Recherche
Pour votre publicité sur
Creusot-infos, un seul numéro
06 62 80 46 68
POUR JOINDRE CREUSOT-INFOS
alain.bollery@orange.fr (à privilégier)
SMS et MMS au 06 98 82 18 88
> Vie locale > LE CREUSOT
31/08/2020 03:17
11107 lectures

David Marti : «On viendra à bout de la délinquance à la Molette»

Le Maire du Creusot et Président de la Communauté Urbaine, dans une longue interview de rentrée, évoque une multitude de sujets… Les succès de l’été, l’actualité des semaines à venir, avec une première à l’Alto… David Marti évoque aussi les incivilités et la délinquance à la Molette, de nouvelles caméras de surveillance... Mais encore la liaison jusqu’à la rue Foch, la Place Schneider, l’Hôtel-Dieu…
Il est aussi question du cinéma, des assises de l’économie, des priorités communautaires, de Bernard Cazeneuve et même de François Mitterrand.
Quel bilan tirez-vous de l’édition 2020 des Beaux Bagages ?
DAVID MARTI : «Nous avons eu la confirmation que nous avons eu raison de maintenir notre festival d’été. Car malgré la crise sanitaire et le contexte, les Beaux Bagages ont bien fonctionné, avec une fréquentation de largement plus de 5000 personnes. Après une première semaine timide, car les gens attendaient de voir, le public a été au rendez-vous jusqu’au bout. Notre décision de doubler les spectacles avec deux représentations a été une bonne réponse».

Et pour le complexe aquatique ?
«On a aussi eu raison de l’ouvrir même si la fréquentation a été compliquée. On arrive à un bilan de 4000 visiteurs qui ont pu profiter de l’équipement pour se rafraichir et c’était appréciable quand il a fait très chaud».

Comment va-t-il fonctionner après la fermeture pour la vidange ?
«Bien évidemment la piscine va rouvrir, sauf évidemment décision contraire du Gouvernement. On s’adaptera aux conditions édictées et aux recommandations».

Et pour le conservatoire ?
«On a décidé de tout rouvrir et bien évidemment le conservatoire. Ce sera donc vrai pour l’école de musique, l’école de danse, l’école d’arts plastiques… Simplement, contrairement aux autres années, il n’y aura pas un mois pour essayer».

Vous avez aussi lancé les vacances apprenantes…
«C’est un dispositif auquel la ville a souhaité participer. Le Gouvernement avait souhaité que des villes souscrivent, on s’en est saisi. Attention ce n’était pas une école, mais une autre forme éducative qui a concerné environ 40 enfants. Il y a aussi eu les chantiers jeunes, et un joli succès pour Creusot Vacances Jeunes, malgré un nombre limité de stages. Enfin, il faut aussi souligner le succès constant du Parc des Combes avec ses attractions. L’été aura donc finalement été agréable par un grand nombre».

Mais il a aussi été terni avec beaucoup de problèmes du côté de la Molette…
«Oui c’est vrai on a aussi connu, sur un autre plan, un été assez difficile en raison d’incivilités et d’actes de délinquance. En 2019 c’était le Tennis. Là la ville s’est retrouvée aux prises avec une autre délinquance. La Police, la Justice et la ville du Creusot ont la volonté d’y faire face. La ville du Creusot investit beaucoup en matière de sécurité. C’est quand même de 600 à 700.000 euros».

Comptez-vous installer des caméras à la Molette ou dans la zone piétonne dans le quartier Saint-Laurent, comme vous l’avez fait au Tennis ?
«J’ai toujours dit que là où la Police et la Justice nous demanderont d’installer des caméras on le fera. Donc si on nous le demande, la ville du Creusot le fera. Nous travaillons de concert avec le Procureur de la République et avec la directrice départementale de la sécurité publique. Dans le quartier Saint-Laurent, aussi on le fera si on nous le demande.
Mais je dis aussi qu’il ne faut pas être et tomber dans le systématique.
Pour revenir au quartier de la Molette, on ne lâche rien et on ne lâchera rien. J’ai d’ailleurs demandé au Procureur de la République un GLPD, à savoir un groupe local de traitement de la délinquance, pour le quartier de la Molette. Car je souhaite une intervention massive, pour éradiquer les actes de délinquance».

Au sujet du quartier de la Molette, vous avez été attaqué.... Que répondez-vous ?
«Contrairement à ce qui a pu être affirmé dans certains médias, la ville a été très réactive. Car elle n’avait pas été saisie directement. Sylvestre Coniau et Sébastien Gane se sont mobilisés immédiatement, avant même le dépôt de plainte. Alors contrairement à ce que certains veulent bien dire, on ne baisse pas les bras.
Monsieur Landre s’est fendu d’un communiqué laissant entendre qu’il garantirait la sécurité du propriétaire de la sandwicherie. C’est surprenant, car il n’est pas en responsabilité.
J’ai été surpris par la méthode ! Je rappelle que j’ai questionné Monsieur Landre sur les questions de sécurité, en lui demandant ses propositions».

Et alors ?
«Doubler l’effectif de la Police Municipale ? C’est de 700 à 800.000 euros. La question c’est comment on finance . En effectuant moins d’investissements ? Monsieur Landre nous a adressé des reproches sur l’esplanade Simone Veil. C’est une rengaine entendue. Pourtant Monsieur Landre devait savoir que l’on ne traite pas pareillement le fonctionnement et l’investissement. Ce ne sont pas les mêmes budgets. En fait, on voit bien que Monsieur Landre est dans le populisme et la démagogie. L’honneur d’un élu, quand survient une crise, c’est de se mettre à la disposition de ceux qui travaillent au quotidien et qui sont sur le terrain. Mais il préfère critique la façon dont on distribue des masques…»

Concernant la Police nationale, avez-vous des informations ?
«J’ai refait une lettre au Ministre de l’Intérieur, car l’effectif du commissariat de Police est en baisse, alors que Monsieur Nunez avait promis de le maintenir. Mais je le redis, on viendra à bout de la délinquance à la Molette».

