
Près de 7 mois après son élection à la Mairie du Creusot, Charles Landre se confie dans une longue interview à creusot-infos. Il aborde de très nombreux sujets avec un couplet sur la Communauté Urbaine en estimant que «le cirque a assez duré» ! Il parle aussi de la situation nationale brûlant et de la Présidentielle.
Quel est votre sentiment quand vous voyez ce qui se passe un peu partant en France dans le prolongement de la crise des lycéens ?
CHARLES LANDRE : «Le principal constat, c'est que plus personne ne réussit ou presque à vivre du fruit de son travail ! Et ça, c'est quelque chose qui est devenu absolument insupportable, surtout dans un pays qui est aussi normé que le nôtre, avec des prélèvements obligatoires aussi forts, et où finalement, on trouve dans ce pays si beau et si riche, beaucoup plus d'entraves à l'action, au travail, à l'esprit d'entreprise, que de solutions.
On est dans une situation sociale extrêmement tendue. Je suis assez insensible à ce qui peut se passer sur les réseaux sociaux et les mises en scène politiques. Moi, ce que je regarde, c'est la façon dont les Français s'expriment.
Et évidemment, il y a un esprit de révolte qui est très fort, qui, je le pense, se traduira de façon très forte dans les urnes l'année prochaine.
Mais il y a des situations d'urgence avec notamment un prix du carburant qui est bien trop élevé et les solutions préconisées par l'État ne sont évidemment pas à la hauteur pour les familles qui souffrent et de travailleurs qui n'en peuvent plus, de ne plus vivre de leur travail.
Je précise que la baisse des charges qui pèsent sur les français, en premier lieu le carburant, doit s'accompagner d'une nécessaire baisse de la dépense publique.
Si comme je vous l'ai dit, je comprends la colère, la violence qui traverse la société est un des plus grands défis des années à venir. Il faut combattre les casseurs sans laisser de place à l'impunité et j'apporte tous mon soutien aux pompiers, policiers, soignants, qui subissent la violence des pilleurs lors des manifestations.
Il est urgent d'avoir un projet pour ce pays car la jeunesse et beaucoup de Français n'en perçoivent aucun et donc aucun avenir à la hauteur de ce que nous sommes»
Vous êtes membre parti des Républicains. Qui soutenez-vous pour la Présidentielle ou qui allez-vous soutenir ?
«Le projet présidentiel que je soutiendrai devra être celui-ci : Unité sociale du pays, diminution des charges pesant sur les français et de la dépense publique, simplification des normes pour soutenir tous ceux qui créent, efficacité des services publics partout, et d'abord la santé et l'éducation. Mais aussi la sécurité publique.
Enfin prise en compte des villes moyennes et des campagnes dans le projet national. Il faut un projet de rupture qui rassemble et projette la France derrière un projet de société, un projet économique et industriel, un projet éducationnel et culturel neuf».
Comment abordez-vous les choses avec désormais votre œil de Maire ?
«Moi j'ai présenté un projet pour la ville, qui me semblait aller en écho avec ce qu'attendaient des habitants. J'attends des candidats à la présidentielle qu'ils en présentent un aussi. Et en l'espèce, ni Jean-Luc Mélenchon ni Marine Le Pen n'ont présenté le moindre projet présidentiel» .
Quelles relations entretenez-vous avec la Région ? Comment ça se passe ? Vous avez rencontré le président Durain ?
«J'ai eu un échange téléphonique avec lui, un échange d'ailleurs très courtois à son initiative. Il a porté sur la situation des gares. Moi je lui ai demandé très clairement si nous aurons un maintien de la présence du personnel en gare. J'ai attiré son attention sur le fait que nous avons une population plus âgée et plus paupérisée qu'ailleurs…
Une présence humaine me semble nécessaire. La gare du Creusot est une gare qui n'est pas sécurisée, c'est-à-dire que les quais ne sont pas à hauteur de train, qu'il y a tous les jours des gens qui traversent de façon dangereuse les voies…
Je demande à ce qu'il y ait évidemment le maintien d'un personnel en gare. Je l'ai aussi alerté sur un autre sujet très important…»
Lequel ?
