, des tramways et des locomotives. Avec notamment un contrat pour des locomotives commandées par l’Ukraine, pour lesquelles Le Creusot va fabriquer et fournir les bougies.
De la découpe plasma gagnante
C’est ce que Nicolas Combe a expliqué à Dominique Dufour, préfet de Saône-et-Loire invité à inaugurer la nouvelle découpe plasma, pour laquelle Alstom a investi 600.000 euros, dont 400.000 pour la seule machine. Un outil industriel qui permet de réduire les coûts de fabrication de 30% et de de gagner 15% de temps de découpe.
Le ruban a été coupé par le Préfet en présence d’Aurélien Dutremble, député de Saône-et-Loire, Charles Landre, maire du Creusot, François Lagier, conseiller délégué en charge de l’économie, Isabelle Louis, présidente de la Communauté Urbaine Le Creusot - Montceau et Cyril Politi, son vice-président en charge de l’économie.
Les fonctions robotisés, à l’instar de la découpe plasma, sont de plus en plus nombreuses, dans les ateliers d’Alstom Le Creusot qui, récemment, a aussi mis en service un cinquième robot de soudure. Il y a un an, c’est une cellule laser de contrôle qualité qui avait été inaugurée.
Des investissements qui s’inscrivent non seulement dans un souci performance qualité, mais aussi d’augmentation de la productivité, pour sortir encore plus de bogies des chaines d’assemblage, avec un souci permanent de les optimiser.
Une adaptabilité performante
En fait, les mouvements et les ajustements sont fréquents dans les ateliers et sur les chaines de montage. Car évidemment, les temps d’assemblage sont différents d’une gamme de bogies à une autre. Entre par exemple des bogies pour les Tramways de Dijon ou de Montpellier, ou ceux des TGV de nouvelle génération pour la SNCF.
Le Préfet Dominique Dufour, particulièrement séduit par l’adaptabilité de l’entreprise, s’est inquiété de savoir si Alstom Le Creusot recrute facilement ses nouveaux collaborateurs. Etant entendu que l’établissement a sa propre école de formation. Pour les nouveaux. Mais aussi pour assurer la formation continue.
Nicolas Combe a aussi dit aux invités le souci de l’entreprise de féminiser les recrutements. Mais aujourd’hui, dans l’industrie, elle n’est pas la seule à la souhaiter et le mettre en œuvre.
Pour préparer l’avenir, Charles Landre a lui souligné combien la ville doit être réactive pour permettre aux nouvelles recrues d’habiter en ville. «Nous voulons coller aux besoins des entreprises. De toutes les entreprises», insiste-t-il.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)
(*) Sur les 50 bogies actuellement produits à la semaine, 7 sont pour des Tram, 25 pour des trains régionaux, 2 pour des locomotives à destination de l’Ukraine, ou encore une quinzaine pour les nouveaux TGV.














































