
C’est le Souvenir Français du Creusot qui a eu l’honneur d’organiser pour la deuxième fois, en un peu plus de dix ans, ce rassemblement des présidents des différentes sections françaises.
C’est toujours l’effet que produit l’entrée dans le petit théâtre du Château de la Verrerie, une surprise, mais une bonne surprise, les flashs des smartphones nous donnent une indication qui ne laisse aucun doute : c’est beau. La ville du Creusot a mis les petits plats dans les grands pour accompagner cette organisation, co-dirigée par Michel Dumerger, président du Souvenir Français local, et Jean-Paul Luard, maire des Bizots.
Ce sont d’ailleurs les premiers mots prononcés par William Durand, président des volontaires et anciens combattants, la plus ancienne association du monde combattant français, puisqu’elle a été fondée en 1872 : « On change de site toutes les années, rarement nous avons connu un tel accueil, je tiens, Monsieur le Maire du Creusot, vous remercier à titre personnel et au titre de président des volontaires et anciens combattants. J’espère qu’on reviendra. Je veux également te remercier Michel (Dumerger), quand tu m’as proposé d’organiser ce congrès, j’ai accepté immédiatement. Merci. »
Jean-Luc Rompion, président adjoint, nous explique les priorités de ce congrès : « L’an dernier, à Marseille, une bonne partie du congrès avait abordé les préparatifs des 80 ans de la libération de très nombreuses villes françaises, là, nous allons approfondir des dossiers en cours, l’intérêt des anciens combattants, pardon, des combattants, on ne dit plus anciens combattants, la reconnaissance de leurs droits. Nous avons également un lourd dossier en charge actuellement, le recrutement, nous avons, les combattants, tendance à se disperser et puis, bien évidemment, il y a de moins en moins d’adhérents (1000 à ce jour). Le fait que beaucoup de combattants effectuent, aujourd’hui, des opérations extérieures (OPEX), contribuent aussi à cette baisse. »
Le devenir du monde combattant est donc en jeu, la question des droits des combattants, des victimes, les pensions… Ce congrès, 80 ans de la libération passés, doit s’interroger : « Nous sommes force de proposition au gouvernement par, quelques fois, des motions de censure » affirme le président adjoint.
Le local de l’étape, Michel Dumerger, tenait lui aussi à remercier la ville du Creusot : « Le Souvenir Français du Creusot est heureux de la charge de l’organisation de ce congrès, avec le co-président, Jean-Paul Luard, maire des Bizots. On remercie la ville du Creusot, elle a fait tout ce qu’il fallait pour que ce congrès soit une réussite, merci. »
La journée avait commencé par le dépôt de gerbes au Monument aux Morts du Creusot et, après le congrès, se conclura par une soirée à la salle de la Mouillongue.
Nous avons remarqué les fameux mannequins présents à l’exposition de l’Alto sur la commémoration des 80 ans de la libération du Creusot, ils ont été fournis par Pierre-Henri Guillet, membre des « Nouvelles Éditions du Creusot », le propriétaire : « Michel Dumerger m’a demandé le prêt des deux mannequins, j’ai accepté avec joie. »
Le maire du Creusot, David Marti, a ouvert ce congrès : « On a tout mis en œuvre pour que ce congrès soit une réussite. Vous êtes au petit théâtre, à l’italienne, du château de la Verrerie. C’était, à son début, un des deux fours de la cristallerie de la reine Marie-Antoinette. La famille Schneider a racheté tout le site et elle nous l’a légué en 1970. C’est, à mon sens, le site idéal pour vous accueillir. Nous venons de fêter la commémoration des 80 ans de la libération de nos villes, ce fut un moment magnifique, moments qui resteront longtemps dans l’esprit des Creusotins par son engouement, la présence d’un nombreux public aux différentes initiatives, la présence des jeunes, des écoles. Avec les associations locales, nous travaillons ensemble pour continuer de transmettre aux jeunes. Je vous souhaite un bon congrès. »
Vincent Brucci



