«Celui des nouveaux horaires… Ceux qu'on m'a communiqué ne permettront pas demain à des professionnels qui viennent de Dijon de le faire dans de bonnes conditions ; et encore plus à des élèves qui viennent au collège en train et qui doivent arriver à l'heure en cours. Cela parce qu’il manque un train, si j'ai bien compris. En tout cas le train du matin, les horaires sont trop tardifs. Le TER doit arriver avant 8 heures et non pas pour les Collégiens. Il faut aussi être très attentif au train qui vient de Dijon, avec des enseignants et des salariés.
Le Président Durain doit revenir vers moi pour m'apporter des solutions. Au Creusot, il y a nécessite d’un renforcement des services publics à proximité de la gare. Moi je crois au train, je le dis.
Le Creusot a besoin du train et de bons dessertes. Regardez la fermeture de ligne Autun-Etang. Cela été un coup terrible pour Autun !»
L’année 2028 sera marquée par des élections régionales et départementales. Vous comptez que Le Creusot pèse sur ses élection ? Vous avez reçu le Président Accary. Vous en avez parlé ?
«On est encore très très loin de ces élections… Mais en tout cas le président du département m'a exprimé son souhait de soutenir les projets creusotins et donc je pense qu'on va pouvoir bien collaborer».
Quels sont les premiers projets sur lesquels vous allez demander du soutien ?
«Ce sera sur les grands investissements du mandat. Par exemple notre projet de cuisine centrale. C'est vraiment le projet sur lequel on est en première phase d'étude, et on a ensuite besoin d'identifier les différents acteurs qui voudront bien y participer. Peut-être que ce sera le département, via ses EHPAD. Car le département a aussi un projet dans ce sens. Ma philosophie, c’est qu’une fois qu’on a tous les éléments on lance sans délai.
C'est pareil pour la salle de spectacle, la salle de concert, sur laquelle on a des premières études qui vont tomber… Idem pour centre de santé sur lequel on est en pleine discussion et pour laquelle d'ailleurs on a eu un échange avec le président du département pour que, au moins temporairement, il soit renforcé. Il s’est engagé à renforcer l'offre de soins au sein du centre départemental du Creusot.
Je dis temporairement parce que le centre départemental de santé a vocation, vous savez, à disparaître une fois que la situation a été réglée».
A quel horizon voyez-vous la cuisine centrale ?
«D'ici deux ans, trois ans. En fin d'année, j'en saurais plus parce qu'il y a des études internes qui ont été faites et là, elles sont vraiment en cours».
Depuis de longs mois vous parlez beaucoup de la Communauté Urbaine. C’est quoi votre sentiment aujourd’hui ?
«Moi je pense d'abord aux habitants de ma commune et aux maires des communes de la CUCM, qui sont tous dans la même impasse aujourd'hui. C'est-à-dire que j'ai encore dû faire intervenir les services de la ville à la place de la CUCM».
Sur quels sujets ?
«On a nettoyé il y a quelques jours la rue des mineurs par exemple. L'institution ne fonctionne pas. Il n'y a pas de projet de mandat aujourd'hui et je sens que la colère remonte chez mes collègues maires.
Moi ce que je souhaite c'est que cette intercommunalité fonctionnent, je l'ai toujours dit, donc je souhaite rassembler.
Le cirque a assez duré. La ville du Creusot est la principale contributrice au budget de la CUCM et elle est méprisée pour des raisons politiques que personne ne peut admettre.
Si je défends un projet pour la communauté urbaine, je saurai défendre les intérêts des Creusotins en usant de tous les moyens nécessaires si cette situation devait perdurer quelques semaines de plus. Nous avons besoin, à la CUCM, d'efficacité et de compétence. Pas des manœuvres de l'exécutif pour affaiblir le Creusot telles qu'on les observe aujourd'hui.
Souhaitez-vous en prendre la Présidence ?
