
C'est Chantal Cordelier qui s'est chargée lundi soir de présenter le budget 2026. Elle a annoncé également le maintien des taux des impositions directes locales.
«Avant de vous dire quelques mots d’introduction sur le budget 2026, je voudrais remercier chaleureusement les services qui ont travaillé, sous la responsabilité de M. Vibert (DGS), pour l’élaboration de ce budget, et les élus qui m’ont accompagnée dans cette construction plus particulièrement Robert Arnoldo pour la partie investissement…» a lancé Chantal Cordelier en ouvrant la séance du conseil municipal de ce dernier lundi.
Mme le maire du Breuil devait poursuivre en rappelant que la construction et le vote du budget est un moment particulièrement important dans la vie d’une commune : «Le budget est le document fondateur du cycle budgétaire annuel d’une commune. Il prévoit les dépenses et les recettes de la commune ; mais ce n’est toutefois pas qu’une simple énumération de chiffres, c’est un acte politique fort qui définit la trajectoire financière, traduit les grandes orientations, planifie les dépenses et fixe les priorités pour le développement de la commune, avec, en ce qui nous concerne, la préoccupation permanente d’agir en faveur de l’intérêt général et du service public…».
L’élue a donné quelques lignes directrices sur le budget 2026 qui selon elle, doit concilier le souci de soutenabilité financière et l’exigence de répondre aux besoins de la population. «Un budget se construit ainsi avec l’impératif d’une gestion efficace, mais aussi avec la nécessité d’anticiper l’avenir. Une gestion efficace et rigoureuse qui permet de rationnaliser au mieux les dépenses, tout en ne négligeant aucun secteur. Nous restons très engagés en faveur de la jeunesse, du monde associatif, des aînés, des personnes en difficultés, notamment via le CCAS, mais également auprès de tous les Brogéliens…».
Anticiper l'avenir
Pour Chantal Cordelier, c’est clair, il y a aujourd’hui la nécessité d’anticiper l’avenir : «On ne peut pas se contenter de traiter les dossiers au fil de l’eau. Il faut se projeter et avoir une vision pluriannuelle notamment en termes d’investissement, pour une commune toujours plus dynamique, attractive et où il fait bon vivre. Mais pas seulement en termes d’investissements, il s’agit également de préparer l’avenir pour faire face aux évolutions de notre société, aux normes que l’on nous impose années après années, et aussi au désengagement de plus en plus important de l’Etat…».
Le budget 2026 proposé lundi soir, s’inscrit bien évidemment dans la droite ligne du Débat d’Orientation Budgétaire présenté le 30 mars dernier, avec l’application des principes énoncés à cette occasion, à savoir : Pas d’augmentation des taux de fiscalité locale ; Pas de recours à l’emprunt pour dégager des marges de manœuvre ; Un soutien constant aux associations, avec le maintien des subventions qui viennent en complément des mises à dispositions gratuites des équipements et du matériel ; La poursuite des actions dans le secteur social, via notamment la subvention au CCAS.
En investissement, le montant prévisionnel des travaux s’élève à 1 211 299 €, ce qui représente une somme conséquente qui, au-delà de l’aménagement de la commune, a un impact important sur l’activité économique et le travail, via les entreprises qui réalisent les travaux.
Un budget de 8 720 983€ pour 2026
Le budget 2026 s’élève donc à 8 720 983,78 €, avec 5 223 513 € au titre du fonctionnement et 3 497 470 € au titre de l’investissement. Sur les dépenses de fonctionnement (5 223 513,25 €), on notera l’évolution des charges à caractère général en raison de l’augmentation des fluides, de l’eau, de l’électricité, du gaz, et du carburant qui se répercute sur le coût des transports, avec la prise en compte du transport des enfants de maternelle à la Salle du Morambeau pour la restauration scolaire. Citée également l’augmentation des charges de personnel en raison d’une augmentation de 3% des charges patronales, de la révision du régime indemnitaire, du Glissement Vieillesse Technicité (GVT), des animateurs nécessaires à l’encadrement des enfants pour l’accompagnement au restaurant scolaire et l’ntégration d’un emploi précaire. Les Intérêts de la dette sont en baisse en raison du non-recours à l’emprunt. Signalées aussi la diminution de certaines charges de gestion en diminution avec par exemple une baisse des indemnités des élus, en raison d’un adjoint en moins. A souligner également que le secteur Enfance/Jeunesse/Ecole représente près de 60 % du budget, hors services fonctionnels.