Vous vous êtes entretenu récemment avec Mickaël Munier, le directeur général de SOS Santé, au sujet de l’Hôtel-Dieu…
«Oui et il m’a confirmé que l’Hôtel-Dieu du Creusot continue de développer des projets. Il a une stratégie de renforcement de ce qui existe et de développement de nouveaux pôles. Les nouvelles arrivées c’est très clairement parce que l’établissement dispose d’un robot chirurgical. Les chirurgiens sont attirés par le robot et un bloc moderne. En ce sens, je veux saluer le travail du Docteur Combier qui a mis en route le projet.
Parmi les projets que Monsieur Munier m’a annoncé, il y en a un sur la chirurgie vasculaire et c’est directement lié aux Urgences.
Il faut aussi souligner le succès du centre pour les troubles du sommeil. On est là sur l’excellence.
L’Hôtel-Dieu travaille également à l’informatisation des dossiers des patients,  et au développement d’un pôle de télémédecine. L’Hôpital poursuit sa stratégie de redressement, avec une perspective positive à fin 2021».

Comment va se dérouler la rentrée au Creusot ?
«Un certain nombre de rendez-vous connus sont prévus et maintenus. Parmi les nouveautés, la Dictée pour tous, le 3 octobre. Le Forum des associations aura lieu le 19 septembre au Stade Jean Garnier, avec un «Samedi de Bouger spécial JO». La course de tracles aura lieu le 11 octobre. Il y aura aussi Octobre rose. La rentrée ce sont aussi des travaux…»

Lesquels ?
«Les vestiaires du Parc des Sports, je l’espère, seront livrés d’ici la fin de l’année. L’inauguration de la piste d’athlétisme aura lieu en octobre. Des travaux vont aussi avoir lieu à Saint-Henri, mais aussi au conservatoire de danse, pour l’espace accueil et les vestiaires. Je peux encore parler de travaux d’accessibilité à la salle des acacias, à l’ESCALE, avec aussi une terrasse extérieure. Sont aussi prévus des travaux sur les toitures des églises Saint-Laurent, Saint-Henri et Saint-Charles, l’installation du nouvel orgue de l’église Saint-Laurent».

Avez-vous des informations sur le multiplexe cinématographique ?
«Oui. J’ai eu la directrice du développement du groupe Pathé qui m’a confirmé que le projet se fait. Un nouveau permis de conduire doit être déposé à la demande des bâtiments de France. J’ai aussi eu Madame Burtin pour la Brasserie. Le calendrier sera calé avec le cinéma».

En matière d’urbanisme, quels sont vos objectifs ?
«Nous voulons arriver à une liaison entre l’esplanade Simone Veil et les entrées de la rue Foch et de l’avenue de Verdun. Le projet va être élaboré avec des moments de concertation. Je rappelle que Le Creusot a été précurseur dans la démocratie participative. Concernant la Place Schneider, je redis les choses : Il y aura un réaménagement de la place, en conservant du stationnement, et en rendant cet espace utile et pratique, mais aussi plus beau. Pour des manifestations dans un lieu de rencontre».

Quelle est l’actualité communautaire en cette rentrée ?
«La montée en débit internet concerne déjà 3500 foyers et va se poursuivre. Le Mecateam a pris son envol. Les travaux du site technopolitain vont débuter à l’automne. Mais aussi des aménagements à Coriolis, la fin des travaux de l’espace Simone Veil, du pont de Montceau, mais aussi le traitement des ilots dégradés. Avec un gros travail sur les politiques de proximité».

Quelles seront les priorités du mandat à la Communauté Urbaine ?
«On devra mener de très gros investissements sur l’eau et l’assainissement. Concernant la politique des déchets, on devra être complémentaires avec les autres territoires. En ce sens, nous avons déjà travaillé avec le Grand Chalon et on va le faire avec le SMEVOM. Le défi c’est soit on agit, soit ça deviendra insupportable financièrement».

La date des assises de l’économie est-elle fixée ?
«Oui ce sera le 3 novembre à l’ALTO et à L’arc. Nous avons collecté les contributions.  Nous en avons reçu plus de 350. Il s’agira de parler de l’avenir économique du territoire, sur toutes les formes d’économie, y compris l’ESS. Je rappelle aussi que la Communauté a mobilisé 1,8 millions d’euros pour le plan de relance, pour les petites entreprises de moins de dix salariés».

Vous rendrez vous à Frangy en Bresse où Bernard Cazeneuve est attendu le 13 septembre ?
«J’apprécie Bernard Cazeneuve. Il fait partie des hommes d’exception, de ces hommes d’Etat. Au sein du PS, pour moi, c’est celui qui incarne l’avenir. Je suis donc ravi qu’il vienne à Frangy. Mais je trouve qu’il y a un décalage entre Cazeneuve et Frangy. Car je n’ai jamais considéré que c’était la fête du PS, mais la fête de certains socialistes. J’aurai préféré qu’il vienne sur un autre territoire».

Vous avez un projet pour 2021 au Creusot. Lequel ?
«Oui, je souhaite qu’en Mai 2021, au Creusot, on organise un événement sur les 40 ans de l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République. On travaille à un événement très large, dont les contours seront annoncés d’ici quelques mois».

Recueilli par Alain BOLLERY