«Je ne suis pas du tout là-dedans. Je suis déjà dans le fait que la situation est bloquée et qu'il faut qu'on se rassemble pour la débloquer. Parce que le président de la CUCM n'a pas réuni de conseil depuis le 25 juin.
Elle n'a pas réuni de conseil depuis le 25 juin, alors que le Code Général des Collectivités Territoriales l'oblige à en réunir un tous les trimestres.
Il n'y a aucune commission, hormis la commission finance qui s'est réunie une fois,
Je répète qu’au Creusot on est à l'aube d'un grand bond en avant économique.
On a moins de deux ans pour être prêts. Prêts pour accueillir des nouveaux salariés, en tout cas pour essayer de les séduire… Prêt pour que les services publics fonctionnent, pour que les voiries soient réparées, pour que nos communes soient propres, pour qu'il y ait une stratégie de développement économique, parce qu'il faut diversifier le tissu économique si on veut accueillir notamment des femmes alors qu'il n'y a que 10% d'emplois industriels féminins. Et puis pour avoir un réseau de transport qui ressemble enfin à quelque chose.
Au rythme où les choses avancent, on ne sera jamais prêt. Moi je veux débloquer la machine par tout moyen.
Je veux aussi sur des sujets que les élus de la majorité communautaire m'ont dit être basiques».
Lesquels ?
«Il faut que les voiries soient faites et que les rues soient propres. Ça m'a amené à rouvrir la rue Condé. J’en profiter pour rappeler que rue de Chanzy est au budget depuis 2022. A ce jour on n'a aucune réponse, il n'y a aucun calendrier de la part de la présidente de la communauté urbaine.
Et depuis le printemps, les Jardins des terrasses restent fermés.
Maintenant, c'est simple…»
C’est-à-dire ?
«Soit il y a suffisamment de maires qui se rassemblent pour construire un projet pour la communauté urbaine.
On alors la présidente veut d'abord sauvegarder les intérêts du parti socialiste.
Donc soit on se rassemble on construit un projet, on met la machine en marche et je suis persuadé qu'en moins de six mois on peut transformer, on peut commencer à transformer le territoire. Et surtout à se préparer aux enjeux demain, soit l'outil un jour ou l'autre explosera. Parce que j'écoute et je vois bien qu'aucune commune ne peut tenir sept ans dans ces conditions.
Et encore une fois je dis ça très calmement, moi je souhaite que ça fonctionne. Et j'ai une conviction… C'est qu'une grande majorité d'habitants de tout le territoire de la communauté partagent les idées que je défends.
On ne peut pas se permettre de laisser passer une fenêtre de cinq ans où il va y avoir un nombre de créations d'emplois quasiment unique en France.
On est dans une région qui a trop d'atouts, qui est au cœur du pays, qui dispose encore de toutes les infrastructures de transport… Et passer à côté de ça parce qu'une intercommunalité est défaille.
Donc maintenant il y a une exigence de résultats et ces résultats on les doit d'abord aux habitants».
On va rentrer dans la saison hivernale avec le changement d'heure qui arrive. L'éclairage l'éclairage public était un vrai sujet l'année dernière. Vous en êtes où ?
«J redis qu'on a trouvé une situation qui était catastrophique à notre arrivée, il y a six mois. Aujourd'hui, sur la question de l'éclairage, comme sur la question de l'énergie, la ville est dans une situation de péril.
Pourquoi ? Parce que les moyens et les choix politiques en matière d'entretien n'ont pas été pris pendant des années. Les moyens ont été diminués. Et en matière énergétique, on est arrivé dans une collectivité où on était incapable de nous donner l'état des consommations.
Sur la question de l’éclairage public, il y en a pour plusieurs millions d'euros de travaux. je pense qu'on va pouvoir lancer des marchés dès la fin de l'année».
Vous avez clairement annoncé vouloir renforcer la Police Municipale. Vous pensez monter à un effectif de combien ?
«Je l'avais dit : 14. Mais je pense qu'on sera au-dessus de ce chiffre. Je pense qu'on sera entre 15 et 20. Alors après, avec une limite, c'est qu'on est quand même exigeant sur les profils.
