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> Vie locale > LE CREUSOT
11/02/2020 18:17
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André Accary : «On a divisé par quatre le délai de traitement des dossiers de handicap»

Comme la Saône-et-Loire est une bonne élève, le Président du Conseil départemental été invité à l’Elysée, ce mardi, pour la grande conférence sur le handicap. Il détaille pour creusot-infos les bons chiffres de la Saône-et-Loire.
«Avec Dominique Bussereau, on était six présidents de départements invités ce mardi matin à l'Elysée !» Une sélection soigneuse pour mettre en relief les conseils départementaux classés «bon élève» pour ce qui concerne la prise en compte du handicap.
Au total, tous les acteurs du handicap étaient invités ce mardi matin, soit 400 personnes. La Saône-et-Loire est donc saluée pour son action. Et elle n’est pas neutre. «On a donné une vraie impulsion et j’ai voulu une mobilisation générale sur ce sujet. Il faut améliorer la situation des handicapés, corriger les imperfections».
Et le bilan est là, sourit le Président Accary en comparant les chiffres d'aujourd'hui avec ceux de la précédente majorité : «En 2015, on était à douze mois pour le traitement d’un dossier. Nous avons divisé par quatre ce délai pour le ramener à trois mois».
Trois mois c’est justement ce que le Président de la République, Emmanuel Macron, a demandé aux acteurs du handicap qu’il avait rassemblés. «Oui il est demandé trois mois à chaque département, alors que certains sont encore à dix mois», relève le président du conseil départemental 71.
André Accary souhaite que sa collectivité soit volontariste en permanence : «Depuis 2016 la Saône-et-Loire ne paye plus d’amende pour ne pas employer suffisamment de personnes en situation de handicap. Nous sommes aujourd’hui à un taux de près de 11% d’employés de personnes en situation de handicap, alors qu’il est demandé  6% aux entreprises et collectivités de plus de 20 salariés. On le fait même pour l’apprentissage. Chaque fois que nous sommes sur un recrutement, on se pose la question. Y compris pour l’apprentissage. C’est une volonté politique que nous portons. Parce que la vie est compliquée pour les handicapés, je ne lâcherai rien là-dessus. Respecter la loi c’est un minimum. Faire plus c’est une volonté politique et nous l’avons. C’est aussi une question de justice».

Alain BOLLERY