Recettes de Fonctionnement : 5 223 513,25 €
Chantal Cordelier l’a bien expliqué, les recettes de fonctionnement varient d’une année à l’autre et prennent en compte les bases de fiscalité locale et des compensations d’exonérations notifiées par les Service Fiscaux, les dotations de la CUCM (stables d’une année à l’autres), les dotations de l’Etat, (en nette baisse au niveau de la DGF ( - 48%) en raison du gel de l’enveloppe globale et les produits des services. « Les prévisions ont été établies de façon prudente, sur la base du réellement encaissé de l’année précédente…» a précisé Mme le maire.
Les dépenses d’investissement s’élèvent à 3 497 470,53 € et le montant prévisionnel des travaux s’élève à 1 211 299 €.
On retiendra ici le projet sur les écoles avec des études et provision pour un montant de 215 000€ ainsi que les aménagements sur le cimetière pour 202 473€. Une somme de 70 000€ est prévue pour de la vidéo-protection et des aménagements de sécurité. Au Centre François Mitterrand, l’aménagement de la cour (102 462€) est validé et sera réalisé. La toiture et des volets roulants sont prévus pour un total de 61 061€, toujours au Centre François Mitterrand.
Les recettes d’investissement s’élèvent à 3 497 470,53 €.
«Les amortissements sont d’un montant élevé en raison de la décision d’amortir le terrain d’assiette de la Résidence Séniors en une seule fois et d’en neutraliser l’impact budgétaire. A noter que les travaux d’investissement sont autofinancés, c’est-à-dire sans avoir recours à l’emprunt, ce qui permet de dégager des marges pour les investissements dans les années à venir…». Dans sa conclusion, Chantal Cordelier a parlé ensuite d’un budget 2026 efficace et réaliste qui prépare l’avenir. Ce budget a été adopté à l’unanimité.
Sur le sujet du projet des écoles à 215 000€, Géraldine Plantard (élue d’opposition) a néanmoins interrogé Mme le maire sur le coût du projet et sur la courbe démographique : « Des foyers vont-ils s’installer ? Sait-on où l’on va, avant de faire cette dépense?». Chantal Cordelier a rappelé que deux options sont prévues pour ce projet : la réhabilitation de l’existant ou la construction : « Nous allons rentrer dans une phase de concertation avec les enseignants et les parents d’élèves. C’est un sujet très technique. Une première réunion aura lieu pour exposer les deux projets. À l’automne on fera une réunion publique pour donner les informations, puis on prendra la décision sur tel ou tel scénario…». Sur la problématique de terrains constructibles : «En cas de construction d’un groupe scolaire neuf, nous pensons transformer les bâtiments existants en logements…».
Maintien des taux des impôts directs locaux
Le Conseil Municipal est tenu de voter les taux des impositions directes locales avant le 30 avril de cette année.
Ces taux concernent notamment la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB), et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Aussi, conformément au débat d’orientation budgétaire qui s’est tenu le 30 mars 2026 il est proposé pour l'exercice 2026, de reconduire les taux d'imposition des taxes directes locales votés en 2025, sans augmentation. Cette décision s'inscrit dans une volonté de maintenir une stabilité fiscale pour les administrés et de préserver leur pouvoir d'achat, tout en garantissant les ressources nécessaires au fonctionnement de la commune, dans un contexte socioéconomique fragile.
En conséquence, Chantal Cordelier a proposé de reconduire les taux comme suit : taxe d’habitation sur les résidences secondaires, les locaux meublés non affectés à l’habitation principale : 17,99 %. Taxe foncière sur les propriétés bâties : 50,29 % et taxe foncière sur les propriétés non bâties : 57,57 %.
J-C.P