Donc ça va dépendre des profils qui se présentent à nous. Mais là on est quasiment en recrutement continu».
Où allez-vous installer le nouveau service de la Police Municipale ? Dans l’ancienne crèche ?
«Il n’a pas de décision prise pour le moment, mais on a étudié. C'est une option. Il y en a d'autres comme un bâtiment de type industriel. Pour l’ancienne crèche on a aussi un autre projet possible, mais il est trop tôt pour en parler».
Quels sont vos projet pour le Château de la Verrerie, une fois que les bureaux de la Communauté Urbaine seront libérés ?
«Alors déjà, c'est la grande incertitude puisque je viens de recevoir un nouveau courrier de la présidente de la CUCM. Je rappelle que sur le château de la Verrerie j'ai découvert qu'aucun loyer n'avait jamais été réglé. Et la présidente de la CUCM nous indique finalement qu'il voudrait rester jusqu'en février, et non plus jusqu'en juin.
Concernant l’Ecomusée, la réponse de la présidente de la CUCM, c'est de nous demander la gratuité pour l'écomusée et de s'engager à investir 600 000 euros sur le mandat. Ce qui ne correspond pas du tout à nos attentes. Je ne demande pas qu'on investisse de l'argent sur ce musée. Je souhaite que ce lieu soit notamment le musée des habitants de la région et un vrai lieu touristique. Et on ne nous a toujours pas présenté la moindre esquisse de projet.
Cela dit, tant que la CUCM occupe les lieux, on est limité dans l'étude «bâtimentaire». Mais il y a une somme de travaux extrêmement importante à réaliser sur le bâtiment.
Et en parallèle de ça, on n'a pas lancé d'appel à projet formel encore, mais on a reçu un nombre très important et très intéressant de propositions sur la façon dont ce lieu pourrait être exploité comme lieu culturel, comme lieu de rencontres et de loisirs aussi. Mon souhait c'est que ce site soit vraiment un site ouvert et un lieu vivant. Mais aussi qu'on retrouve un grand et beau projet d'hôtelier à la Petite Verrerie. Un projet d'hôtelier haut de gamme. L'actuel propriétaire n'a respecté aucune règle. Et la ville est prête à racheter. On revendra ensuite, évidemment. En tout cas, il faut qu'on agisse sur ce dossier. Parce que c'est aussi un joyau de la ville qui est à l'abandon».
Envisagez-vous de racheter l’Eden, rue Maréchal Foch ?
« On va voir, j'en ai parlé avec des commerçants de la rue Foch. Le prix de vente n'est clairement pas un blocage pour la ville. On a peut-être effectivement une idée ou deux sur l'Eden, il faut qu'on fasse une étude du bâtiment».
Creusot-infos a été beaucoup interrogé sur les Samedi de Bouger. Vous maintenez ?
« Alors les Samedi de bouger, il seront toujours là l'année prochaine sous un nouveau format qui nécessite encore quelques petits ajustements par le service des sports. Ils vont bouger un peu. Sous un format plus dynamique, beaucoup moins statique qui me semble être très intéressant.
Ce sont des propositions que l’on a eues, avec une volonté des services de faire évoluer ces rendez-vous.
J'ai demandé à ce qu'il y ait quelques modifications qui soient faites, mais je suis très attentif à ce que les choix de lieux soient pertinents et le format le plus dynamique possible avec l'objectif que l'on puisse, sur les Samedi de bouger, amener un moment de joie, de fête autour du sport et de façon, comment dire, en touchant peut-être un peu plus de générations de jeunes qu'aujourd'hui».
Et les Festiv’halles ?
«J’ai demandé un bilan précis que j’attends. Mais il y aura toujours des événements les vendredis, le format va peut-être évoluer aussi. On a écouté, on a essayé d'écouter à la fois des participants, des clients et puis des commerçants.
