
Produit par l’association La Baraque, il a été présenté à une centaine de personnes en avant-première vendredi soir au grand salon de l’Hôtel de Ville.

« C’est la fin d’une trilogie, expliquent Vinicio Bertocci et Pascal Josserand, les réalisateurs du film de 52 minutes. Après « Le Creusot une ville en guerre » et «1984, Le Creusot, Les cœurs d’acier ». Il ne s’agissait pas de réaliser un documentaire sur Le Creusot, mais de recueillir les témoignages des trois derniers maires sur un demi-siècle marqué fortement par le dépôt de bilan de Creusot-Loire puis par la réindustrialisation qui a suivi. Quelle serait leur réaction face au projet que nous allions leur proposer ? Ils nous ont fait confiance et répondu en toute franchise à nos questions avec une grande maîtrise et un certain talent. A travers leurs témoignages, ils nous apportent un éclairage original sur l’évolution de la ville ».
Ce film a été tourné au mois d’octobre 2023 à la médiathèque, un lieu de culture par excellence. La culture, une priorité pour les trois maires. Avec pour Camille Dufour, la satisfaction d’avoir facilité l’accès à l’école de musique et de danse pour tous les enfants. Pour David Marti, c’est la mise en place de l’orchestre à l’école Marie Curie. A travers leurs témoignages croisés, ils livrent leurs souvenirs, les meilleurs comme les mauvais, leurs échecs, leur vision sur l’avenir, ce qui les a poussés à se présenter à cette fonction. Allez, on ne va pas tout révéler mais pour Camille Dufour, maire de 1977 à 1995, le pire moment fut comme il l’a nommée, la terrible année 1984. André Billardon, maire de 1995 à 2016, a déploré la fermeture de l’entreprise Howmet et ne pas avoir pu introduire la mixité sociale essentielle au vivre ensemble. Pour David Marti, la crise Covid a tout bouleversé, des méthodes de travail qu’il a fallu adapter au renoncement de certains projets.
Et si c’était à refaire, le referaient-ils ? Ils y retourneraient sans hésitation car ils ont tous les trois la satisfaction d’avoir apporté de belles choses à leur ville et à ses habitants. Le film de La Baraque devrait être projeté à la médiathèque au printemps prochain, là justement où ils ont livré leurs témoignages et leur amour commun pour leur ville.
J.S.


