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08/09/2026 07:30
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LE CREUSOT : 5 années de travail couronnées de succès pour Kévin Secret Morland qui a soutenu sa thèse sur la reconstruction numérique d’objets archéologiques fragmentés

Cette soutenance était l’aboutissement d’un travail de 5 ans, qu’il a mené en collaboration avec le laboratoire ImVIA de l’Université Bourgogne Europe et le FabLab Utopi.
Le lundi 31 août, Kévin Secret Morland a soutenu sa thèse de doctorat dans l’amphithéâtre du Technopôle Hub&Go. Ses travaux portaient sur la reconstruction numérique d’objets archéologiques fragmentés. Cette soutenance était l’aboutissement d’un travail de 5 ans, qu’il a mené en collaboration avec le laboratoire ImVIA de l’Université Bourgogne Europe et le FabLab Utopi.
Presque intégralement creusotin, le parcours d’études supérieures de Kévin Secret Morland a été marqué par un DUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (à l’IUT du Creusot), puis par une L3 Sciences Pour l'Ingénieur parcours Electronique (à l’UFR Sciences et Techniques de Dijon), et enfin par un Master ViBOT (au Centre Universitaire Condorcet). En 2021, ce dijonnais d’origine a choisi de poursuivre ses études en doctorat au Creusot, au sein du laboratoire ImVIA.  
Diplôme le plus élevé de l’enseignement supérieur, le doctorat consiste en plusieurs années (au moins trois) de recherche encadrée, menant à la rédaction d’une thèse et à une soutenance publique. Les doctorants sont encadrés par un directeur de thèse, un chercheur plus expérimenté chargé de les guider dans leur travail de recherche. Pour Kévin, c’est Olivier Laligant et Éric Fauvet, enseignants-chercheurs du laboratoire ImVIA, qui ont joué ce rôle. Son jury de thèse était quant à lui composé d’Hélène Laurent (présidente du jury, PR* à l’INSA et au laboratoire PRISME), de Frédéric Morain-Nicolier (PR à l’IUT de Troyes et au laboratoire CReSTIC), de Sylvie Treuillet (PR à l’Université D’Orléans et au laboratoire PRISME), d’Antoine Lavault (MCF* à l’Université Savoie Mont Blanc et au laboratoire LISTIC) et de Marc Blanchon (Dr* en Sciences et Directeur Physical AI à Capgemini).
Dans sa thèse, Kévin Secret Morland a cherché à développer une méthode permettant de reconstruire des objets archéologiques fragmentés. Son point de départ était un « puzzle » exhumé à Autun il y a 180 ans, une inscription en marbre pentélique constituée d’environ 1300 fragments errodés. L’objectif de Kévin était de développer, à partir de la numérisation en 3D des fragments, une méthode pour identifier automatiquement leurs correspondances à partir des surfaces de fracture. Pour tester et entraîner son modèle, il a pu compter sur le FabLab Utopi, qui a conçu un fac-similé à partir d’une pierre Comblanchien gravée. Les travaux de Kévin confirment la pertinence de l’approche géométrique, et ouvrent des perspectives vers le développement de méthodes d’apprentissage encore plus avancées.
Désormais docteur,  Kévin prévoit de poursuivre sa carrière en post-doc, toujours au sein du laboratoire ImVIA, en partenariat avec l’entreprise Wasoria. Il donnera également des cours aux étudiants creusotins de l’école Polytech Dijon, avec comme perspective de postuler comme maître de conférence. Dans les mois à venir, il finira de peaufiner sa thèse en intégrant les remarques de son jury, en vue de sa publication sur le site Theses.fr . 
* PR = Professeur des Universités, MCF = Maître de Conférences, Dr = Docteur.