En fait, on a essayé de faire perdurer ce qui fonctionne, puis de modifier ce qui montre ses limites. Il y a aussi une demande qui nous a été exprimée par de nombreux participants, De faire évoluer le concept, ce qui est naturel, au bout de 3 ou 4 ans. Donc il y aura des évolutions»
Vous aviez anticipé cette année l’ouverture du bassin extérieur du centre nautique. Que souhaitez-vous à l’avenir ?
«On aura d'abord des procédures et notamment des procédures tarifaires qui s'adapteront aux alertes canicule orange, rouge etc.
La fréquentation a été effectivement nettement meilleure cette année que l'année précédente. C'est certainement dû à la chaleur et aussi à la politique tarifaire, avec des tarifs réduits, incitatifs
Maintenant j'ai demandé au service deux choses. Il faut qu'on anticipe l'ouverture en horaire d'été, pour l'année prochaine, donc on l'ouvre plus tôt. Et deuxièmement, j'ai demandé notamment à travailler sur une ouverture le dimanche matin.
Ça va évoluer et par ailleurs j'ai demandé des interventions urgentes sur la VMC qui est en panne.
Je vais faire un bilan, on va déjà commencer à cet automne et cet hiver, pour qu'on adapte au mieux l'équipement, qu'on répare au mieux ce qui ne fonctionnerait pas».
L’école Jacques Prévert et de la Charmille vont-elles être regroupées sur le même site ?
«La DASEN, la directrice académique, demande que l’on ferme les deux ! Même s’il y a des construction à côté, il y a des chiffres très bas pour l’année prochaine…
La menace que fait peser l'Education nationale sur nous, c'est très simple. C'est de dire qu’il faut fermer des écoles, comme ils l’ont fait à Autun. Ou alors vous aurez des maternelles à une classe et on ne vous donnera plus de moyens ! C’est donc un peu compliqué et nous sommes en discussions. Aujourd'hui, la réalité démographique, c'est que le nombre d'élèves en école maternelle et primaire est trop bas au Creusot.
Et l'éducation nationale, on l'a vu cette année, presse pour des fermetures de classes et même pour des fermetures d'écoles».
Que comptez-vous faire ?
«J’ai demandé à la DASEN que l’on travaille ensemble sur un plan à 5 ans où la ville prendrait des engagements, l'Education nationale aussi. On prendrait notamment des engagements à développer les services autour du temps scolaire et du temps périscolaire avec un projet notamment un projet autour de la culture scientifique et technique. Projet pour les élèves et l'Education nationale . Pour le moment il n'y a pas de fermeture de Jacques Prévert et de la Charmille, pour tout dépendra de nos échanges. En clair, il est possible qu'on ferme, mais ce n'est pas sûr qu'on ferme. Il faut prendre en compte les nouveaux logements. L’Education Nationale a aussi des interrogations sur Rochette et/ou Charles de Gaulle. Il y a une pression !
Vous avez annoncé plus de caméras de vidéo surveillances. Où en êtes vous ?
«Evidemment on inscrira au budget 2027 les premières caméras et notre objectif c'est de couvrir la ville en caméras. Combien il y en aura ? Je ne peux pas vous dire.
Les priorités c'est où ? Devant le commercial L’Arche notamment. On va commencer par les grands carrefours, les grands axes. Ert voyez on a eu récemment des cambriolages dans tous les club house. Si on avait eu des caméras publiques, ça nous aurait permis d'être beaucoup plus efficaces dans le travail d'enquête. Donc évidemment on va mettre en place des caméras.
Aujourd’hui, c'est simple, il y a 36 caméras en ville. Il y en a 19 caméras en panne, et cinq caméras mal positionnées ou floues qui filment le sol. Je fais évidemment le choix de ne pas investir à fond perdu, donc on ne va pas réparer ce réseau qui est complètement obsolète.
Au contraire, on va développer un réseau avec des caméras placées au bon endroit et qui permettront, je le dis aussi, la vidéoverbalisation. Pour lutter aussi contre vitesse, les feux rouges… Ls déchets sauvages aussi. J’ajoute qu’on va aussi s’attaquer aux voitures tampon».
Recueilli par
Alain BOLLERY