
Le jour en première mi-temps et la nuit en deuxième

Le scénario du match aller a bien failli se répéter ce dimanche au stade Saint-Amédée. Mener de deux buts après les 45 premières minutes, c’était bien le minimum avant de se faire remonter par des Sanvignards dont les oreilles ont du siffler à la mi-temps. Après avoir logiquement égalisé, on a longtemps cru que le 3ème but n’était pas loin. Les joueurs de Julien Serpry ont longtemps plié sans jamais céder à la panique. Et dans les buts, Théo Bérard s’est imposé sur toutes les situations chaudes. Sur une de leurs rares incursions, ce sont au contraire les Jocistes qui inscriront le troisième but sur un coup-franc de l’inévitable Romain Parizon qui trompe Legris d’un maître tir.
La première période a vu une domination territoriale des visiteurs qui s’est concrétisée par des buts de Ryad Brigeme et Seydou Kone. 3 occasions nettes auparavant pour les Bleus ponctuées de tirs non cadrés de Rat et de Romain Parizon et d’un tir en pivot de Geoffrey Rond au-dessus de la barre. Le premier but est l’œuvre de Ryad Brigeme, au départ et à l’arrivée de l’action après un centre en retrait millimétré de Seydou Kone. Seydou Kone s’infiltre une fois de plus dans la surface et provoque la faute d’un défenseur. Penalty on ne peut plus généreux accordé par monsieur Simon sur lequel nous reviendrons. Seydou Kone ne se pose pas de questions et trompe Legris pour le deuxième but.
Et cette deuxième période ? Les Sanvignards remontés vont alors montrer qu’ils ne sont pas leaders pour rien. Les Bleus n’arrivent plus à sortir proprement le ballon qui navigue dangereusement dans la surface. Sur une balle mal négociée, Bari au deuxième poteau trompe sans problème Théo Bérard. Les locaux vont à leur tour bénéficier d’un penalty accordé par monsieur Simon. Nicolas Martin se charge de le tirer, Théo Bérard plonge du bon côté et repousse le ballon. Nicolas Martin est le plus prompt pour le pousser au fond. 2 buts partout, on s’achemine vers le score du match aller, jusqu’à ce que Romain Parizon fasse mentir le nombreux public du stade Saint-Amédée.
A Sanvignes, stade Saint-Amédée : JO Creusot bat Sanvignes 3-2 (2-0)
Arbitres : Mr. Simon assisté de Mrs. Ferreira et Jullin
CS Sanvignes : Legris, Malot, Bonnin, Da Pont (cap.), Emorine, Berland, Lemousy, Dieudonné, Bari, Martin, Rito, Teixeira, Jarju entraîneur : Lionel Martin
JO Creusot : Bérard, Grenot, Ciufici, Chhim, Sadiki, Rat, Kone, Semane (cap.), Rond, Brigeme, Parizon, Mendil, Sahin, Oueslani entraîneur : Julien Serpry
Julien Serpry, entraîneur JO Creusot : « Malgré une première mi-temps de qualité, nous aurions pu faire mieux. Nous gagnons ou perdons toujours sur des scores serrés. Nous ne pensons pas à faire le break. Deux buts d’avance, c’était le minimum. Et en deuxième mi-temps, nous nous faisons balader pendant 20 bonnes minutes avant d’approcher leur but. Est-ce un problème physique ? On se fait rattraper et on a la chance de marquer un 3ème but sur coup-franc. Sanvignes méritait autant la victoire que nous.. »
Lionel Martin, entraîneur Sanvignes : « Comment voulez-vous gagner quand on est absent pendant les 45 premières minutes. En plus, nous leur donnons les trois buts. Il va falloir montrer autre chose à Mellecey, car on a fait un petit match. »
Et monsieur Simon, dans tout ça ?
Depuis 13 ans que je couvre les matchs de football, c’est bien la première fois qu’on me demande de passer derrière la main courante. Soit ! Comment faites-vous pour en rendre compte quand il y a des dizaines de spectateurs autour de celle-ci ? On se faufile, on s’excuse, bref, on se débrouille. Et comment se fait-il que parfois (c’est nettement mieux), la plupart des arbitres autorise la libre circulation des journalistes autour du terrain en Régionale 3. J’invite monsieur Simon à assister à une rencontre de rugby. Il verra qu’il y a des journalistes libres de se déplacer à leur guise.
Continuez comme ça, Monsieur Simon ! Un jour, il n’y aura plus de journalistes du tout autour des terrains de foot. Et vous vouliez faire preuve de pédagogie, vous en êtes loin. C’est un ex pédagogue qui vous le dit. Les spectateurs eux aussi vous l’ont aussi fait savoir à la fin de la rencontre.
Joël Servy






























