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> Vie locale > LE CREUSOT
10/02/2020 03:17
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INTERVIEW : Originaire de Saône-et-Loire, la chanteuse Jeanette Berger rêve de revenir au Creusot

Elle a offert sa très belle voix et ses belles musiques à l'équipe de France de ski, à Chamonix... Elle est aussi la marraine de l'équipe de France de télémark... Jeannette Berger a un talent fou. Et une reconnaissance grandissante. Elle se confie dans une interview et dit son envie de revenir au Creusot et d'être un jour sur la scène de L'arc.
Bonjour Jeanette, tu chantais samedi soir à l’hôtel « Héliopic » de Chamonix, là où l’équipe de France de ski était logée à l’occasion de Kandahar. Était-ce une coïncidence ? 
«Oui c’est une vraie coïncidence que je chantais en même temps que l’équipe de France de ski était là. C’est un hôtel où je joue régulièrement et je ne savais pas qu’ils étaient présents».

Peux tu te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas encore ? 
«Je suis une auteur/compositeur/interprète originaire de Mâcon et je suis maintenant installée depuis 5 ans à Chamonix car j’ai rencontré ici les musiciens avec lesquels je travaille. J’écris des chansons inspirées de Soul et de Rhytm’N’Blues, c’est vraiment ce style de musique que j’aime faire. Je joue sur scène avec David Hammersmith à la guitare, Neil Garrod à la basse, Sebastien Albertone à la batterie et enfin Marine Poirier et Sandra Barranco pour les choeurs».

Plutôt Mâconnaise ou Chamoniarde ?
«Voilà une très bonne question car mon cœur balance... Je pense que pour les Chamoniards il y a beaucoup de critères à cocher pour se définir Chamoniarde alors je me considère toujours comme Mâconnaise. Ce sont mes origines». 

Au printemps dernier, tu as chanté lors du festival Musilac de Chamonix devant plusieurs milliers de personnes, c’était comment?
«Musilac c’était géant... Dans tous les sens du terme ! Au niveau des sensations car enfin, on pouvait jouer nos chansons avec tout le groupe devant un public et sur une belle scène. Géant aussi car la scène était vraiment immense et parce que tout le cadre de Chamonix est hyper majestueux. Être en plein air dans cette ville que je connais et sur une grosse scène comme ça c’était incroyable». 

Tu es devenue marraine de l’équipe de France de télémark, comment cette collaboration s’est passée ? 
«L’entraîneur de l’équipe de France de télémark est installé à Samoëns, la vallée derrière Chamonix, et c’est une ville où j’ai travaillé il y a quelques années. J’ai déjà fait plusieurs concerts là-bas, avec le groupe et seule, c’est là où l’entraîneur m’y a vu en concert. 
Le télémark n’est pas un sport très médiatisé comme le ski alpin, c’est une discipline encore discrète alors qu’il y a des athlètes qui font de belles performances et qui défendent très bien les couleurs de la France. L’équipe voulait faire une soirée pour faire parler de la discipline et présenter les athlètes, et ils cherchait des sponsors. Financièrement ils ont du mal car la fédération française de ski leur donne moins qu’à d’autres disciplines qui sont elles beaucoup plus médiatisés. 
Ils voulaient donc créer un évènement sympa où il se passerait d’autres choses en plus que la présentation. J’ai donc été contactée pour faire un concert et c’est là qu’ils m’ont demandé si je voulais bien être leur marraine pour soutenir leur discipline».

C’est une fierté ?
«Oui c’est une vraie fierté car je connaissais le télémark de nom mais là, le fait de rencontrer les athlètes qui sont des jeunes, entre 16 et 25 ans et ils sont à fond pour le sport et cela m’a rappelé plein de choses par rapport à la musique, quand on est passionné on se démène. J’ai échangé avec les athlètes, on a passé du temps ensemble et nous avons même essayé le télémark avec les musiciens. Nous avons passé de beaux moments et maintenant j’attends la fin de la saison pour les revoir, faire le débriefing de la saison passée». 

On peut espérer un nouvel album pour cette année ? 
«J’aimerais beaucoup. Je ne sais pas encore si ça sera sous le format d’album. Mais en tout cas nous sommes en train de travailler de nouvelles chansons depuis 6 mois et nous prévoyons d’enregistrer bientôt pour figer les chansons. On ne va peut-être pas sortir un nouvel album tout de suite car cela demande beaucoup d’investissement de temps, financierement aussi. Pour l’instant nous pensons surtout à sortir de nouveaux singles ou un EP avec 4 ou 5 titres. Avoir un fil conducteur sur un album c’est très dur. Nous l’avons fait une fois ça nous a pris 3 ans et demi à le préparer. Nous prévoyons donc de sortir des chansons sans attendre forcément 10/12 chansons pour un album. Il y aura des nouveautés dans l’année, il faut être patient...»

Ton premier album, In my mind, était « Made in Chamonix » puisque tu l’as enregistré à la maison des artistes, tu penses enregistrer le deuxième là-bas ? 
«Je ne sais pas encore car la maison des artistes est actuellement en « pause » car ils cherchent à changer un peu le fonctionnement. C’est vrai que c’était bien d’enregistrer à Chamonix car c’était à la maison. La maison des artistes faisait un système de partenariat, d’échange avec les artistes. Nous pouvions bénéficier du studio gratuitement en contrepartie d’offrir deux concerts à la fin de la semaine d’enregistrement. C’est vrai que quand on a des moyens financiers limités c’est hyper avantageux pour nous. Si cela peut se représenter j’aimerais bien retourner là-bas mais sinon on trouvera une solution. Ce n’est pas ça qui va décider si on enregistre ou pas». 

Quel serait ton rêve professionnellement ?
«Mon rêve professionnellement... C’est une très bonne question car je suis déjà un peu dans mon rêve. J’arrive à faire que de la musique, ce n’est pas arrivé tout de suite car j’ai mis un peu de temps avant d’y arriver.
Le plus beau rêve serait d’avoir un public qui chante une de mes chansons en cœur lors d’un de mes concerts».

Tu es venue chanter il y a deux ans au Creusot, tu aimerais revenir ?
«Oui j’aimerais beaucoup revenir jouer au Creusot avec le groupe. Vous avez de belles salles et L'arc est une belle scène où j'aimerai vraiment me produire !»

Recueilli par Manon Bollery

Photos Manon Bollery